Prostanoïdes pour le traitement de la claudication intermittente

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La claudication intermittente est un symptôme de l'ischémie des membres inférieurs qui résulte de la maladie occlusive artérielle périphérique (MOAP). La prostaglandine E1 (PGE1) et la prostacycline (PGI2) sont des médicaments vasoactifs utilisés dans la MOAP pour réduire l'insuffisance artérielle. Cette revue a identifié dix-huit études randomisées. Cinq études comparaient les effets de la PGE1 parentérale versus placebo et, d'après les résultats individuels, les patients atteints d'une MOAP de stade II ont démontré des augmentations significatives des distances de marche ; plusieurs études ont rapporté que la capacité de marche restait accrue même après l'arrêt du traitement. La prostacycline orale ou intraveineuse et les analogues stables n'ont pas augmenté les distances de marche. Les effets secondaires avec la PGE1 comprenaient une réaction locale au point d'injection et des bouffées vasomotrices.

Conclusions des auteurs: 

En raison de l'hétérogénéité entre la plupart des études incluses, nous n'avons pas combiné les parties pertinentes des données par méta-analyse. D'après les résultats individuels de la littérature publiée, chez les patients souffrant de claudication intermittente l'administration (intraveineuse ou intra-artérielle) de PGE1 semble bénéfique en ce qu'elle améliore significativement leur capacité de marche. D'autres essais randomisés, en double aveugle, bien menés, avec un nombre suffisant de participants pour fournir des informations solides au plan statistique, doivent être réalisés pour confirmer les résultats de cette revue.

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Contexte: 

La maladie occlusive artérielle périphérique (MOAP) est une cause courante de morbidité dans la population générale. Si de nombreuses études ont établi l'efficacité des prostanoïdes dans les stades III et IV de la MOAP, la question du rôle des prostanoïdes comme traitement alternatif ou complémentaire chez les patients souffrant de claudicatio intermittens (MOAP II) n'a pas encore obtenu de réponse claire.

Objectifs: 

L'objectif de cette revue était d'évaluer les effets des prostanoïdes chez les patients présentant une claudication intermittente.

La stratégie de recherche documentaire: 

Des recherches informatisées ont été effectuées dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les maladies vasculaires périphériques (dernière recherche en juillet 2004), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (dernière recherche dans The Cochrane Library numéro 2, 2004), MEDLINE et EMBASE. De plus, des recherches manuelles ont été effectuées dans des revues pertinentes.

Critères de sélection: 

Les essais cliniques randomisés décrivant les effets des prostanoïdes dans le traitement de patients souffrant de claudication intermittente ont été pris en considération pour inclusion.

Recueil et analyse des données: 

Tous les évaluateurs ont évalué la qualité des études et ont extrait les données de manière ouverte. Les analyses statistiques, comprenant des tests de l'hétérogénéité et de l'effet global, ont été réalisées au moyen de MetaView sous Review Manager 4.2. Toutes les valeurs numériques sont exprimées sous la forme d'une moyenne +/- écart type (SD).

Résultats principaux: 

Dix-huit études ont été incluses dans l'analyse. Une hétérogénéité significative entre les études incluses a été détectée dans la plupart des analyses en sous-groupes. Cinq études comparaient les effets de la prostaglandine E1 (PGE1) versus placebo et ont indiqué dans leurs résultats individuels des augmentations significatives des distances de marche après l'administration de la PGE1. L'augmentation des distances de marche obtenue semble ne pas être uniquement un effet à court terme, car plusieurs études ont indiqué que la capacité de marche restait accrue même après l'arrêt du traitement. En revanche, la prostacycline orale ou intraveineuse n'a pas augmenté significativement les distances de marche.

Au moins une réaction indésirable a été rapportée par 23,6 % des participants traités à la prostacycline (PGI2), et à ses analogues et par 13,7 % des participants traités à la PGE1.

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