Chirurgie pour le traitement de l'incontinence urinaire due à une insuffisance sphinctérienne présumée après opération de la prostate

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L'incontinence urinaire est une conséquence bien connue et souvent redoutée de la prostatectomie dans le cadre d'une maladie bénigne ou maligne. Bien qu'une petite incontinence ne cause pas forcément de problème, de plus grands niveaux d'incontinence peuvent avoir un impact majeur sur la qualité de vie de l'homme qui en est victime. La continence urinaire est susceptible de s'améliorer six à 12 mois après l'opération de la prostate, mais pour les hommes souffrant d'une incontinence persistante gênante malgré un traitement conservateur il reste la chirurgie.

Cette revue a cherché des essais ayant examiné l'efficacité des traitements chirurgicaux de l'incontinence urinaire après opération de la prostate. Il y a cinq principaux types de chirurgie et, malgré que certains d'entre eux soient utilisés depuis plus de deux décennies, nous n'avons trouvé qu'un seul essai répondant aux critères d'inclusion. Il y avait de faibles signes que l'implantation d'un sphincter urinaire artificiel pourrait être plus efficace que le traitement injectable, mais avec plus d'effets indésirables et des coûts plus élevés. Il n'y avait pas d'éléments probants pour d'autres types de chirurgie.

Conclusions des auteurs: 

Les données disponibles à l'heure actuelle sont limitées parce qu'un seul petit essai clinique randomisé a été identifié. Bien que les résultats soient favorables à l'implantation de SUA dans le groupe à incontinence sévère, ce résultat doit être considéré avec prudence en raison de la petite taille des effectifs et de la qualité méthodologique incertaine de l'étude trouvée.

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Contexte: 

L'incontinence est une conséquence bien connue et souvent redoutée de la prostatectomie dans le cadre d'une maladie bénigne ou maligne. Bien qu'une légère incontinence puisse passer pratiquement inaperçue, de plus grands niveaux d'incontinence peuvent avoir un impact majeur sur la qualité de vie de l'homme qui en est victime.

Conceptuellement, l'incontinence post-prostatectomie peut être causée par une défaillance du sphincter et/ou un dysfonctionnement de la vessie. La majorité des hommes victimes d'incontinence post-prostatectomie (60 à 100%) souffrent d'incontinence urinaire à l'effort, se plaignant de fuites urinaires involontaires lors d'un effort, d'un éternuement ou d'une toux. Cela peut être dû à une insuffisance sphinctérienne intrinsèque qui pourra être traité par la chirurgie pour une prise en charge optimale de l'incontinence. La dysfonction vésicale est plus fréquente suite à une opération pour une maladie bénigne de la prostate.

Objectifs: 

Déterminer les effets du traitement chirurgical de l'incontinence urinaire liée à une insuffisance sphinctérienne présumée après une opération de la prostate pour des SVUI bénins secondaires à une HPB (résection transurétrale de la prostate (RTUP), photo vaporisation de la prostate, énucléation laser de la prostate et prostatectomie ouverte) ou pour une prostatectomie radicale pour cancer de la prostate (rétropubienne, périnéale, laparoscopique ou robotisée).

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur l'incontinence (le 28 juin 2010), MEDLINE (de janvier 1966 à janvier 2010), EMBASE (de janvier 1988 à janvier 2010), LILACS (de janvier 1982 à janvier 2010) et les références bibliographiques d'articles pertinents. Nous avons également recherché manuellement dans des actes de conférence et contacté des chercheurs afin d'identifier des études.

Critères de sélection: 

Des essais randomisés ou quasi-randomisés qui incluent des traitements chirurgicaux de l'incontinence urinaire après chirurgie de la prostate.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont examiné indépendamment les essais identifiés, évalué la qualité des articles et extrait les données.

Résultats principaux: 

Une seule étude avec 45 participants répondait aux critères d'inclusion. Les hommes avaient été divisés en deux sous-groupes (incontinence minime ou totale) et chaque groupe avait été randomisé entre implantation d'un sphincter urétral artificiel (SUA) et injection de Macroplastique. La durée du suivi allait de six à 120 mois. Sur l'ensemble de l'essai, les hommes traités par SUA étaient plus susceptibles d'être secs (18/20, 82%) que ceux ayant eu le traitement injectable (11/23, 46%) (RC 5,67 ; IC 95% 1,28 à 25,10). Cependant, cet effet n'était statistiquement significatif que pour les hommes souffrant d'incontinence sévère (totale) (RC 8,89 ; IC 95% 1,40 à 56,57) et les intervalles de confiance étaient larges. Il y avait eu des complications plus graves dans le groupe à SUA, et les coûts étaient plus élevés.

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