Sulpiride versus placebo pour traiter la schizophrénie

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

La schizophrénie est une maladie mentale grave qui se caractérise par un ensemble de symptômes tels que des hallucinations, des délires, une désorganisation et un retrait social. Il peut parfois s'agir d'une maladie à vie et les personnes recevant ce diagnostic sont généralement traitées par des médicaments antipsychotiques. Il peut y avoir une différence assez considérable en termes de coût entre les antipsychotiques récemment développés (de deuxième génération) et les plus anciens (de première génération), mais les médicaments plus anciens peuvent provoquer considérablement plus d'effets secondaires de mouvement et de nombreuses personnes ne les tolèrent pas. Dans les pays en développement, le coût des médicaments peut être un facteur majeur lors de la prescription ; les médicaments de première génération sont donc plus souvent employés.

Le sulpiride est un antipsychotique de première génération qui est réputé pour entraîner moins d'effets indésirables. De plus, les personnes dont les symptômes principaux sont des aspects de retrait social pourraient mieux répondre au sulpiride qu'à certains autres antipsychotiques anciens. Cette revue examine des essais comparant le sulpiride et un placebo chez les personnes souffrant de schizophrénie ou de maladies psychotiques similaires. Les deux études contenaient un total de 113 personnes souffrant de schizophrénie chronique (longue durée), duraient toutes deux 12 semaines et étaient menées dans des hôpitaux. La majorité des données issues de ces essais n'étaient pas rapportés de sorte à produire des statistiques significatives. Cependant, dans un essai le sulpiride n'améliorait pas significativement plus les symptômes négatifs que le placebo (lorsque tous ces symptômes étaient mesurés). Pourtant, le symptôme négatif du comportement social du participant pris seul montrait une amélioration significative dans le groupe du sulpiride. Les effets secondaires potentiels du médicament n'étaient pas mesurés, mais le nombre de personnes abandonnant l'essai précocement n'était pas significativement différent entre les deux groupes. Le sulpiride est un antipsychotique bon marché qui est utilisé dans le monde entier. Un essai contrôlé randomisé bien planifié, mené et rapporté nous permettrait donc de mieux connaître ce médicament.

(Le résumé simplifié a été préparé pour cette revue par Janey Antoniou de RETHINK, Royaume-Uni www.rethink.org).

Conclusions des auteurs: 

Le sulpiride pourrait être un antipsychotique efficace mais les preuves de sa supériorité par rapport au placebo issues d'essais randomisés sont très limitées. La pratique devra se fonder sur des preuves provenant d'autres sources jusqu'à ce que de meilleures preuves soient générées.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Le sulpiride est un médicament antipsychotique relativement ancien connu pour sa faible incidence d'effets indésirables et son effet sur les symptômes de la schizophrénie. Cet antipsychotique relativement bon marché présente un profil neuropharmacologique similaire à plusieurs médicaments atypiques de nouvelle génération.

Objectifs: 

Évaluer les effets du sulpiride pour la schizophrénie et d'autres maladies mentales graves similaires par rapport à un placebo.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre d'essais du groupe Cochrane de Schizophrénie (septembre 2008) et les références bibliographiques de toutes les études identifiées pour obtenir d'autres citations d'essais. Nous avons contacté des sociétés pharmaceutiques et les auteurs des essais afin d'obtenir des informations supplémentaires.

Nous avons mis à jour cette recherche le 16 mai 2012 et ajouté les résultats à la section en attente de classification de la revue.

Critères de sélection: 

Nous avons inclus tous les essais contrôlés randomisés (ECR) comparant le sulpiride et un placebo pour les personnes souffrant de schizophrénie et d'autres psychoses similaires à la schizophrénie. Le critère de jugement principal était la réponse cliniquement significative de l'état général.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons examiné les références bibliographiques et les résumés de manière indépendante et obtenu les articles, que nous avons réexaminés et dont nous avons évalué la qualité. IMO et JW ont extrait les données. Nous avons analysé les données dichotomiques en utilisant le risque relatif (RR) à effets aléatoires et estimé les intervalles de confiance (IC) à 95 %. Lorsque des données continues étaient inclues, nous les avons analysées en utilisant les différences moyennes pondérées (DMP) à effets aléatoires avec un intervalle de confiance de 95 %.

Résultats principaux: 

Deux essais de courte durée comparaient le sulpiride et un placebo (total n=113). Concernant l'état mental, aucune différence évidente n'a été observée entre les groupes pour les symptômes positifs ou négatifs (n=18, 1 ECR, DMP sous-score négatif de l'échelle Manchester -0,30 IC entre -1,66 et 1,06). n=18, 1 ECR, DMP SANS 2,90 IC entre -0,14 et 5,94). Peu de personnes avaient abandonné ces études au bout de trois mois (n=113, 2 ECR, RR 1,00 IC entre 0,25 et 4,00). Un résultat de sous-score a montré que le sulpiride améliorait le comportement social (n=18, 1 ECR, DMP -2,90 IC entre -5,60 et -0,20). Aucune donnée n'était fournie pour de nombreux critères de jugement importants tels que l'état fonctionnel général, l'utilisation de service de santé ou les effets indésirables.

Recherche mise à jour en 2012 : les 8 nouvelles références bibliographiques dans la section de classification en attente de la revue pourraient modifier les résultats et les conclusions une fois évaluées.

Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.