Lenzymothérapie de substitution pour la maladie d'Anderson-Fabry

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La maladie d'Anderson-Fabry est un maladie rare du stockage lysosomal liée au chromosome X (héréditaire récessive). Les troubles lysosomaux sont déclenchés quand une enzyme particulière est présente en quantité trop petite ou nulle, et que les substances qui devaient être dissociées par l'enzyme et recyclées s'accumulent dans les cellules. Cela peut entraîner un large éventail de symptômes qui affectent le corps entier. Les reins, le cœur et le cerveau peut être affectés et cela peut provoquer une maladie grave et une réduction de l'espérance de vie chez les personnes touchées. Aussi bien des hommes que des femmes symptomatiques avec une maladie d'Anderson-Fabry ont été décrits dans la littérature, bien que l'apparition des signes cliniques peut être retardée et plus variable chez les femmes.

La revue est basée sur six essais cliniques portant sur 223 participants. Les essais utilisaient différentes formulations de l'enzyme. Deux essais comparaient l'agalsidase alfa à un placebo ; trois essais comparaient l'agalsidase bêta à un placebo ; et un essai comparait l'agalsidase alfa à l'agalsidase bêta. Nous avons analysé les trois jeux de données séparément. Des preuves limitées issues de six petits essais contrôlés randomisés de qualité médiocre ne montre aucune preuve robuste en faveur de l'utilisation de l'agalsidase, tant bêta qu'alfa pour traiter la maladie d'Anderson-Fabry. De nouveaux essais devraient être menées avec une taille d'échantillon adéquate pour détecter d'éventuelles différences entre les groupes de traitement. Evaluer les mêmes critères de jugement cliniques devraient permettre de clarifier les effets comparables des deux formulations de l'enzyme actuelles (c. par ex. l'agalsidase alfa et l'agalsidase bêta). Les données sur les résultats font lobjet dune collecte prospective à partir des programmes de surveillance ou des registres, tels que ceux des sponsors après la mise sur le marché.

Conclusions des auteurs: 

Six esais contrôlés randomisés de petite taille de qualité médiocre ne fournissent aucune preuve robuste en faveur de l'utilisation de l'agalsidase soit alfa soit betat pour le traitement de la maladie d'Anderson-Fabry.

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Contexte: 

La maladie d'Anderson-Fabry est un défaut du métabolisme des glycosphingolipides lié au chromosome X. L'insuffisance rénale progressive est une source majeure de morbidité, les complications supplémentaires sont dordre cardio- et cérébro-vasculaires. La survie est réduite chez les hommes affectés et les femmes porteuses symptomatiques.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité et la sécurité de lenzymothérapie de substitution par rapport à d'autres interventions, un placebo ou à l'absence d'intervention, pour traiter la maladie d'Anderson-Fabry.

La stratégie de recherche documentaire: 

« Nous avons recherché «Essais Cliniques» dans La Bibliothèque Cochrane , MEDLINE, EMBASE, LILACS et le registre des essais sur la mucoviscidose et autres maladies génétiques sur les erreurs innées du métabolisme (date de la recherche la plus récente : 11 septembre 2012). La recherche originale a été effectuée en septembre 2008.

Date de la recherche la plus récente dans le registre des essais sur la mucoviscidose et autres maladies génétiques et les erreurs innées du metabolisme du groupe Cochrane: 11 septembre 2012.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés de l'agalsidase alfa ou bêta chez les participants présentant un diagnostic de la maladie d'Anderson-Fabry.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont sélectionné les essais pertinents, évalué la qualité méthodologique et extrait les données de manière indépendante.

Résultats principaux: 

Six essais comparant l'agalsidase soit alfa soit bêta chez 223 participants remplissaient les critères de sélection.

Les deux essais comparant l'agalsidase alfa à un placebo avaient pour critère de jugement la concentration du globotriaosylcéramide dans le plasma et les tissus ; les résultats agrégés nétaient pas significatifs. Un essai avait rendu compte des scores de douleur, il y avait une amélioration statistiquement significative pour les participants recevant un traitement au bout de trois mois, la différence moyenne était de -2,10 (intervalle de confiance (IC) de -3,79 et -0,41) ; au bout de cinq mois, la différence moyenne était de -1,90 (IC à 95 % -3,65 et -0,15) ; et au bout de six mois, différence moyenne = -2,00 (IC à 95 % -3.66 à -0,34). Il y avait une différence significative dans la qualité de vie liée à la douleur après cinq mois et jusqu'à six mois, la différence moyenne était de-2,10 (IC à 95 % -3,92 à -0,28), mais pas à d'autres points-temps. Aucun essai ne rapportait de décès.

L'un des trois essais comparant l'agalsidase bêta à un placebo rendaient compte de la concentration du globotriaosylcéramide dans le plasma et les tissus et rapportait une amélioration significative : Pour les reins la différence moyenne était de -1,70 (IC à 95 % -2,09 et -1,31) ; pour le cœur, la différence moyenne était de-0,90 (IC à 95% -1.18 à -0,62) ; et de résultats composite ( complications rénales, cardiaques et cérébrovasculairs, et décès), la différence moyenne était de -4,80 (IC à 95%, entre -5,45 et -4.15). Il n'y avait aucune différence significative entre les groupes en termes de décès ; aucun essai ne rendait compte de la douleur.

Seule un essai comparait l'agalsidase alfa à l'agalsidase bêta. Il n'y avait aucune différence significative entre les groupes pour aucun des événements indésirables, le risque relatif était de 0,36 (IC à 95 % 0,08 à 1,59), et pour les événements indésirables graves ; le risque relatif était de 0,30 ; IC à 95 % 0,03 à 2,57).

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