Interventions utilisées pour le traitement des tumeurs odontogènes kérato-kystiques (TOKK, kérato-kystes odontogènes (KKO)).

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La tumeur odontogène kérato-kystique est une tumeur osseuse qui est relativement inhabituelle et bénigne, elle est toutefois très agressive et a un taux de réccidive élevé après traitement. Certains rapports ont indiqué que 6 sur 10 de ces tumeurs récidiveront après traitement. Les traitements visant à prévenir la récidive peuvent entraîner la suppression d'une grande quantité de l'os entourant la lésion et cela génère des risques importants (lésions nerveuses, perte de la forme et de la fonction du visage). Actuellement, il existe une incertitude quant à la meilleure option de traitement, cette revue a pour objectif d'aider à informer sur la solidité et la direction des données disponibles en la matière. Cette revue a révélé qu'il n'existe aucune donnée de qualité permettant d'établir l'efficacité des traitements disponibles, et qu'il est par conséquent nécessaire de faire des recherches complémentaires pour aider les cliniciens et les patients à faire des choix éclairés concernant les options thérapeutiques.

Conclusions des auteurs: 

Il n'existe aucun essai contrôlé randomisé pertinent pour la question traitée dans cette revue, aucune conclusion ne peut donc être établie quant à l'efficacité ou autre des interventions prises en compte dans cette revue. Des essais contrôlés randomisés bien conçus et bien menés sont indispensables pour évaluer les traitements utilisés pour les TOKK.

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Contexte: 

Les tumeurs odontogènes kérato-kystiques (TOKK) représentent entre 2 et 11 % de l'ensemble des kystes de la mâchoire et peuvent survenir à tout âge. Elles sont plus courantes chez les hommes que chez les femmes avec un ratio homme/femme d'environ 2/1. Même si elles sont bénignes, les TOKK sont très agressives localement et ont tendance à récidiver après traitement, les taux de récidive mentionnés varient entre 3 et 60 %. La méthode traditionnellement utilisée pour traiter la plupart de TOKK est l'énucléation chirurgicale. Toutefois, comme la membrane du kyste est délicate et que la récidive est fréquente, cette méthode seule n'est pas suffisante. Un traitement chirurgical d'appoint a été proposé en plus de l'énucléation chirurgicale, comme par exemple la suppression de l'os périphérique (ostéectomie) ou la résection du kyste avec résection de l'os environnant (en-bloc). Les autres traitements d'appoint proposés sont : la cryothérapie (gel) avec nitrogène liquide et l'utilisation de la solution fixatrice de Carnoy placée dans la cavité kystique après l'énucléation ; les deux tentent de traiter le tissu résiduel pour prévenir la récurrence.

Objectifs: 

Évaluer les données disponibles comparant l'efficacité des interventions chirurgicales et les traitements d'appoints dans le traitement des TOKK.

Stratégie de recherche documentaire: 

Des recherches ont été effectuées dans les bases de données suivantes : le registre des essais du groupe Cochrane sur la santé bucco-dentaire (jusqu'au 28 juillet 2010), CENTRAL (The Cochrane Library 2010, numéro 3), MEDLINE (de 1950 au 28 juillet 2010) et EMBASE (de 1980 au 28 juillet 2010). Les listes de références des tous les essais identifiés ont été recoupées afin d'identifier d'éventuels essais supplémentaires. Il n'y avait aucune restriction au niveau de la langue et plusieurs articles ont été traduits.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés comparant un mode d'intervention chirurgicale à un autre avec ou sans traitement d'appoint pour le traitement des TOKK. Adultes, de plus de 18 ans, avec un diagnostic validé de TOKK isolés survenant au maxillaire ou à la mandibule. Les patients atteints du syndrome de Gorlin ont dû être exclus.

Recueil et analyse des données: 

Les auteurs ont examiné les essais à inclure. Les textes complets ont été obtenus pour les essais pertinents et potentiellement pertinents. Si des données avaient été extraites, elles auraient été synthétisées avec le modèle à effet fixe, si une diversité clinique substantielle a été identifiée entre les études, nous avions prévu d'utiliser un modèle à effets aléatoires avec les études groupées par action à condition qu'au moins quatre études aient été incluses dans la méta-analyse, et nous aurions exploré l'hétérogénéité entre les études incluses.

Résultats principaux: 

Aucun essai contrôlé randomisé répondant aux critères d'inclusion n'a été identifié.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.