Traitements médicamenteux hémostatiques pour l'hémorragie intracérébrale spontanée aiguë

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Plus d'un dixième de tous les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont dus à une hémorragie dans le cerveau (connue comme hémorragie intracérébrale). La plupart de ces hémorragies intracérébrales n'ont pas de cause identifiable. Plus l'hémorragie est grande, plus l'AVC risque d'être mortel. Environ un tiers de ces hémorragies augmentent significativement dans les 24 premières heures. C'est pour cette raison que des médicaments favorisant la coagulation (médicaments hémostatiques) pourraient réduire le risque de mortalité ou d'incapacité après une hémorragie intracérébrale en limitant sa croissance, s'ils sont administrés rapidement après le début de l'hémorragie. Cependant, les médicaments hémostatiques entraînent une coagulation indésirable, laquelle peut donner lieu à des crises cardiaques et à des caillots dans les veines des jambes. Nous avons révisé les preuves de 1 398 adultes issues d'essais contrôlés randomisés de phase II et d'un essai contrôlé randomisé de phase III. Le médicament le plus largement testé était le facteur VII activé recombinant (rFVIIa). Le rFVIIa ne réduisait pas significativement le risque de mauvais résultat (mortalité ou dépendance) dans les 90 jours suivant l'hémorragie intracérébrale, par rapport au placebo. Nous n'avons pas trouvé de preuve révélant un bénéfice des traitements médicamenteux hémostatiques pour les personnes souffrant d'hémorragie cérébrale spontanée, bien que d'autres essais semblent justifiés.

Conclusions des auteurs: 

Les médicaments hémostatiques ne peuvent être recommandés pour le traitement de l'HIC spontanée aiguë en pratique clinique, mais un vaste ECR serait justifié.

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Contexte: 

Attendu que le volume d'une hémorragie intracérébrale spontanée (HIC) (non traumatique) influence son résultat et qu'un tiers des HIC augmente dans les 24 heures suivant le déclenchement, un traitement médicamenteux hémostatique précoce pourrait améliorer les résultats. Cette revue est une mise à jour d'une revue Cochrane publiée pour la première fois en 2006.

Objectifs: 

Examiner l'efficacité clinique et l'innocuité des traitements médicamenteux hémostatiques pour l'HIC dans le cadre d'un essai contrôlé randomisé (ECR).

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre du groupe Cochrane sur les accidents vasculaires cérébraux (dernière recherche le 26 juin 2009), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library numéro 2, 2009), MEDLINE (de 1966 à juin 2009) et EMBASE (de 1980 à juin 2009). En vue d'identifier d'autres études publiées, en cours et non publiées, nous avons consulté les références bibliographiques d'articles pertinents, les registres internationaux d'essais cliniques et de recherche et contacté des auteurs et des entreprises pharmaceutiques.

Critères de sélection: 

Nous avons recherché des ECR sur tout traitement médicamenteux hémostatique pour l'HIC aiguë, par rapport à un placebo ou à un contrôle ouvert, avec des mesures des résultats cliniques pertinentes.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont appliqué indépendamment les critères d'inclusion, révisé les études pertinentes et extrait les données.

Résultats principaux: 

Nous avons identifié cinq ECR de phase II et un ECR de phase III, impliquant 1 398 adultes âgés de 18 ans ou plus, dans les quatre heures suivant le déclenchement de l'HIC : 423 participants recevaient un placebo et 975 participants recevaient des médicaments hémostatiques (deux d'entre eux recevaient de l’acide epsilon-aminocaproïque (AEA) et 973 recevaient du facteur VII activé recombinant (rFVIIa)). Les médicaments hémostatiques n'ont pas réduit significativement le taux de mortalité à 90 jours après une HIC (rapport de risque (RR) 0,85, intervalle de confiance (IC) à 95 % de 0,58 à 1,25), et le rFVIIa n'a pas réduit significativement la mortalité ou dépendance sur l'échelle de Rankin modifiée (grades 4 à 6) dans les 90 jours suivant l'HIC (RR 0,91, IC à 95 % de 0,72 à 1,15). Une tendance a été observée selon laquelle davantage de participants sous rFVIIa souffraient d'événements indésirables thromboemboliques graves (RR 1,37, IC à 95 % de 0,74 à 2,55).

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