Le CO2 chauffé avec ou sans humidification pour la chirurgie invasive minimale présente un bénéfice minime sur les résultats du patient.

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Cette revue comparait l'effet de l'utilisation de gaz de dioxyde de carbone (CO2) chauffé, avec ou sans humidification, ou froid pour détendre l'abdomen pendant la chirurgie laparoscopique. Seize essais contrôlés randomisés ont été inclus dans l'analyse. L'effet global du fait de chauffer le CO2 était mesuré à l'aide d'une méta-analyse. Nous avons découvert que le gaz CO2 chauffé avec humidité n'avait aucun effet sur la température profonde du corps, la condensation sur la lentille pendant l'opération, la durée totale de l'opération, le contrôle de la douleur, la consommation de morphine, le séjour en salle de récupération après l'opération ou la durée de l'hospitalisation. Cependant, si du gaz chauffé non humidifié était utilisé, l'utilisation de morphine le premier et le deuxième jour après l'opération était augmentée par rapport au groupe dans lequel le gaz froid était utilisé pour détendre l'abdomen. Pour conclure, il n'existe pas de preuve permettant de soutenir l'utilisation de gaz CO2 chauffé en chirurgie abdominale laparoscopique, avec ou sans humidification.

Conclusions des auteurs: 

L'étude offre des preuves montrant que pendant la chirurgie abdominale laparoscopique, l'insufflation de gaz chauffé, avec ou sans humidification, entraîne un bénéfice minime sur les résultats du patient.

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Contexte: 

L'hypothermie intraopératoire pendant la chirurgie ouverte et laparoscopique peut être associée à des événements indésirables. Pour la chirurgie abdominale laparoscopique, il a été décrit que l'utilisation de systèmes d'insufflation chauffée pour établir un pneumopéritoine prévenait l'hypothermie. Il est également possible d'humidifier le gaz insufflé. Des études précédentes ont donné des résultats non concluants concernant le maintien de la température profonde du corps et la réduction de la douleur postopératoire et des durées de récupération.

Objectifs: 

Déterminer l'effet de l'insufflation de gaz chauffé sur les résultats du patient après une chirurgie abdominale invasive minimale.

La stratégie de recherche documentaire: 

Le Registre Cochrane central des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library), MEDLINE (PubMed), EMBASE, International Pharmaceutical Abstracts (IPA), Web of Science, Scopus, www.clinicaltrials.gov et National Research Register ont été consultés (de 1956 au 14 juin 2010). La littérature grise et des références croisées ont également été consultées. Les recherches étaient limitées aux études humaines sans restriction de langue.

Critères de sélection: 

Toutes les études incluses étaient des essais randomisés comparant l'insufflation de gaz chauffé (avec ou sans humidification) et l'insufflation de gaz froid, chez des populations adultes et des enfants se soumettant à des procédures abdominales invasives minimales. La qualité des études a été évaluée concernant la pertinence, la planification, la génération de séquence, l'assignation secrète, l'assignation en aveugle, la possibilité de données incomplètes et le rapport sélectif. La sélection des études pour la revue a été faite indépendamment par deux auteurs ; tout désaccord était résolu par consensus avec un troisième co-auteur.

Recueil et analyse des données: 

L'identification d'études éligibles, l'extraction des données et l'évaluation de la qualité méthodologique des essais ont été réalisées par les auteurs. Les données des études éligibles ont été recueillies à l'aide de fiches de données. Les résultats ont été présentés sous la forme de différences moyennes pour les résultats continus et de risques relatifs avec des intervalles de confiance de 95 % pour les résultats dichotomiques. Les effets estimés étaient calculés à l'aide de la dernière version du logiciel RevMan. Le biais de publication a été pris en compte et des graphiques en entonnoir ont été réalisés.

Résultats principaux: 

Seize études ont été incluses dans l'analyse. Pendant la chirurgie abdominale laparoscopique, aucun effet sur la douleur postopératoire, ni changement de la température profonde du corps, consommation de morphine, durée de l'hospitalisation, condensation sur la lentille, durée de l'opération ou séjour en salle de récupération n'ont été associés à l'insufflation de gaz chauffé, avec ou sans humidification, par rapport à l'insufflation de gaz froid.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.