PMC pour les femmes hypofertiles atteintes du SOPK

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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie endocrinienne complexe touchant le système reproducteur et pouvant affecter la capacité des femmes à concevoir. Soixante à 70 % des cas d'hypofertilité anovulatoire sont induits par le SOPK. Il a été rapporté que les plantes médicinales chinoises (PMC) représentaient une approche alternative pour les femmes hypofertiles atteintes du SOPK. Quatre essais contrôlés randomisés (ECR) ont été identifiés. Il n'existe pas suffisamment de preuves pour pouvoir établir des conclusions quant à l'efficacité et à la sécurité des PMC en termes de taux de naissances vivantes, de taux de grossesses, de taux d'ovulation et d'événements indésirables chez les femmes hypofertiles atteintes du SOPK.

Conclusions des auteurs: 

Il existe peu de preuves indiquant que l'addition de PMC au clomiphène est associée à une amélioration des critères de jugement de grossesse clinique et aucune preuve d'un quelconque autre effet. La méthodologie des ECR n'était pas notifiée de manière adéquate dans les études principales.

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Contexte: 

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est l'une des plus courantes anomalies endocriniennes du système reproducteur, touchant 5 % à 10 % des femmes en âge de procréer. Les médicaments occidentaux, tels que les contraceptifs oraux et les insulinosensibilisants, sont couramment utilisés pour améliorer les symptômes et les signes du SOPK. Récemment, de nombreuses études portant sur les plantes médicinales chinoises (PMC) comme traitement alternatif pour les femmes atteintes du SOPK ont été publiées.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité et la sécurité des plantes médicinales chinoises pour les femmes hypofertiles atteintes du SOPK.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons cherché dans les bases de données suivantes (de leur origine respective jusqu'à mars 2010) : le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et de la fertilité (MDSG), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE, Allied and Complementary Medicine (AMED), PsycINFO, Chinese National Knowledge Infrastructure (CNKI), VIP, Wanfang. En outre, toutes les bibliographies des essais inclus ont été examinées et des experts dans le domaine ont été contactés afin de localiser des essais.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur l'utilisation des PMC pour le traitement des femmes hypofertiles atteintes du SOPK.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont, de façon indépendante, sélectionné les essais pouvant être inclus, évalué leur qualité méthodologique et extrait les données. Nous avons contacté les auteurs principaux afin d'obtenir des informations supplémentaires. Une méta-analyse a été réalisée. Le rapport de cotes (RC) a été utilisé pour notifier les données dichotomiques avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %.

Résultats principaux: 

Quatre ECR, portant sur un total de 344 participantes, ont été inclus. Le risque de biais méthodologique dans les études incluses était médiocre. Différentes interventions ont été utilisées dans ces quatre ECR.

Des preuves ont indiqué une différence statistiquement significative concernant l'amélioration du taux de grossesses (par femme) entre les PMC plus clomiphène et le clomiphène (RC 2,97, IC à 95 % 1,71 à 5,17). Cependant, aucune différence statistiquement significative n'a été observée dans les autres groupes de comparaison concernant l'amélioration du taux de grossesses (par femme).

Il n'y a eu aucune preuve d'une différence statistiquement significative concernant l'amélioration du taux d'ovulation (par femme) entre les PMC et le clomiphène (RC 1,42, IC à 95 % 0,19 à 10,49), entre les PMC plus multiperforation ovarienne par voie laparoscopique (MOL) et MOL (RC 2,43, IC à 95 % 0,39 à 15,08).

Il n'y a eu aucune preuve d'une différence statistiquement significative entre les PMC plus aspiration folliculaire, l'induction de l'ovulation et l'aspiration folliculaire plus induction de l'ovulation concernant les effets indésirables, notamment les follicules lutéinisés non rompus (FULS pour luteinised unruptured follicle), le SHO et les grossesses multiples.

Le taux de naissances vivantes n'a été rapporté par aucune étude.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.