Les antagonistes de la gonadolibérine pour les couples hypofertiles subissant une induction de l'ovulation dans le cadre d'un programme de procréation assistée

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Les analogues de la gonadolibérine (GnRH) sont utilisés lors de la stimulation de l'ovulation pour éviter que le cycle ne soit cassé par une poussée prématurée de l'hormone lutéinisante (LH). Les deux principales catégories d'analogues sont les agonistes et les antagonistes. Les deux sont fréquemment utilisés dans les programmes de procréation assistée. Cette revue actualisée a évalué l'efficacité et l'innocuité des antagonistes de la GnRH par rapport au protocole d'agonistes de la GnRH (protocole long) plus largement utilisé. Quarante-cinq études contrôlées randomisées ont été incluses et les données regroupées ont montré que l'utilisation d'antagonistes de la GnRH conduit à des taux similaires de naissances vivantes, mais à une incidence nettement plus faible du syndrome d'hyperstimulation ovarienne sévère.

Conclusions des auteurs: 

L'utilisation d'un antagoniste comparée aux longs protocoles d'agonistes de la GnRH a été associée à une réduction importante du SHO et il n'y avait aucune preuve d'une différence dans les taux de naissances vivantes.

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Contexte: 

Les antagonistes de la gonadolibérine (GnRH) peuvent être utilisés pour prévenir une poussée d'hormone lutéinisante (LH) en phase d'hyperstimulation ovarienne contrôlée (HOC) sans les effets secondaires hypo-oestrogéniques, la flambée ou la longue période de re-régulation associée aux agonistes. Les antagonistes inhibent directement et rapidement la libération de gonadotrophine en quelques heures en se liant de façon compétitive aux récepteurs hypophysaires de la GnRH. Cette propriété permet leur utilisation à tout moment au cours de la phase folliculaire. Plusieurs schémas différents ont été décrits, comme les protocoles à dose multiple fixe (0,25 mg par jour du sixième au septième jour de la stimulation), à dose multiple souple (0,25 mg par jour quand le follicule le plus avancé fait de 14 à 15 mm) et à dose unique (administration unique de 3 mg au jour 7 à 8 de la stimulation), avec ou sans l'ajout d'un contraceptif oral. En outre, les femmes recevant des antagonistes se sont avérées avoir une plus faible incidence du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO). En supposant des résultats cliniques comparables pour les protocoles d'antagonistes et d'agonistes, ces avantages justifieraient de passer du long protocole standard d'agonistes à des régimes d'antagonistes. Cette revue est une mise à jour d’une revue Cochrane publiée pour la première fois en 2001 et précédemment mise à jour en 2006.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité et l'innocuité des antagonistes de la gonadolibérine (GnRH) par rapport au long protocole standard d'agonistes de la GnRH pour l'hyperstimulation ovarienne contrôlée dans un cycle de procréation assistée

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches électroniques dans les grandes bases de données, comme le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et l'hypofertilité, CENTRAL, MEDLINE et EMBASE (de 1987 à avril 2010), et passé manuellement au crible les bibliographies de publications et revues pertinentes, et les résumés de congrès scientifiques importants, par exemple de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie et de l'American Society for Reproductive Medicine.

Critères de sélection: 

Deux auteurs de la revue ont indépendamment examiné les références pertinentes, à la recherche d'essais contrôlés randomisés (ECR) ayant comparé différents protocoles d'agonistes versus d'antagonistes chez les femmes subissant une FIV ou ICSI.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont, de manière indépendante, évalué les risques de biais des essais et extrait les données. Si des données pertinentes étaient manquantes ou peu claires, les auteurs ont été contactés pour éclaircissements.

Résultats principaux: 

Quarante-cinq ECR (n = 7511) ayant comparé le protocole d'antagonistes au long protocole d'agonistes, remplissaient les critères d'inclusion Il n'y avait aucune preuve d'une différence statistiquement significative dans les taux de naissances vivantes (9 ECR ; rapport des cotes (RC) 0,86 ; IC à 95% 0,69 à 1,08). Il y avait une incidence plus faible de manière statistiquement significative du SHO dans le groupe à antagonistes de la GnRH (29 ECR ; RC 0,43 ; IC à 95% 0,33 à 0,57).

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.