corticoïdes intranasaux pour le contrôle de l'asthme chez les patients présentant un asthme et une rhinite coexistants

Depuis près de 20 ans, on considère que les pulvérisations nasales contenant des corticoïdes peuvent améliorer les résultats de l'asthme chez les patients présentant un asthme et une rhinite coexistants. Les corticoïdes intranasaux avaient peu d'effets secondaires chez les patients atteints d'asthme léger, mais l'amélioration des scores de symptômes et de la fonction pulmonaire pourrait être due au hasard. Les corticoïdes intranasaux peuvent constituer un traitement alternatif prometteur chez les patients atteints de rhinite et d'asthme léger. Des recherches supplémentaires sont nécessaires avant de modifier les pratiques actuelles en matière de prescription de corticoïdes administrés par inhalateurs oraux pour l'asthme et par pulvérisations nasales pour la rhinite.

Conclusions des auteurs: 

Les corticoïdes intranasaux étaient bien tolérés. Les CSIN tendaient à améliorer les symptômes de l'asthme et le volume expiratoire maximal en une seconde mais les résultats n'atteignaient pas un niveau significatif. La combinaison de corticoïdes intranasaux et intrabronchiques devrait être maintenue dans la pratique clinique tant que d'autres recherches n'auront pas été effectuées.

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Contexte: 

La rhinite allergique et l'asthme sont déclenchés par des mécanismes allergiques similaires. Sachant qu'ils peuvent être la manifestation d'une même maladie des voies respiratoires, les corticoïdes intranasaux (CSIN) pourraient permettre d'améliorer l'asthme. Pourtant, aucun protocole de prise en charge de l'asthme ne recommande les corticoïdes intranasaux dans cette maladie.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité des corticoïdes intranasaux pour les résultats de l'asthme chez les patients atteints de rhinite et d'asthme.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre des essais du groupe Cochrane sur les voies respiratoires, le registre Cochrane central des essais contrôlés (numéro 1, 2003), MEDLINE et les références bibliographiques des articles. Nous avons également pris contact avec des investigateurs dans ce domaine. La dernière recherche a été effectuée en mars 2004.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés comparant des corticoïdes intranasaux à un placebo intranasal ou à d'autres traitements traditionnels de l'asthme ont été inclus. Les corticoïdes intrabronchiques n'étaient pas admissibles, mais un appareil combinant des corticoïdes intranasaux et intrabronchiques a été considéré comme une technique principalement CSIN et a également été comparé à un placebo.

Recueil et analyse des données: 

Deux évaluateurs ont évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante. Les auteurs des essais ont été contactés pour obtenir des informations supplémentaires. L'évaluation de la qualité des 14 études éligibles a été effectuée à l'aide du score de Jadad et du classement de l'assignation secrète. L'analyse statistique des données continues a été effectuée au moyen de la différence moyenne pondérée ou de la différence moyenne standardisée.

Résultats principaux: 

Quatorze essais portant sur 477 patients ont été inclus. La méta-analyse des résultats de l'asthme ne montrait aucun bénéfice statistiquement significatif des CSIN dans le traitement de l'asthme. Pour les scores de symptômes et le volume expiratoire maximal en une seconde, une tendance se dégageait en faveur d'un effet bénéfique des CSIN. Pour les scores de symptômes de l'asthme (deux études en parallèle), la différence moyenne standardisée était de 0,61 (intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre -0,04 et 1,26). La méta-analyse du volume expiratoire maximal en une seconde (cinq études en parallèle) produisait une différence moyenne standardisée de 0,31 (IC à 95 %, entre -0,04 et 0,65). Dans les études en parallèle, la méta-analyse du débit expiratoire de pointe produisait une différence moyenne standardisée de -0,10 litre/mn (IC à 95 %, entre -0,55 et 0,35) pour le débit expiratoire de pointe moyen (trois études). La méta-analyse de la réactivité des voies respiratoires à la méthacholine (trois études en parallèle) produisait une différence moyenne standardisée de -0,20 (IC à 95 %, entre 0,64 et 0,24).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.