Est-ce que le fait de commenter les effets du tabagisme sur leur organisme aide les personnes à arrêter de fumer ?

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L'évaluation biomédicale du risque est un processus qui permet de fournir aux fumeurs des commentaires sur les effets physiques du tabagisme en utilisant des mesures physiologiques (par exemple : La mesure du monoxyde de carbone exhalé ou les épreuves fonctionnelles respiratoires). Il a été considéré comme un outil pour encourager les fumeurs à arrêter de fumer. Cette revue comprend 15 études, parmi lesquelles seules deux ont constaté que l'évaluation biomédicale du risque a accru de façon significative le sevrage à long terme. Dans une étude, les fumeurs qui avaient leur fonction pulmonaire testée et les résultats - en termes d'âge pulmonaire par rapport à leur âge réels - leur avaient été expliqués, étaient plus susceptibles d'arrêter de fumer que les personnes ayant reçu le même test sans explication. Dans une autre étude, des images des artères présentées aux fumeurs légers ont démontré qu'ils étaient plus susceptibles d'arrêter de fumer que ceux qui n'avaient pas vu les images. Même si les preuves sont de qualité mitigée, elles ne suggèrent pas que d'autres types d'évaluation biomédicale du risque augmentent les chances d'un fumeur à arrêter par rapport aux traitements standard.

Conclusions des auteurs: 

Il existe peu de preuves concernant les effets de la plupart des types d'examens biomédicaux d'évaluation des risques sur le sevrage tabagique. Des quinze études incluses, seules deux ont détecté un effet significatif de l'intervention. La spirométrie, combinée avec une interprétation des résultats en termes d'âge pulmonaire, avait eu un effet significatif dans un seul essai de bonne qualité, mais les preuves ne sont pas optimales. Un essai de la plaque dentaire carotidienne à l'aide de dépistage de l'échographie a également détecté un effet significatif, mais une deuxième étude à plus grande échelle, avec une démarche de commentaires similaires, n'a pas décelé de preuves d'un effet. Seules deux paires d'études ont été suffisamment semblables en termes de recrutements, de paramètres et d'interventions pour permettre des méta-analyses; aucun n'a trouvé de preuve d'un effet. La qualité mixte des preuves ne corroborent pas l'hypothèse que d'autres types d'évaluation biomédicale du risque augmentent le sevrage tabagique en comparaison avec un traitement standard. Les preuves sont insuffisantes pour évaluer l'hypothèse selon laquelle plusieurs types d'évaluation sont plus efficaces qu'une seule forme d'évaluation.

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Contexte: 

Une stratégie possible pour augmenter les taux de sevrage tabagique pourrait être de fournir aux fumeurs, en contact avec les systèmes de santé, des commentaires sur les effets biomédicaux ou les possibles effets futurs du tabagisme, par ex. le taux de monoxyde de carbone expiré (CO), la fonction pulmonaire ou une prédisposition génétique de cancer du poumon.

Objectifs: 

Déterminer si l'évaluation biomédicale du risque, en plus de différents niveaux de suivi est efficace pour contribuer au sevrage tabagique.

La stratégie de recherche documentaire: 

Pour la mise à jour la plus récente, nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur le tabagisme en juillet 2012 pour les études ajoutées depuis la dernière mise à jour en 2009.

Critères de sélection: 

Les critères d'inclusion étaient les suivants : un protocole d'essai contrôlé randomisé, des sujets participants à des interventions de sevrage tabagique, des interventions basées sur un examen biomédical afin d'augmenter la motivation de sevrage, des groupes témoins recevant toutes les autres composantes d'intervention, un critère de jugement de taux de sevrage tabagique au moins six mois après le début de l'intervention.

Recueil et analyse des données: 

Deux évaluateurs ont indépendamment effectué l'extraction des données de chaque article, les désaccords étant résolus par consensus. Les résultats ont été exprimés sous la forme du risque relatif (RR) pour le sevrage tabagique avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %. Lorsque cela était approprié, un effet combiné a été estimé à l'aide d'un modèle à effets fixes de Mantel-Haenszel.

Résultats principaux: 

Nous avons inclus 15 essais utilisant une variété d'examens biomédicaux. Deux paires d'essais avaient suffisamment de recrutements, de paramètres et d'interventions similaires pour calculer un effet combiné; il n'y avait aucune preuve indiquant que le monoxyde de carbone (CO) en soins primaire (RR 1,06, IC à 95 % 0,85 à 1,32) ou que la spirométrie en soins primaire (RR 1,18, IC à 95 % 0,77 à 1,81) avait augmenté les taux de sevrage. Nous n'avons pas regroupé les 11 essais restant en raison de la présence d'une importante hétérogénéité clinique. Des 11 essais restants, deux essais ont révélé des effets bénéfiques statistiquement significatifs : Un essai en soins primaires a détecté un bénéfice significatif de commentaires sur l'âge pulmonaire après la spirométrie (RR 2,12, IC à 95 % 1,24 à 3,62) et un essai ayant utilisé l'échographie des artères carotides et fémorales et des photographies de plaques avait détecté un bénéfice (RR 2,77, IC à 95 % 1,04 à 7,41), mais avait porté sur une population de fumeurs légers et a été jugé comme étant à risque incertain de biais dans les deux autres domaines. Neuf autres essais n'ont pas détecté d'effets significatifs. L'un de ces essais évaluait les commentaires du CO et ceux combinés avec une prédisposition génétique, comme deux interventions différentes; aucune des trois comparaisons possibles n'avait détecté d'effets significatifs. Un essai avait utilisé la mesure du CO, un seul utilisait l'échographie des artères carotide et deux avaient testé des marqueurs génétiques. Les quatre autres essais utilisaient des commentaires en combinant le CO et la spirométrie dans différents contextes.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.