Soutien pendant la grossesse pour les femmes présentant un risque accru d'accouchement de bébés à faible poids de naissance

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Les programmes apportant un soutien supplémentaire au cours de la grossesse n'ont pas été efficaces pour réduire le nombre de bébés nés trop tôt et de bébés ayant un faible poids de naissance.

Les bébés nés de mères socialement défavorisées sont plus susceptibles d'être de petite taille et donc d'avoir des problèmes de santé. Les programmes apportant un soutien émotionnel, une aide pratique et des conseils, ont été proposés en plus des soins habituels. La revue de 17 essais contrôlés randomisés, portant sur un total de 12 264 femmes, a découvert que les femmes qui recevaient un soutien supplémentaire au cours de la grossesse étaient moins susceptibles d'être hospitalisées en raison de complications de grossesse et d'accoucher par césarienne. Cependant, le soutien supplémentaire n'a pas réduit la probabilité d'une naissance trop précoce ou d'un bébé de plus petite taille que prévue.

Conclusions des auteurs: 

Les femmes enceintes ont besoin du soutien de membres de la famille attentionnés, d'amis et de professionnels de santé. Si les programmes qui apportent un soutien supplémentaire pendant la grossesse ont peu de chances d'empêcher cette grossesse de déboucher sur la naissance d'un bébé prématuré ou à faible poids de naissance, ils peuvent être utiles pour réduire la probabilité d'hospitalisation prénatale et d'accouchement par césarienne.

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Contexte: 

Les études démontrent unanimement une relation entre le handicap social et le faible poids de naissance. De nombreux pays ont des programmes proposant une aide spéciale aux femmes considérées comme présentant un risque d'accouchement d'un nourrisson à faible poids de naissance. Ces programmes peuvent comprendre des conseils et des consultations (concernant la nutrition, le repos, la gestion du stress, l'alcool et la consommation de drogues à usage récréatif), une aide matérielle (par ex., le transport pour des rendez-vous cliniques, une aide ménagère) et un soutien émotionnel. Ces programmes peuvent être dispensés par des équipes pluridisciplinaires de professionnels de santé, un personnel non qualifié formé spécialement, ou un mélange de personnel non qualifié et de professionnels.

Objectifs: 

Le principal objectif était d'évaluer l'effet de programmes proposant un soutien social supplémentaire, comparé aux soins ordinaires, pour les femmes enceintes considérées comme présentant un grand risque d'accouchement de bébés prématurés ou ayant un poids inférieur à 2 500 g à la naissance, ou les deux. Les objectifs secondaires étaient de déterminer si l'efficacité du soutien était influencée par le moment du démarrage du programme (précoce versus tardif au cours de la grossesse) ou le type d'intervenant (professionnel de santé ou personnel non professionnel).

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (janvier 2010).

Critères de sélection: 

Les essais randomisés portant sur le soutien supplémentaire au cours des grossesses à risque soit par un professionnel (travailleur social, sage-femme ou infirmière) ou une personne non professionnelle formée spécialement, comparé aux soins ordinaires. Nous avons défini le soutien supplémentaire comme une forme de soutien émotionnel (par ex. une consultation, un réconfort, une écoute compatissante) et des informations ou des conseils, ou les deux, soit à domicile ou lors de rendez-vous cliniques, ce qui pouvait inclure une aide matérielle (par ex., le transport pour des rendez-vous cliniques, une assistance pour la garde d'autres enfants au domicile).

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont évalué la qualité méthodologique. Nous avons procédé à une double saisie des données.

Résultats principaux: 

Nous avons inclus 17 essais (12 264 femmes). Les programmes proposant un soutien social supplémentaire aux femmes enceintes à risque n'ont pas été associés à des améliorations des critères de jugement périnatals, mais il a été observé une réduction de la probabilité des hospitalisations prénatales (trois essais ; n = 737 ; RR 0,79, IC à 95 % 0,68 à 0,92) et des accouchements par césarienne (neuf essais ; n = 4 522 ; RR 0,87, IC à 95 % 0,78 à 0,97).

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