Le paracétamol par rapport aux anti-inflammatoires non stéroïdiens pour la polyarthrite rhumatoïde

Chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR), les articulations sont enflées, raides et douloureuses. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l'ibuprofène sont souvent recommandés pour soulager le gonflement et les douleurs articulaires. Le paracétamol (également connu sous le nom d'acétaminophène) est également utilisé pour soulager la douleur associée à la PR.

Dans le cadre de cette revue Cochrane, seuls quatre essais anciens comparant ces deux types de médicaments ont été identifiés, mais ils présentaient une taille réduite et une qualité insuffisante. Ces quatre essais portaient sur un total de 121 patients. Dans chaque essai, les patients prenaient ces deux types de médicaments l'un après l'autre au cours de différentes périodes.

Dans l'essai de plus grande taille (54 patients), où chaque médicament était testé à deux reprises, 20 patients ont préféré l'ibuprofène et 7 le paracétamol à deux reprises.

Pendant ces essais, la prise de chaque médicament était limitée à une période de 4 à 7 jours et les effets secondaires n'étaient pas rapportés correctement. Il n'est donc pas possible d'établir avec certitude la supériorité des AINS sur le paracétamol.

Conclusions des auteurs: 

Concernant le rapport bénéfices/effets indésirables des anti-inflammatoires non-stéroïdiens par rapport au paracétamol/acétaminophène, la supériorité de l'un ou de l'autre pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ne peut pas être établie avec certitude. Les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et les chercheurs de cette étude préféraient cependant les anti-inflammatoires non-stéroïdiens à l'acétaminophène/paracétamol. Un essai à grande échelle en double aveugle présentant une randomisation appropriée, un test de l'efficacité de l'assignation en aveugle et des méthodes explicites de mesure et d'analyse de la douleur et des effets indésirables est nécessaire.

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Contexte: 

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont généralement préférés aux analgésiques simples tels que le paracétamol pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Le rapport bénéfices/effets indésirables des AINS par rapport au paracétamol (également connu sous le nom d'acétaminophène) n'est cependant pas établi avec certitude.

Objectifs: 

Comparer les bénéfices et les effets indésirables du paracétamol et des AINS pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les bases de données PubMed et EMBASE ont été consultées jusqu'au mois d'août 2007. Les références bibliographiques des articles identifiés ont également été consultées.

Critères de sélection: 

Les études randomisées en double aveugle comparant le paracétamol à un AINS.

Recueil et analyse des données: 

Les deux auteurs ont choisi les essais à inclure et ont extrait les données de manière indépendante.

Résultats principaux: 

Quatre études croisées publiées entre 1968 et 1982 et portant sur 121 patients et quatre AINS différents ont été incluses. La génération de la séquence d'assignation et les méthodes utilisées pour protéger le secret de l'assignation n'étaient décrites dans aucune des études. Les études étaient réalisées en double aveugle mais l'efficacité de l'assignation en aveugle n'a pas pu être établie. Les méthodes de collecte des effets indésirables n'étaient pas décrites. Les AINS étaient généralement préférés au paracétamol par les patients ou l'investigateur. Dans l'essai de plus grande taille, 20 patients sur 54 (37 %) préféraient l'ibuprofène et 7 patients sur 54 (13 %) le paracétamol. Dans un autre essai, 17 investigateurs sur 35 préféraient le diclofénac et 5 sur 35 préféraient le paracétamol (sur la base de la sensibilité articulaire, de la force de préhension et de la circonférence de l'articulation). La qualité insuffisante des essais ne permet cependant pas de tirer des conclusions définitives.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.