Chirurgie pour résoudre les symptômes associés à l'occlusion intestinale maligne en cancer gynécologique et gastro-intestinal avancé

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Une revue systématique de la chirurgie en occlusion intestinale maligne due aux cancers gynécologiques et gastro-intestinaux avancés illustre la qualité diverse des rapports d'origine, le manque de critères de jugement homologués appropriés pour ces patients et suggère que des recherches plus poussées sont nécessaires. Aucune conclusion définitive utile en pratique clinique n'a pu être tirée.

Conclusions des auteurs: 

Le rôle de la chirurgie en obstruction intestinale maligne doit être évalué avec attention, à l'aide de mesures des résultats de contrôle des symptômes et de scores de qualité de vie homologués. Des informations complémentaires devraient inclure les taux de nouvelle obstruction ainsi que la morbidité associée aux différentes procédures chirurgicales.

Actuellement, l'occlusion intestinale est prise en charge de manière empirique et la pratique clinique entre différentes unités est très variable. Une plus grande standardisation de la prise en charge devrait avoir lieu afin que les comparaisons entre différentes séries puissent être réalisées.

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Contexte: 

L'occlusion intestinale est courante chez les patients atteints de cancers gynécologique et gastro-intestinal avancés. La prise en charge de ces patients est difficile en raison de leur mauvaise mobilité et fonction (indice de performance), l'absence d'autre option de chimiothérapie et la mortalité et morbidité élevées associées à la chirurgie palliative. Il existe de fortes variations en pratique clinique en ce qui concerne la chirurgie chez ces patients, entre différents pays, unités oncologiques gynécologiques et hôpitaux, ainsi que les schémas de prescription par les oncologues qui prennent souvent en charge ces patients. Il est donc nécessaire de recueillir toutes les informations dont nous disposons actuellement et de les analyser (avec les résultats de soins palliatifs appropriés) pour déterminer si la chirurgie est bénéfique et quel type de recherche complémentaire est nécessaire.

Objectifs: 

L'objectif était d'identifier, évaluer et résumer les preuves issues d'études scientifiques sur l'occlusion intestinale due au cancer gynécologique et gastro-intestinal avancé, afin d'évaluer l'efficacité de la chirurgie.

La stratégie de recherche documentaire: 

Une liste exhaustive d'études a été obtenue à la suite d'une recherche extensive dans des bases de données électroniques, des journaux pertinents, des bases de données bibliographiques, des actes de conférences, des listes bibliographiques, la littérature grise, des contacts personnels et Internet.

Critères de sélection: 

Attendu que la revue est axée sur les « meilleures preuves » disponibles sur le rôle de la chirurgie pour l'occlusion intestinale maligne due au cancer gynécologique et gastro-intestinal avancé, les critères d'inclusion ont été maintenus assez larges (études prospectives et rétrospectives) afin d'inclure toutes les études se rapportant au sujet.

Recueil et analyse des données: 

Des formulaires d'extraction des données ont été utilisés pour recueillir les données des études incluses dans la revue. Deux investigateurs ont extrait les données indépendamment pour réduire le risque d'erreur. En raison de la qualité méthodologique des études, seule une évaluation qualitative a été possible.

Résultats principaux: 

Le rôle de la chirurgie en occlusion intestinale maligne reste controversé et aucune conclusion définitive n'a pu être tirée à partir des nombreuses séries de cas rétrospectives. Le contrôle des symptômes varie de 42 % à plus de 80 %, bien qu'il ne soit souvent pas clairement expliqué comment les symptômes étaient mesurés et si les outils utilisés pour recueillir les scores des symptômes étaient homologués. Le taux de nouvelle occlusion est compris dans une large fourchette, entre 10 et 50 %, bien que le délai de nouvelle occlusion n'ait souvent pas été inclus. La morbidité et la mortalité postopératoires sont comprises dans une large fourchette, même si encore une fois la définition de ces deux critères de jugement chirurgicaux était très variable parmi les études.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.