Antifongiques imidazoléet triazolé per os versus par voie intra-vaginal dans le traitement de la candidose vulvo-vaginale non compliquée (muguet))

Des antifongiques sont disponibles pour le traitement oral et intravaginal de la candidose vulvo-vaginale sans complications (muguet). L'objectif principal de cette revue était d'évaluer l'efficacité relative des antifongiques oraux versus intravaginaux pour le traitement de la candidose vulvo-vaginale sans complications. Les objectifs secondaires de la revue étaient d'évaluer la rentabilité, la sécurité et la préférence du patient pour les antifongiques oraux versus intravaginaux. Aucune différence statistiquement significative de taux de guérison n'a été observée entre les antifongiques administrés par voie orale ou intravaginale, dans le traitement de la candidose vulvo-vaginale non compliquée. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée concernant la tolérance relative des antifongiques oraux et intravaginaux pour la candidose vulvo-vaginale sans complications. La décision de prescrire ou de recommander l'achat d'un antifongique oral ou intravaginal doit se fonder sur des paramètres de : tolérance, coût et préférence pour le traitement. A moins qu’il n’existe des antécédents de réaction indésirable pour une voie d'administration ou des contre-indications, les femmes qui achètent leur propre traitement doivent recevoir toutes les informations nécessaires sur les caractéristiques et les coûts du traitement afin de prendre leur propre décision. Si les services de santé remboursent le coût du traitement, les décideurs doivent évaluer si le coût plus élevé de certains antifongiques oraux compense le gain en praticité, si le patient préfère cette option.

Conclusions des auteurs: 

Aucune différence de taux de guérison statistiquement significative n'a été observée entre les antifongiques administrés par voie orale ou intravaginale, dans le traitement de la candidose vulvo-vaginale non compliquée. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée concernant la tolérance relative des antifongiques oraux et intravaginaux pour la candidose vulvo-vaginalenon compliquée.

La décision de prescrire ou de recommander l'achat d'un antifongique oral ou intravaginal doit se fonder sur des paramètres de : sécurité, coût et préférence pour le traitement. À moins qu’il n’existe des antécédents de réaction indésirable pour une voie d'administration ou des contre-indications, les femmes qui achètent leur propre traitement doivent recevoir toutes les informations nécessaires sur les caractéristiques et les coûts du traitement afin de prendre leur propre décision. Si les services de santé remboursent le coût du traitement, les décideurs doivent évaluer si le coût plus élevé de certains antifongiques oraux compense le gain en praticité, si le patient préfère cette option.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Des antifongiques oraux et intravaginaux sont disponibles pour le traitement de la candidose vulvo-vaginale non compliquée (muguet).

Objectifs: 

L'objectif principal de cette revue était d'évaluer l'efficacité relative des antifongiques oraux versus intravaginaux dans le traitement de la candidose vulvo-vaginale non compliquée.
Les objectifs secondaires de la revue étaient d'évaluer le rapport cout/efficacité, la tolérance et la préférence du patient pour les antifongiques oraux versus intravaginaux.

La stratégie de recherche documentaire: 

Pour la revue initiale, les sources suivantes ont été consultées : la librairie Cochrane (Numéro 4, 1999), MEDLINE (de janvier 1985 à mai 2000), EMBASE (de janvier 1980 à janvier 2000) et le registre spécialisé d'essais contrôlés du groupe Cochrane sur les maladies sexuellement transmissibles (MST). Nous avons pris contact avec les fabricants d'antifongiques disponibles au Royaume-Uni. Pour la mise à jour, nous avons consulté CENTRAL (de janvier 2000 à août 2006), PUBMED (de janvier 2000 à août 2006), EMBASE (de janvier 2000 à août 2006) et le registre spécialisé d'essais contrôlés du groupe Cochrane sur les MST, en août 2006. Les listes de références de tous les articles identifiés ont été examinées manuellement.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés publiés dans n'importe quelle langue.
Les essais devaient comparer au moins un antifongique oral et un antifongique intravaginal.
Femmes (âgées de 16 ans ou plus) atteintes de candidose vulvo-vaginale sans complications.
Le diagnostic de candidose vulvo-vaginale non compliquée devait être fait mycologiquement (c.-à-d., culture positive et/ou levure à l’examen direct
Les essais impliquant exclusivement des femmes séropositives pour le VIH, immunodéprimées, enceintes, allaitant ou diabétiques ont été exclus.
Le critère de jugement principal était la guérison clinique.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont examiné les titres et les résumés des résultats des recherches électroniques et l'intégralité du texte des articles potentiellement intéressants. L’extraction des données a été réalisée par deux auteurs de manière indépendante. Les divergences concernant l'inclusion des essais ou l’extraction des données ont été résolues par discussion entre les auteurs. Les rapports des cotes ont été combinés au moyen de modèles à effets fixes (sauf pour deux analyses où des modèles à effets aléatoires ont été utilisés en raison de la forte hétérogénéité).

Résultats principaux: 

Deux nouveaux essais rapportant trois comparaisons ont été identifiés dans la mise à jour. La revue incluait dix-neuf essais rapportant 22 comparaisons d'antifongiques oraux versus intravaginaux. Aucune différence statistique significative n'a été observée entre le traitement antifongique oral et intravaginal pour la guérison clinique, lors du suivi à court terme (RC 0,94, IC de 95% entre 0,75 et 1,17) et à long terme (RC 1,07, IC de 95% entre 0,82 et 1,41). Aucune différence significative du point de vue statistique pour la guérison mycologique n'a été observée entre le traitement oral et intravaginal à court terme (RC 1,15, IC de 95% entre 0,94 et 1.42). Une différence statistique significative a été relevée lors du suivi à long terme (RC 1,29, IC de 95% entre 1,05 et 1,60) en faveur du traitement oral ; cependant, la pertinence clinique de ce résultat est incertaine. Deux essais ont rapporté chacun un arrêt prématuré du traitement en raison d'une réaction indésirable. Les données sur la préférence pour le traitement étaient mal rapportées.

Tools
Information
Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.