Acanthopanax pour l'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique aigu

La majorité des AVC se produisent lorsqu'un caillot sanguin bloque un vaisseau menant au cerveau. La réduction de l'apport sanguin endommage rapidement le cerveau et peut entraîner des lésions permanentes. Les lésions dues à un AVC peuvent entraîner des faiblesses au niveau des bras ou des jambes, ou des troubles du langage ou de la vision. Les données issues d'études expérimentales et de recherches chez les humains suggèrent que l'acanthopanax, un remède traditionnel chinois, pourrait être bénéfique pour les personnes victimes d'un AVC ischémique aigu. Il est utilisé en Chine depuis de nombreuses années pour traiter l'AVC. Afin d'obtenir une évaluation fiable des effets de l'acanthopanax pour l'AVC ischémique aigu, nous avons examiné les données issues de 13 études portant sur 962 participants. La qualité des essais était faible et les preuves étaient insuffisantes pour justifier l'utilisation régulière de l'acanthopanax pour le traitement de l'AVC ischémique aigu. D'autres essais de haute qualité sont nécessaires.

Conclusions des auteurs: 

Le risque de biais était élevé pour tous les essais inclus et les données ne permettaient donc pas de tirer de conclusions fiables concernant l'efficacité de l'acanthopanax pour l'AVC aigu. Des essais présentant des dimensions beaucoup plus importantes et une meilleure qualité méthodologique sont nécessaires.

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Contexte: 

L'AVC ischémique aigu est une cause fréquente de décès et d'incapacité. Plusieurs études publiées en Chine ont montré que l'acanthopanax était utile pour l'AVC ischémique aigu.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité et la sécurité de l'acanthopanax chez des patients victimes d'un AVC ischémique aigu.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre des essais du groupe Cochrane sur les accidents vasculaires cérébraux (dernière recherche effectuée en janvier 2008), le registre des essais chinois sur les accidents vasculaires cérébraux (dernière recherche effectuée en mars 2008) et le registre des essais du groupe Cochrane dans le champ « Médecine complémentaire » (dernière recherche effectuée en janvier 2008). Nous avons également consulté le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (Bibliothèque Cochrane Numéro 1, 2008), MEDLINE (1966 à mars 2008), EMBASE (1980 à mars 2008), CINAHL (1982 à mars 2008), AMED (1985 à mars 2008) ainsi que neuf bases de données chinoises, y compris la China Biological Medicine Database (disque CBM) (1979 à mars 2008). Nous avons effectué une recherche manuelle dans trois revues chinoises et consulté les références bibliographiques ainsi que les registres d'essais cliniques et bases de données de recherches pertinents. Dans le but d'identifier d'autres essais publiés, non publiés et en cours, nous avons contacté une société pharmaceutique, des chercheurs et les auteurs des études.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés comparant l'acanthopanax à un placebo ou à un contrôle ouvert (sans placebo) chez des patients victimes d'un AVC ischémique aigu ont été inclus.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de revue ont sélectionné les essais à inclure, évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante.

Résultats principaux: 

13 essais portant sur 962 participants ont été inclus ; la période de suivi était comprise entre 10 et 30 jours pour tous les essais inclus. Aucun des essais ne rapportait le critère de jugement principal prédéfini (décès ou dépendance) au cours de la période de suivi. Dans tous les essais inclus, le critère d'évaluation était l'amélioration du déficit neurologique après le traitement ; l'acanthopanax était associé à une augmentation significative du nombre de participants présentant une amélioration des troubles neurologiques (risque relatif (RR) de 1,22, intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre 1,15 et 1,29). Deux essais rapportaient des événements indésirables ; cinq essais ne rapportaient aucun événement indésirable.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.