Glucocorticoïdes pour le la laryngite

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La laryngite est fréquente chez les enfants. On pense qu'elle se déclenche après une infection virale. elle provoque un gonflement de l'intérieur de la gorge et de la trachée ; elle est à l'origine d'un enrouement, d'une toux aboyante et d'une respiration bruyante. La laryngite se guérit généralement d'elle-même. Des médicaments sont cependant parfois utilisés pour tenter d'atténuer cette affection. Cette revue a examiné les essais portant sur un type de stéroïde : les glucocorticoïdes. Ces derniers peuvent réduire le gonflement et aider l'enfant à mieux respirer. Nous avons constaté que les glucocorticoïdes peuvent commencer à atténuer la laryngite chez l'enfant en moins de six heures (14 études, 1031 enfants). Les effets durent environ 12 heures (huit études, 532 enfants), ils diminuent la nécessité d'autres médicaments et la durée d'hospitalisation de 12 heures (huit études, 795 enfants). Aucun événement indésirable associé aux glucocorticoïdes n'était observé. D'autres études sont nécessaires afin de déterminer la meilleure dose de glucocorticoïdes.

Conclusions des auteurs: 

La dexaméthasone et le budésonide sont efficaces pour atténuer les symptômes de la laryngite dès six heures après le traitement. Moins de nouvelles visites et/ou de (ré)admissions sont nécessaires et le temps passé à l'hôpital est réduit. Des recherches sont nécessaires pour déterminer la méthode la plus bénéfique et la diffuser à travers des recommandations de pratique pour la laryngite, et augmenter l'utilisation des faits probants.

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Contexte: 

Depuis la première publication de cette revue systématique en 1997, plusieurs essais randomisés étudiant le bénéfice des glucocorticoïdes ont été publiés. L'objectif de cette revue est de fournir des preuves pour guider les médecins dans le traitement des patients souffrant de laryngite en déterminant l'efficacité des glucocorticoïdes et en identifiant les domaines nécessitant de futures recherches.

Objectifs: 

Déterminer l'effet des glucocorticoïdes sur l'enfant souffrant de laryngite.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2010, numéro 3) qui contient le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les infections respiratoires aiguës, ainsi que dans MEDLINE (1966 à la 2ème semaine de juillet 2010) et EMBASE.com (1974 à juillet 2010). Nous avons également contacté les auteurs des essais sur la laryngite identifiés, publiés ces dix dernières années, pour nous renseigner sur des essais supplémentaires, publiés ou non.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) examinant des enfants atteints de laryngite et mesurant objectivement l'efficacité des glucocorticoïdes.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont identifié les études potentiellement pertinentes, en fonction du titre et du résumé (s'ils étaient disponibles). Deux auteurs ont, de manière indépendante, examiné la pertinence des études, au moyen des critères d'inclusion a priori, et évalué la qualité des essais. Les différences ont été résolues par consensus. Un premier auteur de revue a extrait les données au moyen d'un formulaire structuré et le second a vérifié l'exactitude des résultats. Des analyses statistiques standards ont été effectuées.

Résultats principaux: 

Trente-huit études ont été incluses (n = 4299). Les glucocorticoïdes étaient associés à une amélioration du score de Westley (17 points maximum) à six heures avec une différence moyenne de -1,2 (intervalle de confiance (IC) à 95 % entre -1,6 et -0,8) et à 12 heures de -1,9 (IC à 95 % entre -2,4 et -1,3) ; cette amélioration n'était plus significative à 24 heures (-1,3, IC à 95 % entre -2,7 et 0,2). Moins de nouvelles visites et/ou de réadmissions se produisaient chez les participants traités aux glucocorticoïdes (risque relatif (RR) 0,5 ; IC à 95%, entre 0,3 et 0,7). Le temps passé au service des urgences ou à l'hôpital (différence moyenne de 12 heures, de cinq à dix-neuf heures) était significativement plus faible pour les participants traités au moyen de glucocorticoïdes. L'épinéphrine était moins utilisée chez les enfants traités aux glucocorticoïdes (différence de risques 10 % ; IC à 95%, entre 1 et 20).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.