Cette revue conclut qu'il n'existe pas suffisamment de données permettant de soutenir l'utilisation d'un schéma de cycle menstruel par rapport à un autre dans le transfert d'un embryon congelé-décongelé (TEC).

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Les femmes avec des cycles spontanés réguliers peuvent se voir proposer un des schémas de cycles pour préparer la paroi de l'utérus à un TEC. Si les cycles artificiels sont utilisés, il a été décelé des données permettant de soutenir l'utilisation d'un médicament supplémentaire qui supprime la production d'hormones par les ovaires (agoniste de l'hormone libérant de la gonadotrophine (GnRHa)). Il est nécessaire de réaliser des études bien conçues supplémentaires afin de déterminer si un schéma de cycle spécifique est lié à des taux plus élevés de grossesses et de naissances vivantes.

Conclusions des auteurs: 

Pour le moment, il n'existe pas suffisamment de données permettant de soutenir l'utilisation d'une intervention plutôt qu'une autre.

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Contexte: 

Les taux de grossesses après un traitement avec transfert d'un embryon congelé-décongelé (TEC) se sont toujours révélés plus faibles qu'après le transfert d'un embryon frais. Pour autant, le TEC augmente le taux de grossesses (cumulatif), réduit les coûts, est relativement simple à réaliser et peut être réalisé sur une période plus courte par rapport aux cycles 'frais' répétés. Le TEC est réalisé selon différents schémas de cycles : les cycles ovulatoires spontanés, les cycles dans lesquels l'ovulation est induite par les médicaments et les cycles dans lesquels l'endomètre est artificiellement préparé par des hormones œstrogène (O) et progestérone (P), avec ou sans agoniste de l'hormone libérant de la gonadotrophine (GnRHa).

Objectifs: 

Déterminer s'il y a une différence en termes de résultat entre un TEC avec cycle naturel, un TEC avec cycle artificiel et un TEC avec cycle dont l'ovulation a été induite.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, DARE, MEDLINE (de 1950 à 2007), EMBASE (de 1980 à 2007) et CINAHL (de 1982 à 2007).

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) comparant les différents schémas de cycles et les différentes méthodes utilisées pour préparer l'endomètre pendant un TEC en cas de processus de procréation assistée (PPA).

Recueil et analyse des données: 

Les deux auteurs ont extrait des données, de façon indépendante. Les résultats des critères de jugement dichotomiques (par ex. le taux de grossesses cliniques) ont été exprimés en rapport de cotes (OR) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % pour chaque étude. Les résultats des critères de jugement continus (épaisseur de l'endomètre) ont été exprimés en différence moyenne pondérée (DMP). Lorsque cela était possible, les résultats ont été combinés en méta-analyse à l'aide du logiciel RevMan utilisant la méthode de Mantel-Haenszel modifiée par Peto.

Résultats principaux: 

Sept études contrôlées randomisées évaluant six comparaisons et incluant 1120 femmes au total ont été incluses dans cette revue.

1) TEC avec O + P par rapport à un TEC avec cycle naturel : cette comparaison n'a démontré aucune différence significative dans les résultats, mais les intervalles de confiance restent importants, des différences modérées dans chaque direction restent par conséquent possibles (OR 1,06, IC à 95 % 0,40 à 2,80, P 0,91).
2) TEC avec GnRHa + O + P par rapport à TEC avec O + P : cette comparaison a démontré que le taux de grossesses vivantes par femme était bien plus élevé dans le premier groupe (OR 0,38, IC à 95 % 0,17 à 0,84, P 0,02). Le taux de grossesses cliniques était également plus élevé, mais pas de manière significative (OR 0,76, IC à 95 % 0,52 à 1,10, P 0,14).
3) TEC avec O + P par rapport à un TEC avec hormone stimulant le follicule (HSF), 4) TEC avec O + P par rapport à un TEC avec clomiphène et 5) TEC avec GnRHa + O + P par rapport à un TEC avec clomiphène : il n'a été constaté aucune différence dans les résultats des comparaisons de ces schémas de cycles.
6) TEC avec clomiphène plus gonadotrophine ménopausique humaine (GMH) par rapport à une TEC avec GMH : dans une comparaison de deux schémas d'induction de l'ovulation, le taux de grossesses s'est révélé être significativement plus élevé dans le groupe avec GMH (OR 0,46, IC à 95 % 0,23 à 0,92). Il y avait également moins d'annulations de cycles et un taux de grossesses multiples moins important lorsque la GMH était utilisée sans clomiphène, mais cela n'avait pas d'incidence statistique.

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