Comparaison entre la gonadotrophine chorionique humaine recombinante et celle provenant de l'urine pour l'induction de l'ovulation dans la procréation assistée

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La gonadotrophine chorionique humaine provenant de l'urine (uhCG) est utilisée depuis plus de 30 ans pour permettre la maturation des ovules humains et déclencher l'ovulation. Des médicaments artificiels similaires, la gonadotrophine chorionique humaine recombinante (rhCG) et l'hormone lutéinisante recombinante (rLH), ont été mis au point. Les résultats de cette revue de 14 essais contrôlés randomisés portant sur 2 306 femmes stériles indiquent qu'il n'existe aucune différence en termes de résultats en matière de reproduction entre les différentes formes d'hCG utilisées. Par conséquent, nous recommandons de poursuivre l'utilisation de l'uhCG pour la maturation finale des ovocytes puisqu'elle est bon marché, efficace et plus facilement disponible.

Conclusions des auteurs: 

Nous concluons qu'il n'existe aucune preuve indiquant une différence entre la rhCG ou la rhLH et l'uhCG dans l'obtention d'une maturation folliculaire finale dans la FIV, les taux de grossesse et l'incidence du SHO étant équivalents. D'après ces données, l'uHCG reste le meilleur choix pour le déclenchement de la maturation finale des ovocytes dans les cycles de traitement de FIV et d'IICS.

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Contexte: 

Depuis quelques décennies, la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) provenant de l'urine est utilisée pour induire le déclenchement de la maturation finale des ovocytes dans les cycles de fécondation in vitro (FIV) et d'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (IICS). La technologie recombinante a permis la production de deux médicaments qui peuvent être utilisés dans le même but, pour imiter la poussée d'hormone lutéinisante (LH) endogène. Cela permet d'ajuster la production commerciale en fonction des besoins du marché, l'élimination de la totalité des contaminants présents dans l'urine, et l'administration d'un composé par voie sous-cutanée en toute sécurité et avec une moindre variation entre les différents lots. Cependant, avant de modifier la pratique, l'efficacité des médicaments recombinants doit être connue par rapport à celle de la gonadotrophine chorionique humaine provenant de l'urine (uhCG) actuellement utilisée.

Objectifs: 

Afin d'évaluer l’efficacité et l’innocuité de l'hCG recombinante (rhCG) sous-cutanée et de la LH recombinante (rLH) à forte dose par rapport à l'uhCG intramusculaire dans l'induction du déclenchement de la maturation finale des ovocytes dans les cycles de FIV et d'IICS,

La stratégie de recherche documentaire: 

nous avons effectué des recherches dans le registre des essais du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et de la fertilité (janvier 2010), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library 2010), MEDLINE (de 1966 à janvier 2010) et EMBASE (de 1980 à janvier 2010).

Critères de sélection: 

Deux auteurs de la revue ont indépendamment analysé les titres et les résumés et sélectionné ceux qui paraissaient pertinents pour la collecte de l'article complet. Seuls les essais contrôlés véritablement randomisés comparant la rhCG et la rLH à l'hCG provenant de l'urine pour le déclenchement de la maturation finale des ovocytes dans les cycles de FIV et d'IICS dans le traitement de l'infertilité chez les femmes normo-gonadotropes ont été inclus.

Recueil et analyse des données: 

L'évaluation en vue de l'inclusion ou de l'exclusion, l’évaluation de la qualité et l'extraction des données ont été réalisées de façon indépendante par deux auteurs. Les divergences ont fait l'objet de discussions en présence d'un troisième auteur et un consensus a été atteint. L'évaluation de la qualité comprenait la méthode de randomisation, l'assignation secrète, la mise en aveugle des participants et des évaluateurs, l'indication d'un calcul de puissance et l'analyse en intention de traiter.

Résultats principaux: 

Quatorze ECR (n = 2 306) ont été identifiés ; 11 comparaient la rhCG à l'uhCG et trois comparaient la rhLH à l'uhCG. Il n'a été observé aucune preuve d'une différence statistiquement significative entre la rhCG et l'uhCG en matière de taux de grossesses en cours ou de naissances vivantes (6 ECR : RC 1,04, IC à 95 % 0,79 à 1,37 , P = 0,83, I2 = 0 %). Il n'y avait pas de différence significative en termes d'incidence du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) entre la rhCG et l'uhCG (3 ECR : RC 1,5, IC à 95 % 0,37 à 4,1 ; P = 0,37, I2 = 0 %). Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre la rhLH et l'uhCG en matière de taux de grossesses en cours ou de naissances vivantes (RC 0,94, IC à 95 % 0,50 à 1,76) et d'incidence du SHO (RC 0,82, IC à 95 % 0,39 à 1,69). Ces résultats laissent ouverte la possibilité de fortes différences en faveur de l'un ou l'autre traitement aussi bien pour les grossesses en cours que pour le SHO.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.