Utilisation des antibiotiques dans le traitement de la gonorrhée pendant la grossesse

Les femmes enceintes atteintes de gonorrhée qui prennent de la pénicilline, de la spectinomycine ou de la ceftriaxone sont bien moins susceptibles de présenter des signes d'infection.

La Neisseria gonorrhoeae est une bactérie transmise pendant les rapports sexuels et provoquant une infection dans la région génitale. Les femmes enceintes atteintes de gonorrhée peuvent transmettre l'infection aux bébés au cours de l'accouchement. Cela peut affecter la vue du bébé et provoquer une cécité. La revue de deux essais, portant sur 346 femmes, a découvert des preuves indiquant que les femmes enceintes qui prennent de la pénicilline, de la spectinomycine, de la ceftriaxone ou de la céfixime sont bien moins susceptibles de présenter des signes de gonorrhée une semaine à 10 jours plus tard. Des recherches supplémentaires doivent être menées pour découvrir quel traitement antibiotique est le plus efficace pour prévenir l'infection du bébé.

Conclusions des auteurs: 

Le nombre de femmes incluses dans chacune des comparaisons est faible et, par conséquent, bien qu'aucune différence n'ait été détectée entre les différents schémas d'antibiothérapie, les essais ont été limités dans leur capacité à détecter des différences importantes, mais modestes. Pour les femmes qui sont allergiques à la pénicilline, cette revue laisse entendre que le traitement au ceftriaxone ou à la spectinomycine semble avoir une efficacité similaire pour entraîner une guérison microbiologique.

[Remarque : Les 18 références dans la section en attente de classification de la revue pourraient modifier les conclusions de la revue après avoir été évaluées.]

Lire le résumé complet...
Contexte: 

La Neisseria gonorrhoeae peut être transmise de l'appareil génital de la mère au nouveau-né au cours de l'accouchement et peut provoquer une ophtalmie gonococcique du nouveau-né, ainsi qu'une infection néonatale systémique. Elle peut également provoquer une endométrite et une septicémie pelvienne chez la mère.

Objectifs: 

L'objectif de cette revue était d'évaluer les effets des schémas d'antibiothérapie pour le traitement de l'infection génitale gonorrhéique pendant la grossesse concernant la morbidité néonatale et maternelle.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons mis à jour la recherche du registre d'essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (le 30 juin 2009) et avons ajouté les résultats à la section en attente de classification de la revue. Nous avons mis à jour ces recherches le 3 janvier 2012 ; aucun nouvel essai n'a été identifié.

Critères de sélection: 

Les essais randomisés portant sur un schéma thérapeutique par antibiotiques versus un autre chez les femmes enceintes atteintes d'infection génitale gonococcique confirmée par culture.

Recueil et analyse des données: 

L'éligibilité et la qualité des essais ont été évaluées par un auteur de la revue.

Résultats principaux: 

Deux essais impliquant 346 femmes ont été inclus. Le seul critère de jugement inclus dans ces essais était l'incidence de la « guérison » évaluée par une culture bactérienne. L'échec d'une « guérison microbiologique » a été similaire pour chaque schéma thérapeutique par antibiotiques : amoxicilline plus probénécid comparé à la spectinomycine (rapport des cotes de Peto (RC de Peto) 2,29, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,74 à 7,08), amoxicilline plus probénécid comparé à la ceftriaxone (RC de Peto 2,29, IC à 95 % 0,74 à 7,08) et ceftriaxone comparé à la céfixime (RC de Peto 1,22, IC à 95 % 0,16 à 9,01). Les effets secondaires ont été rares pour tous les schémas thérapeutiques testés.

Notes de traduction: 

Cette revue a été abandonnée par l'équipe d'origine de la revue. Si vous souhaitez mettre à jour cette revue, veuillez faire part de votre intérêt en remplissant le formulaire d'enregistrement de titre, que vous trouverez sur notre site web http://pregnancy.cochrane.org/, et le faire parvenir par courrier électronique au rédacteur en chef.

Tools
Information
Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.