Hormone de croissance pour la fécondation in vitro

Avant d'entamer un cycle de fécondation in vitro, certaines femmes ont besoin d'aide pour ovuler et l'hormone de croissance pourrait remplir ce rôle. Le but est de réduire l'utilisation de la gonadotrophine pour la stimulation ovarienne, car cette hormone peut provoquer une grossesse multiple. La revue des essais n'a pas trouvé de preuve que l'hormone de croissance permettait d'améliorer les taux de naissances chez les femmes nécessitant une induction de l'ovulation avant la fécondation in vitro. Il y a cependant des preuves d'une élévation des taux de grossesses et de naissances chez les femmes considérées comme « mauvaises répondeuses » à la fécondation in vitro. Des recherches supplémentaires doivent être effectuées.

Conclusions des auteurs: 

Bien que l'utilisation de l'hormone de croissance chez les « mauvaises répondeuses » se soit avérée améliorer significativement les taux de naissances vivantes, nous avons été incapables d'identifier les sous-groupes de « mauvaises répondeuses » qui bénéficieraient le plus de l'hormone de croissance adjuvante. Le résultat doit être interprété avec prudence, les essais inclus étant peu nombreux et à effectifs réduits. En conséquence, avant que l'on puisse recommander l'hormone de croissance adjuvante dans la fécondation in vitro, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour définir pleinement son rôle.

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Contexte: 

L'utilisation de l'hormone de croissance a été envisagée aux fins d'améliorer les résultats des cycles de fécondation in vitro. L'amélioration des résultats de la fécondation in vitro est particulièrement importante pour les femmes hypofertiles qui sont considérées comme « mauvaises répondeuses ».

Objectifs: 

Afin d'évaluer l'efficacité de l'hormone de croissance adjuvante dans les protocoles de fécondation in vitro,

La stratégie de recherche documentaire: 

nous avons effectué une recherche dans le registre d'essais cliniques du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et l'hypofertilité (en juin 2009), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library 2009, numéro 2), MEDLINE (de 1966 à juin 2009), EMBASE (de 1980 à juin 2009) et Biological Abstracts (de 1969 à juin 2009).

Critères de sélection: 

Tout essai contrôlé randomisé a été inclus s'il avait traité l'objet de la recherche et fourni des données de résultat pour les participantes des groupes d'intervention et de contrôle.

Recueil et analyse des données: 

L'évaluation des risques de biais des essais et l'extraction des données pertinentes ont été réalisées indépendamment par deux auteurs de la revue.

Résultats principaux: 

Dix études (totalisant 440 couples hypofertiles) ont été incluses. Les résultats de la méta-analyse n'ont pas montré que l'utilisation adjuvante systématique de l'hormone de croissance dans les protocoles de fécondation in vitro faisait une différence au niveau des mesures de résultat et des événements indésirables. Toutefois, la méta-analyse a mis en lumière une différence statistiquement significative dans les taux de naissances vivantes et les taux de grossesses en faveur de l'utilisation adjuvante de l'hormone de croissance dans les protocoles de fécondation in vitro chez les femmes considérées comme « mauvaises répondeuses », sans augmentation des effets indésirables (RC 5,39 ; IC à 95% 1,89 à 15,35) et (RC 3,28 ; IC à 95% 1,74 à 6,20) respectivement.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.