Les preuves ne sont pas suffisantes pour recommander le dépistage régulier pour le cancer du poumon

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Le cancer du poumon est la cause de décès lié au cancer la plus commune dans les pays occidentaux. Il se développe en 20 ans approximativement et le tabagisme en est une cause connue. La plupart des cancers du poumon ne sont pas découverts précocement dans le développement de la maladie. Un dépistage régulier est proposé aux personnes considérées comme étant à risque d'être touchées par la maladie. Des essais ont été réalisés sur des méthodes de détection précoce, comme l'analyse des expectorations, la radiographie et le scanner thoracique par tomodensitométrie (TDM), afin de déterminer si elles permettaient d'obtenir une différence au niveau du nombre de personnes traitées par chirurgie et du nombre de personnes décédées des suites de la maladie. Dans cette revue nous avons examiné les preuves issues de ces essais et avons conclu que le dépistage précoce ne semble pas avoir un impact important sur ces deux paramètres. La revue a mis en évidence que des radiographies du thorax fréquentes pouvaient avoir des effets nocifs sur le patient. Une recherche plus poussée est nécessaire dans ce domaine.

Conclusions des auteurs: 

Les preuves actuelles ne sont pas favorables au dépistage du cancer du poumon par radiographie du thorax ou cytologie des expectorations. Un dépistage par radiographies fréquentes pourrait être nocif. Des essais rigoureux du point de vue méthodologique sont nécessaires.

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Contexte: 

Dans la plupart des pays, aucune mesure de dépistage du cancer du poumon n'a été mise en place au sein de la population ; cependant, il n'a pas été établi clairement si les analyses des expectorations, les radiographies du thorax ou des méthodes plus récentes telles que la tomodensitométrie (TDM) sont efficaces pour réduire la mortalité due au cancer du poumon.

Objectifs: 

Déterminer si le dépistage du cancer du poumon, via l'analyse régulière des expectorations, des radiographies du thorax ou des scanners du thorax par tomodensitométrie, réduit la mortalité due au cancer du poumon.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté des bases de données électroniques (le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (la librairie Cochrane 2007, numéro 4), MEDLINE (1966 à 2007), PREMEDLINE et EMBASE (jusqu'à 2007)) et des bibliographies. Nous avons effectué une recherche manuelle dans le journal Lung Cancer (jusqu'en 2000) et pris contact avec des experts du domaine, afin d'identifier des essais publiés et non publiés.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés portant sur le dépistage du cancer du poumon par l'analyse des expectorations, la radiographie du thorax ou la TDM du thorax.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons effectué une analyse de l'intention de dépister. Lorsque l'hétérogénéité statistique était significative, nous avons consigné les risques relatifs (RR) à l'aide du modèle à effets aléatoires. Pour les autres critères de jugement, nous avons utilisé le modèle à effets fixes.

Résultats principaux: 

Nous avons inclus sept essais (six études contrôlées randomisées et un essai contrôlé non randomisé) avec un total de 245 610 sujets. Aucune étude ne comprenait un groupe témoin non dépisté. Le dépistage fréquent par radiographie du thorax a été associé à une augmentation relative de 11% de la mortalité due au cancer du poumon, par rapport à un dépistage moins fréquent (RR 1,11, IC à 95% entre 1,00 et 1,23). Nous avons observé une tendance, non significative du point de vue statistique, à la réduction de la mortalité due au cancer du poumon lorsque le dépistage par radiographie et cytologie des expectorations était comparé à la radiographie seule (RR 0,88, IC à 95% entre 0,74 et 1,03). Plusieurs des études incluses présentaient des faiblesses méthodologiques potentielles. Aucune étude contrôlée ne portait sur le scanner TDM à balayage spiralé.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.