Interventions pour le traitement des fractures du condyle mandibulaire

Les fractures du processus condylien de la mandibule (mâchoire inférieure) sont courantes. Deux options de traitement sont disponibles : un traitement fermé (sans chirurgie) ou une réduction ouverte (avec chirurgie). Des complications sont associées à ces deux modalités de traitement. Dans le cas d'une approche fermée, les complications incluent des désagréments au niveau de la manière dont les dents se rencontrent, une asymétrie faciale, des douleurs chroniques et une mobilité réduite de la mâchoire inférieure. Dans le cas d'une approche ouverte, les complications incluent une cicatrice sur la peau sus-jacente, ainsi qu'une éventuelle paralysie temporaire du nerf des muscles faciaux servant à sourire et à ouvrir/fermer les yeux. À l'heure actuelle, la méthode de prise en charge des condyles mandibulaires fracturés la plus appropriée fait l'objet de nombreux débats. La présente revue a révélé un manque de preuves de bonne qualité concernant l'efficacité des différentes approches. D'autres recherches doivent être réalisées pour aider les cliniciens et les patients à prendre des décisions éclairées quant aux options de traitement.

Conclusions des auteurs: 

Aucune preuve de bonne qualité n'est disponible concernant le sujet abordé dans la présente revue et aucune conclusion n'a pu être tirée quant à l'efficacité ou autre des deux interventions prises en compte dans cette revue. D'autres essais contrôlés randomisés correctement conçus devront être réalisés. Les investigateurs devront prendre en compte toutes les sorties d'études et évaluer les résultats des patients. Ils devront également signaler les coûts directs et indirects associés aux interventions.

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Contexte: 

Les fractures du processus condylien représentent entre 25 % et 35 % de l'ensemble des fractures mandibulaires. Les options de traitement disponibles pour les fractures des condyles sont la méthode fermée ou la réduction ouverte avec fixation. Des complications peuvent être associées à l'une ou à l'autre des options de traitement ; dans le cas d'une approche fermée, elles peuvent inclure une malocclusion, plus particulièrement des béances, une diminution de la hauteur faciale postérieure et une asymétrie faciale en plus de douleurs chroniques et d'une mobilité réduite. Une cicatrice cutanée et une paralysie temporaire du nerf facial sont des complications courantes associées à l'approche ouverte. Il existe actuellement un manque de consensus concernant les indications d'un traitement chirurgical ou non chirurgical des fractures du condyle mandibulaire.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité des interventions pouvant être utilisées dans le traitement des fractures du condyle mandibulaire.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les bases de données ayant fait l'objet de recherches étaient les suivantes : le registre d'essais du groupe Cochrane sur la santé bucco-dentaire (jusqu'au 12 mars 2010), CENTRAL (The Cochrane Library 2010, numéro 2), MEDLINE via OVID (de 1950 jusqu'au 12 mars 2010) et EMBASE via OVID (de 1980 jusqu'au 12 mars 2010). Les listes bibliographiques de l'ensemble des essais identifiés ont été recoupées afin d'obtenir des essais supplémentaires. Les auteurs ont été contactés par courrier électronique afin d'obtenir des détails concernant des essais supplémentaires publiés et non publiés. Il n'y avait aucune restriction de langue et plusieurs articles ont été traduits.

Critères de sélection: 

Des essais contrôlés randomisés (ECR) qui incluaient des adultes, âgés de plus de 18 ans, avec des fractures unilatérales ou bilatérales des condyles mandibulaires. Toute forme de méthode de réduction et de fixation ouverte ou fermée a été prise en compte.

Recueil et analyse des données: 

Les auteurs de la revue ont évalué les essais pour l'inclusion. Les données extraites devaient être synthétisées en utilisant le modèle à effets fixes, mais si une diversité clinique substantielle avait été identifiée entre les études, nous avions prévu d'utiliser un modèle à effets aléatoires avec les études groupées par action et nous aurions étudié l'hétérogénéité entre les études incluses. Les différences moyennes devaient être calculées pour les résultats continus et les risques relatifs pour les résultats dichotomiques avec des intervalles de confiance à 95 %.

Résultats principaux: 

Aucune preuve de bonne qualité correspondant aux critères d'inclusion n'a été identifiée.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.