Traitement au domicile versus à l'hôpital pour l'ictère néonatal non compliqué chez les nourrissons nés à terme

Les nouveau-nés développent couramment une affection appelée ictère. L'ictère est la conséquence de l'accumulation dans la peau et les yeux d'un pigment jaune-orangé appelé bilirubine. Une augmentation des concentrations de bilirubine peut être dangereuse pour le cerveau et peut avoir de profonds effets néfastes à long terme. La photothérapie est une forme de traitement utilisée chez les nouveau-nés pour réduire les niveaux de bilirubine. La « photothérapie au domicile » peut être utilisée dans l'environnement domestique, avec une supervision appropriée. La photothérapie au domicile est utilisée uniquement en cas d'ictère du nouveau-né non compliqué. La photothérapie au domicile peut offrir certains avantages, tels qu'une réduction des coûts hospitaliers et une amélioration du lien mère-enfant. Par contre, la photothérapie au domicile pourrait être associée à des problèmes tels qu'un risque accru d'effets nocifs de la bilirubine sur le cerveau et de réadmission à l'hôpital. Dans cette revue Cochrane, la photothérapie au domicile a été comparée à la photothérapie en milieu hospitalier pour l'ictère non compliqué chez les nouveau-nés nés à terme. Les auteurs de la revue n'ont trouvé aucune étude répondant aux critères d'éligibilité. Les auteurs de cette revue Cochrane en concluent que des preuves de bonne qualité ne sont pas actuellement disponibles pour soutenir ou réfuter l'utilisation de la photothérapie au domicile pour l'ictère néonatal non compliqué.

Conclusions des auteurs: 

Aucune preuve de bonne qualité n'est actuellement disponible pour soutenir ou réfuter la pratique de la photothérapie au domicile pour l'ictère non hémolytique chez les nourrissons nés à plus de 37 semaines de gestation.

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Contexte: 

La photothérapie est couramment utilisée pour le traitement de l'ictère néonatal, et la photothérapie au domicile est aujourd'hui utilisée dans certains centres. La photothérapie au domicile offre de possibles avantages en évitant l'allongement de la durée des hospitalisations, en promouvant le lien mère-enfant et en réduisant les coûts d'hospitalisation. Les problèmes potentiels incluent une augmentation de la durée de la photothérapie, une augmentation de la réadmission à l'hôpital et un risque accru d'encéphalopathie bilirubinémique.

Objectifs: 

Comparer la photothérapie au domicile seul versus la photothérapie en milieu hospitalier seul ou à une combinaison de la photothérapie en milieu hospitalier et au domicile pour la prise en charge de l'ictère non hémolytique chez les nourrissons nés à terme jusqu'à 28 jours d'âge. Nous avions prévu d'inclure des sous-groupes spécifiques pour la durée du séjour à l'hôpital, la méthode de la photothérapie et des critères pour la disposition à la sortie de l'hôpital.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la néonatologie, le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) janvier 2013, numéro 1, qui fait partie de la Bibliothèque Cochrane, MEDLINE (de 1966 au 15 février 2013), CINAHL (de 1982 au 15 février 2013) et EMBASE (de 1988 au 15 février 2013). Nous avons recherché dans les résumés des Pediatric Academic Societies' Annual Meetings 2000 à 2013. Nous avons recherché des essais en cours sur les sites web suivants : ClinicalTrials.gov (http://clinicaltrials.gov/) et Current Controlled Trials (http://controlled-trials.com/).

Critères de sélection: 

Études randomisées et quasi randomisées comparant les nourrissons nés à terme ayant reçu une photothérapie exclusivement au domicile versus à l'hôpital ou une combinaison des deux pour un ictère non hémolytique.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont de façon indépendante évalué la qualité des essais et extrait les données.

Résultats principaux: 

Aucune étude répondant aux critères d'éligibilité prédéfinis n'a été identifiée.

Notes de traduction: 
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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.