Plantes médicinales chinoises (PMC) pour le traitement de la grossesse extra-utérine.

La grossesse extra-utérine est la principale cause de décès lié à la grossesse au cours du premier trimestre. Son incidence a augmenté pour atteindre entre un et deux pour cent des grossesses. Les plantes médicinales chinoises sont utilisées en Chine et dans d'autres pays pour traiter cette pathologie. Les auteurs de la revue ont examiné 281 études qui étaient présentées comme des essais contrôlés randomisés et utilisaient des plantes médicinales chinoises dans le traitement de la grossesse extra-utérine. Il n'a été confirmé que pour deux de ces études qu'il s'agissait d'essais contrôlés randomisés. Les deux essais étaient de qualité médiocre concernant leur plan et la manière dont ils avaient été réalisés. Ces études n'ont pas apporté de preuves claires indiquant que les PMC étaient bénéfiques dans le traitement de la grossesse extra-utérine.

Conclusions des auteurs: 

Nous n'avons trouvé aucun essai bien conçu étudiant les plantes médicinales chinoises dans le traitement de la grossesse extra-utérine. Nous ne pouvons recommander ni récuser l'utilisation clinique d'aucune préparation à base de PMC d'après des preuves issues d'essais contrôlés randomisés.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Traditionnellement, les plantes médicinales chinoises (PMC) sont utilisées couramment dans les hôpitaux chinois pour traiter la grossesse extra-utérine. De nombreuses études recommandant leur utilisation ont été publiées, mais les preuves n'ont pas fait l'objet d'une revue systématique. Il s'agit ici d'une mise à jour de la revue publiée en 2007.

Objectifs: 

Déterminer l'efficacité et l'innocuité des PMC dans le traitement de la grossesse extra-utérine.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les bases de données informatisées (CENTRAL (The Cochrane Library), MEDLINE, EMBASE, Chinese Biomedical Database, China National Knowledge Infrastructure, VIP, Traditional Chinese Medicine Database System) ont fait l'objet de recherches de leur origine respective jusqu'à novembre 2010 afin de trouver des essais pertinents.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur l'utilisation de PMC pour le traitement de la grossesse extra-utérine.

Recueil et analyse des données: 

Les auteurs d'origine des études identifiées ont été contactés afin de déterminer le plan d'étude et d'identifier les véritables ECR. Deux auteurs ont extrait et analysé les données.

Résultats principaux: 

La recherche a produit 281 essais. Il n'a été confirmé que pour deux études, portant sur un total de 157 participants, qu'il s'agissait de véritables ECR (Li 2004c ; Zhao 2000). Ces deux études étaient de médiocre qualité méthodologique et présentaient un risque important de conflit d'intérêts, ainsi qu'un risque de biais en faveur de l'intervention. Les résultats ne nous ont pas permis de parvenir à une conclusion définitive. Les résultats combinés ont montré que l'ajout d'un médicament occidental aux PMC donnait un taux de réussite du traitement significativement plus élevé que les PMC seules (RR 1,33, IC à 95 % 1,08 à 1,63). Lorsque les PMC plus médicament occidental ont été comparés aux PMC seules concernant le temps jusqu'à la disparition de la douleur abdominale, cette fois encore les résultats ont été en faveur du bras incluant le médicament occidental (RR -2,09, IC à 95 % -4,14 à -0,04). Les résultats ont été incohérents concernant le temps nécessaire pour que la gonadotrophine chorionique humaine (bêta-hCG) revienne à la normale. Une étude s'est révélée en faveur des PMC plus médicament occidental par rapport au médicament occidental (avec ou sans placebo) (DM -6,68, IC à 95 % -11,49 à -1,87) ; lorsque les PMC plus médicament occidental ont été comparés aux PMC seules, les résultats ont été en faveur du bras incluant le médicament occidental (DM -8,12, IC à 95 % -10,89 à -5,53).

Tools
Information
Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.