Prise unique de célécoxib par voie orale pour le traitement de la douleur postopératoire

La douleur aiguë est souvent ressentie immédiatement après la blessure. Suite à une opération, la plupart des patients ont une douleur modérée ou sévère. Les personnes souffrant de douleur sont habituées aux médicaments analgésiques. Elles ont souvent eu les dents de sagesse retirées. La douleur est souvent traitée avec des analgésiques administrés par voie orale. Les résultats peuvent être appliqués à d'autres formes de la douleur aiguë.

Une série de revues a examiné l'efficacité des médicaments analgésiques. Cette revue a examiné un médicament appelé le célécoxib. Le célécoxib est le plus souvent utilisé pour soulager les douleurs chroniques provoquées par l'arthrose et est fait partie du groupe de médicaments appelé anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Lorsqu’il est utilisé pendant une longue période, le célécoxib à moins d'effets secondaires sur le système digestif que d'autres AINS.

Cette revue a évalué les informations issues de 10 études qui utilisaient le célécoxib pour la douleur aiguë. Un peu plus de 3 personnes sur 10 (33%), prenant du célécoxib à 200 mg et plus de 4 sur 10 (43%) prenant du célécoxib à 400 mg, ont ressenti un soulagement la douleur (au moins 50%) comparé à environ 1 sur 10 (fourchette de 1% à 11%) avec un placebo. En comparant les résultats des différentes études, elles ont montré que la dose de 200 mg de célécoxib était au moins aussi efficace que l'aspirine 600 à 650 mg et le paracétamol (acétaminophène) à 1 000 mg pour soulager la douleur postopératoire, tandis qu'une dose de 400 mg était au moins aussi efficace que l'ibuprofène 400 mg. Le nombre de personnes ayant ressenti des effets indésirables était similaires pour le célécoxib et le placebo. L'arrêt du traitement en raison de ces effets était également à des taux similaires. Un événement indésirable sévère (destruction des muscles), était probablement lié au célécoxib.

Conclusions des auteurs: 

Le célécoxib en prise unique par voie orale est un analgésique efficace pour le traitement de la douleur postopératoire. La comparaison indirecte suggère que la dose de 400 mg présente une efficacité semblable à l'ibuprofène à 400 mg.

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Contexte: 

Ceci est une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois dans La Bibliothèque Cochrane dans le numéro 4, 2008, et mise à jour dans le numéro 3, 2012. Le célécoxib est un inhibiteur sélectif de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2), il est généralement prescrit pour soulager les douleurs chroniques de l'arthrose et de l'arthrite rhumatoïde. Le célécoxib est susceptible d’être associé à un nombre plus réduit d'effets gastro-duodénaux indésirables que les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) conventionnels. Son efficacité contre les douleurs aiguës a été démontrée dans les revues antérieures.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité analgésique et les effets indésirables d'une prise unique de célécoxib par voie orale pour le traitement de la douleur postopératoire modérée à aiguë chez l'adulte.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE, l'Oxford Pain Database et ClinicalTrials.gov. La recherche la plus récente a été effectuée le 31 mai 2013.

Critères de sélection: 

Nous avons inclus les essais contrôlés par placebo, randomisés (ECR), en double aveugle, portant sur des adultes ayant été prescrit une dose de célécoxib par voie orale ou un placebo contre la douleur postopératoire aiguë.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de revue ont évalué la qualité des études et ont extrait les données. Nous avons converti le soulagement de la douleur (TOTPAR) ou la différence d'intensité de la douleur (DID) en information dichotomique, rapportant le nombre de patients ayant ressenti un soulagement de la douleur d'au moins 50% pendant quatre à six heures. Nous l’avons utilisé pour calculer le bénéfice relatif (BR) et le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice (NST), pour qu'un patient atteigne avec le célécoxib un soulagement maximal de la douleur d'au moins 50 % qu'il n'aurait pas atteint avec le placebo. Nous avons utilisé les informations sur l'usage d'un médicament de secours pour calculer la proportion de participants nécessitant un médicament de secours et la moyenne pondérée du délai moyen avant usage.

Résultats principaux: 

Dix études (1 785 participants) ont répondu aux critères d'inclusion. Les deux nouvelles études dans cette mise à jour ont été identifiées dans la précédente mise à jour, mais les données n'étaient pas disponibles. Il reste trois études non publiées potentiellement pertinentes pour lesquelles les données ne sont pas disponibles à ce jour.

Le NST pour le célécoxib à 200 mg et à 400 mg comparé au placebo pour un soulagement de la douleur d'au moins 50% sur quatre à six heures a été de 4,2 (intervalle de confiance (IC) à 95% de 3,4 à 5,6) et de 2,6 (IC à 95% de 2,3 à 3,0), respectivement. Le délai moyen avant usage d'un médicament de secours a été de 6,6 heures avec le célécoxib à 200 mg, de 8,4 heures avec le célécoxib à 400 mg et de 2,3 heures avec un placebo. La proportion de participants nécessitant un médicament de secours sur 24 heures a été de 74% avec célécoxib à 200 mg, 63% pour le célécoxib à 400 mg et 91% pour le placebo. Le NST, pour éviter qu'un patient utilise un médicament de secours, a été de 4,8 (de 3,5 à 7,7) et de 3,5 (IC à 95% de 2,9 à 4,6) pour le célécoxib à 200 mg et 400 mg, respectivement. Les effets indésirables ont été généralement d'une gravité légère à modérée et ont été ressentis par une proportion similaire de participants dans le les groupes de célécoxib et de placebo. Un effet indésirable grave, qui était probablement lié au célécoxib, a été signalé.

Notes de traduction: 

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.