Néfopam oral en dose unique pour la douleur postopératoire chez l'adulte

Après une intervention chirurgicale, il est fréquent de ressentir des douleurs. La douleur postopératoire aiguë d'intensité modérée à sévère est souvent utilisée comme modèle pour tester l'efficacité analgésique des médicaments. Dans ce cas, nous n'avons identifié aucune étude comparant le néfopam par voie orale à un placebo. Il est possible que de telles études aient été effectuées sans donner lieu à la publication d'un rapport car elles n'ont servi qu'à enregistrer le néfopam auprès des organismes compétents partout dans le monde. Nos connaissances sont donc incomplètes et ne nous permettent pas d'établir avec certitude l'efficacité du néfopam par voie orale pour les douleurs aiguës.

Conclusions des auteurs: 

En l'absence de preuves de l'efficacité du néfopam par voie orale pour la douleur postopératoire aiguë, son usage n'est pas justifié dans ce contexte. En raison du manque de preuves solides de son efficacité analgésique dans les études basiques de la douleur aiguë, son utilisation dans d'autres cas doit faire l'objet d'une évaluation rigoureuse. Étant donné le grand nombre de médicaments disponibles dans cette catégorie et dans des catégories similaires, les recherches en la matière ne sont pas urgentes.

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Contexte: 

Le néfopam est un analgésique à action centrale non-opioïde de la catégorie des benzoxazocines développé au début des années 1970. Il est largement utilisé, principalement en Europe, pour soulager la douleur modérée à sévère en tant qu'alternative aux analgésiques opioïdes, ainsi que pour les maladies rhumatismales et d'autres troubles musculosquelettiques au Royaume-Uni. L'objectif de cette revue était d'évaluer l'efficacité et la sécurité du néfopam par voie orale pour la douleur postopératoire aiguë en utilisant des études cliniques portant sur des patients présentant une douleur établie et mesurant principalement les résultats pendant six heures au moyen de méthodes standard. Ce type d'études est utilisé depuis des décennies pour établir les propriétés analgésiques des médicaments.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité d'une dose unique de néfopam par voie orale pour la douleur postopératoire aiguë ainsi que tout événement indésirable associé.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté CENTRAL (Numéro 2, 2009), MEDLINE (1966 à mai 2009) ; EMBASE via Ovid (1980 à mai 2009) ; l'Oxford Pain Relief Database (1950 à 1994) ; ainsi que les références bibliographiques des études identifiées.

Critères de sélection: 

Les essais cliniques randomisés en double aveugle et contrôlés par placebo portant sur le néfopam par voie orale pour soulager la douleur postopératoire aiguë chez l'adulte.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de revue ont évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante. La zone sous la courbe de « soulagement de la douleur par rapport à la durée » a été utilisée pour obtenir le pourcentage de participants ressentant un soulagement de la douleur d'au moins 50 % pendant 4 à 6 heures avec le néfopam et un placebo à l'aide d'équations homologuées. Le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice du traitement (NST) a été calculé en utilisant des intervalles de confiance (IC) de 95 %. Le pourcentage de participants utilisant une analgésie de secours au cours d'une période spécifiée et le délai avant usage de l'analgésie de secours ont été identifiés comme mesures supplémentaires de l'efficacité. Des informations ont également été recueillies concernant les événements indésirables et les arrêts prématurés.

Résultats principaux: 

Aucune étude n'a été identifiée suite à l'examen approfondi de treize études portant sur le néfopam par voie orale chez des participants présentant une douleur postopératoire établie.

Notes de traduction: 

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.