Interventions destinées à prévenir ou traiter les maladies rénales graves chez des patients atteints du purpura de Schönlein-Henoch

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Le purpura de Schönlein-Henoch (PSH) cause l'inflammation de petits vaisseaux sanguins chez les enfants et affecte environ 20/100 000 enfants par an. Les symptômes et signes comprennent l'éruption purpurique de la peau (petites tâches et bleus plus grands), la douleur abdominale, l'hémorragie gastro-intestinale, la douleur et le gonflement des articulations, le gonflement du visage et la preuve d'une maladie rénale avec la présence de sang et de protéines dans l'urine. La maladie rénale survient chez environ un sur trois enfants atteints de PSH. Chez la plupart d'entre eux, la maladie est discrète (petites quantités de sang dans l'urine uniquement) et se dissipe complètement ; cependant, un nombre d'enfants est atteint d'une maladie rénale persistante qui peut évoluer et conduire à l'insuffisance rénale. Les traitements avec médicaments qui suppriment le système immunitaire (prednisone) et les traitements pour prévenir la coagulation sanguine (aspirine, héparine) ont été administrés à des enfants sous diagnostic pour prévenir l'apparition d'une maladie rénale grave. Tous les traitements qui suppriment le système immunitaire (prednisone, méthylprednisolone, cyclophosphamide et cyclosporine) ont été utilisés pour essayer de traiter les maladies rénales graves en cas de PSH et de prévenir l'insuffisance rénale.

Cette revue a identifié cinq études (789 enfants) qui ont comparé les comprimés administrés pendant 14-28 jours et les comprimés de placebo ou aucun traitement spécifique pour la prévention de maladies rénales graves 6-12 mois après la manifestation du PSH. Aucune réduction significative de la fréquence des maladies rénales graves n'a pu être démontrée. Deux études (138 enfants) n'ont pas démontré de bénéfices liés à l'administration d'aspirines ou de dipyridamole (agents antiagrégants plaquettaires) pour prévenir les maladies rénales graves. Une étude (228 enfants) a suggéré que l'héparine administrée par injection pourrait réduire le risque de maladies rénales graves mais ce traitement avait le potentiel de déclencher un effet secondaire d'hémorragie grave ; son administration n'est donc pas justifiée lorsque seulement un tiers des enfants est atteint d'une maladie rénale qui n'est pas grave et disparaît complètement dans la plupart des cas.

Chez les enfants atteints d'une maladie rénale grave, une étude (56 enfants) a démontré que le cyclophosphamide n'était pas plus efficace que le traitement de soutien pour prévenir l'insuffisance rénale. Une deuxième étude (19 enfants) n'a pas détecté de différences à l'égard des bénéfices entre la cyclosporine et la méthylprednisolone/prednisone, mais les nombres étaient insuffisants pour exclure complètement un bénéfice.

La plupart des études n'ont pas présenté de données sur les effets secondaires des traitements administrés.

Peu de données ont été fournies par les études randomisées ayant examiné les interventions utilisées pour prévenir ou traiter les maladies rénales graves en cas de PSH, exception faite de la prednisone à court terme pour prévenir la maladie rénale. Aucune preuve n'a été obtenue sur les bénéfices de la prednisone par rapport au placebo et aucune thérapie spécifique n'a été mise en place pour prévenir les maladies rénales graves en cas de PSH.

Conclusions des auteurs: 

Les données des ECR pour une intervention quelconque utilisée pour améliorer les résultats rénaux chez des enfants atteints de PSH sont très clairsemées, exception faite de la prednisone à court terme. Aucune preuve n'a été apporté concernant les bénéfices de la prednisone pour prévenir les maladies rénales graves à long terme en cas de PSH.

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Contexte: 

Déterminer les bénéfices et les inconvénients des thérapies utilisées pour prévenir ou traiter les maladies rénales graves en cas de purpura de Schönlein-Henoch (PSH).

Objectifs: 

Pour évaluer les bénéfices et les inconvénients des différents agents (utilisés individuellement ou en association) par rapport au placebo ou aucun traitement ou un autre agent pour prévenir le traitement des maladies rénales graves chez les patients atteints de PSH.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) et les quasi-ECR ont été identifiés dans le registre spécialisé de Cochrane Renal Group, le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE et EMBASE grâce à des stratégies de recherche hautement sensible combinées avec des termes de recherche pour le PSH.

Critères de sélection: 

Les ECR qui comparent une intervention quelconque pour prévenir ou traiter les maladies rénales graves en cas de PSH comparée avec le placebo, aucun traitement ou d'autres agents ont été inclus.

Recueil et analyse des données: 

Trois auteurs ont évalué indépendamment la qualité de l'essai et extrait les données de chaque étude. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant le modèle à effets aléatoires et les résultats ont été exprimés sous la forme de risque relatif (RR) pour les résultats dichotomiques et la différence moyenne (DM) pour les résultats continus avec des intervalles de confiance (IC) à 95%.

Résultats principaux: 

Dix études (1 230 enfants) ont été identifiées. Aucune différence significative n'a été observée concernant le risque de maladie rénale grave persistante à six mois (3 études, 379 enfants : RR de 0,51, IC à 95 % de 0,24 à 1,11) et à 12 mois (3 études, 498 enfants : RR de 1,02, IC à 95 % de 0,40 à 2,62) chez des enfants à qui on a administré de la prednisone pendant 14 à 28 jours au moment de la manifestation du PSH par rapport au placebo ou un traitement de soutien. Chez les enfants atteints d'une maladie rénale grave, aucune différence significatives n'a été observée concernant le risque de maladie rénale persistante avec le cyclophosphamide par rapport au traitement de soutien (1 étude, 56 enfants : RR de 1,07, IC à 95 % de 0,65 à 1,78) et avec la cyclosporine par rapport à la méthylprednisolone (1 étude, 19 enfants : RR 0,39, IC à 95% entre 0,14 et 1,06).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.