Traitement chirurgical des fractures de l'avant-bras chez les enfants (fractures affectant la diaphyse du radius et de l'ulna)

Les fractures de la diaphyse des os de l'avant-bras constituent une blessure fréquente chez les enfants, et sont provoquées par une chute sur une main tendue. L'avant-bras comporte deux os : le radius et l'ulna. L'un et/ou l'autre de ces os peuvent se fracturer en réponse à une chute..

La forme des os de l'avant-bras est importante pour le mouvement de torsion de la main, par exemple lorsque l'on prend la monnaie que nous tend un commerçant avec la paume ouverte (supination) ou que l'on tourne une clé dans une porte (avec un mouvement de rotation de la paume vers le bas - pronation). Le traitement des fractures de l'avant-bras a pour objectif de restaurer la forme des os de manière à restaurer la capacité de supination et de pronation.

La première phase du traitement comprend la manipulation (mise en place) des os pour qu'ils reprennent leur forme correcte. Cette étape est généralement réalisée sous anesthésie. La deuxième phase comprend la stabilisation des os fracturés soit à l'aide d'un plâtre (traitement conservateur) soit à l'aide de prothèses métalliques (traitement chirurgical).

Cette revue avait pour objectif d'examiner les données d'essais contrôlés randomisés comparant les méthodes conservatrices et chirurgicales et d'essais comparant différentes méthodes chirurgicales pour le traitement de ces fractures. Nous espérions trouver les méthodes les plus appropriées en termes de fonction et de complications. Malgré une recherche minutieuse, nous n'avons pas trouvé d'éléments probants issus d'études convenablement menées permettant de favoriser la prise de décisions éclairées sur le traitement de ces fractures.

Conclusions des auteurs: 

Il existe un manque de données issus d’essais contrôlés randomisés pour informer si une intervention chirurgicale est nécessaire et sur quel type d'intervention chirurgicale est le plus approprié pour traiter les enfants présentant des fractures diaphysaires du radius, de l'ulna ou de ces deux os.

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Contexte: 

Les fractures diaphysaires de l'avant-bras constituent une blessure fréquente chez les enfants, et sont souvent provoquées par une chute. Les options thérapeutiques comprennent l'intervention non chirurgicale (manipulation et application d'un plâtre) et les options chirurgicales telles que la fixation interne avec des clous médullaires ou avec une plaque et des vis.

Objectifs: 

Évaluer les effets (bénéfices et préjudices) a) des interventions chirurgicales en comparaison avec les interventions non chirurgicales, et b) des différentes interventions chirurgicales destinées à la fixation des fractures diaphysaires des os de l'avant-bras chez les enfants.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans la base de données spécialisée du groupe Cochrane sur les traumatismes osseux, articulaires et musculaires (mars 2011), le registre Cochrane des essais contrôlés (The Cochrane Library, 2011 Numéro 1), MEDLINE (1948 à la 4e semaine du mois de février 2011), EMBASE (1980 à la 9e semaine de l'année 2011), des registres d’essais cliniques et des bibliographies d'articles.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés ou quasi-randomisés comparant l'intervention chirurgicale et l'intervention non chirurgicale, ou différents types d'interventions chirurgicales pour la fixation des fractures diaphysaires de l'avant-bras chez les enfants.

Recueil et analyse des données: 

Tous les auteurs de revue ont examiné indépendamment les résultats de recherche pour identifier les essais à inclure.

Résultats principaux: 

Après passage au crible de 163 références bibliographiques, nous avons identifié 15 études potentiellement admissibles dont 14 ont été exclues et une correspondait à un essai en cours. Par conséquent, aucune étude ne remplissait les critères d’inclusion de cette revue.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.