Traitement médicamenteux contre le syndrome confusionnel (délirium) chez les patients adultes atteints d'une maladie en phase terminale

Il n'existe que des preuves limitées issues d'essais cliniques sur le rôle du traitement médicamenteux contre le syndrome confusionnel (délirium) chez les patients en phase terminale. L'élément clé du syndrome confusionnel (délirium) est une détérioration de la conscience . Les personnes peuvent présenter une altération de la mémoire de la pensée et du jugement et devenir désorientées. Ils peuvent ressentir des hallucinations ou des idées délirantes éprouvantes. Elle survient fréquemment chez les patients atteints d'une maladie terminale et peuvent être causées par la maladie elle -même ou comme un effet secondaire de traitements médicamenteux pour la prise en charge des symptômes. Notre recherche dans la littérature internationale pour les essais portant sur des traitements médicamenteux contre le syndrome confusionnel (délirium) chez les patients atteints d'une maladie terminale nous a permis d'identifier une étude de petite taille, et il n'a donc pas été possible d'évaluer l'efficacité des options de traitement médicamenteux. On espère que cette revue fournira une incitation pour des recherches supplémentaires.

Conclusions des auteurs: 

On n'a toujours pas suffisamment de preuves pour tirer des conclusions concernant le rôle de la pharmacothérapie pour le traitement du syndrome confusionnel (délirium) chez les patients en phase terminale. Aussi, les praticiens devraient continuer à suivre les directives cliniques actuelles. De futures recherches sont essentielles.

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Contexte: 

Le syndrome confusionnel (délirium) est un syndrome caractérisé par des troubles de la conscience (souvent fluctuants), de la cognition et de la perception. Chez les patients en phase terminale il est l'une des causes les plus courantes de l'admission en établissement sanitaire. le syndrome confusionnel (délirium) peut être dû à un bon nombre de causes et le traitement doit viser à combattre ces causes plutôt que le groupe des symptômes. Dans les cas où ce n'est pas possible, ou que le traitement ne s'avère pas efficace, l'utilisation d'un traitement médicamenteux pour gérer les symptômes peut devenir nécessaire . Ceci est une mise à jour de la revue publiée sur le « Traitement médicamenteux contre le délirium chez les patients adultes atteints d'une maladie en phase terminale" dans La Bibliothèque Cochrane 2004, numéro 2 ( Jackson 2004).

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité des traitements médicamenteux pour traiter le syndrome confusionnel (délirium) chez les patients adultes en phase terminale d'une maladie.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans les sources suivantes : CENTRAL ( La Bibliothèque Cochrane 2012, numéro 7), MEDLINE (de 1966 à 2012), EMBASE (de 1980 à 2012), CINAHL (de 1982 à 2012) et PSYCINFO (de 1990 à 2012).

Critères de sélection: 

Essais prospectifs avec ou sans randomisation ou mise en aveugle portant sur l'utilisation de traitements médicamenteux contre le syndrome confusionnel (délirium) chez les patients adultes en phase terminale d'une maladie.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont indépendamment évalué la qualité des essais au moyen de méthodes standardisées et extrait les données des essais. Nous avons recueilli les critères de jugement liés à l'efficacité et aux effets indésirables.

Résultats principaux: 

Un essai remplissait les critères d'inclusion. Dans la recherche mise à jour en 2012, nous avons repéré 3066 références bibliographiques, mais nous n'avons identifié aucun nouvel essai. L'essai inclus évaluait 30 patients atteints de SIDA hospitalisés recevant un de ces trois agents : Chlorpromazine, halopéridol et lorazépam. L'essai documentait insuffisamment les caractéristiques méthodologiques clés. Globalement, il avait constaté que les patients dans le groupe de la chlorpromazine et ceux du groupe de l'halopéridol présentaient moins de symptômes de syndrome confusionnel (délirium) lors du suivi ( inférieur au seuil de diagnostic en utilisant les critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-III) et que les deux étaient aussi efficaces (différence moyenne (DM) à deux jours 0,37 ; intervalle de confiance (IC) à 5,32 -4.58 ; entre deux et six jours, DM de -0,21 ; IC à 95 % -5.35 à 4,93). La chlorpromazine et l'halopéridol n'ont pas été trouvés différents pour améliorer l'état cognitif à court terme (à 48 heures), mais lors du suivi ultérieur l'état cognitif s'était dégradé chez les patients sous chlorpromazine. Chez les patients randomisés pour du lorazépam on n'observait pas d'amélioration au deuxième jour par rapport à l'inclusion.. Tous les patients sous lorazépam (n =6) ont développé des effets indésirables, notamment de l'hypersudation et la confusion s'est aggravée, ce qui a conduit à l'arrêt de l'essai de ce médicament.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.