Chez les garçons subissant une circoncision, la nécessité d'une analgésie supplémentaire (de secours) est similaire qu'un bloc caudal ou pénien soit utilisé.

La douleur postopératoire après la circoncision entraine fréquemment des pleurs, une instabilité et une agitation qui peuvent être associés à une incidence accrue des saignements. Par conséquent, la douleur doit être anticipée et efficacement contrôlée. Un bloc épidural caudal est effectué avec le patient partiellement couché sur le ventre ou couché sur le côté. C'est l'une des techniques anesthésiques locales les plus courantes utilisées chez les enfants. Par comparaison avec le bloc pénien, la nécessité d'une analgésie de secours était similaire. Pour les garçons assez âgés pour marcher, le bloc pénien peut être préférable au bloc caudal car le bloc caudal peut entraîner une faiblesse temporaire des jambes. Aucune différence dans la nécessité d'une analgésie de secours n'a été observée lorsque le bloc caudal a été comparé avec les opiacés par voie parentérale (par injection). Les autres méthodes comme de simples analgésiques et des anesthésiques locaux topiques (crèmes et gels) n'ont pas été suffisamment évaluées et doivent être comparées au bloc caudal.

Conclusions des auteurs: 

Des différences dans la nécessité d'une analgésie de secours ou d'une autre analgésie n'ont pas pu être détectées entre les méthodes de bloc caudal, parentéral et pénien. En chirurgie ambulatoire, le bloc pénien peut être préférable au bloc caudal chez les enfants assez âgés pour marcher en raison de la possibilité d'une faiblesse temporaire des jambes à la suite du bloc caudal. Les preuves issues des essais sont limitées par le petit nombre ainsi qu'une mauvaise qualité méthodologique des essais. Des essais bien conçus comparant le bloc épidural caudal avec d'autres méthodes, telles que la morphine, les simples analgésiques et les crèmes, les émulsions ou les gels anesthésiques locaux topiques sont indispensables.

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Contexte: 

Les techniques pour minimiser l'inconfort postopératoire de la chirurgie pénienne, telle que la circoncision, incluent le bloc caudal ; le bloc pénien ; les opiacés systémiques et une crème, une émulsion ou un gel anesthésiques locaux topiques.

Objectifs: 

Comparer les effets de l'analgésie péridurale caudale avec d'autres formes d'analgésie postopératoire après la circoncision chez les garçons.

Stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (The Cochrane Library 2008, numéro 1), MEDLINE (jusqu'au mois d'avril 2008) et EMBASE (jusqu'au mois d'avril 2008).

Critères de sélection: 

Les essais randomisés et quasi-randomisés d'analgésie postopératoire par bloc épidural caudal comparée à l'analgésie non caudale chez les garçons, âgés de 28 jours à 16 ans, subissant une intervention chirurgicale élective pour la circoncision.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont, indépendamment, évalué l'éligibilité des études, extrait les données et évalué le risque de biais dans les études incluses.

Résultats principaux: 

Nous avons inclus 10 essais portant sur 721 garçons. Aucune différence n'a été observée entre l'analgésie caudale et parentérale concernant la nécessité d'une analgésie de secours ou d'une autre analgésie (risque relatif (RR) 0,41, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,12 à 1,43 ; 4 essais, 235 garçons ; modèle à effets aléatoires) ou quant à l'incidence des nausées et des vomissements (RR = 0,61 ; IC à 95 % 0,36 à 1,05 ; 4 essais, 235 garçons). Aucune différence dans la nécessité d'une analgésie de secours ou d'une autre analgésie n'a été observée pour le bloc caudal comparé au bloc pénien du nerf dorsal (BPND) (RR 1,25, IC à 95 % 0,64 à 2,44 ; 4 essais, 336 garçons ; modèle à effets aléatoires). Aucune différence n'a été observée entre le bloc caudal et le BPND concernant l'incidence des nausées et des vomissements (RR 1,88, IC à 95 % 0,70 à 5,04 ; 4 essais, 334 garçons ; modèle à effets aléatoires) ou des complications individuelles sauf pour le bloc moteur (RR 17,00, IC à 95 % 1,01 à 286,82 ; 1 essai, 100 garçons) et la faiblesse motrice ou la faiblesse des jambes (RR 10,67, IC à 95 % 1,32 à 86,09 ; 2 essais, 107 garçons). Celles-ci étaient significativement plus fréquentes dans les groupes du bloc caudal que dans celui du BPND. Aucune différence n'a été observée entre l'analgésie caudale et rectale ou intraveineuse concernant la nécessité d'une analgésie de secours ou tout autre résultat (2 essais, 162 garçons).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.