Interventions psychologiques précoces à séances multiples pour la prévention de l'état de stress post-traumatique

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Les événements traumatiques peuvent avoir un impact significatif sur la capacité d'adaptation des individus, des familles et de la société dans son ensemble. Par le passé, des interventions à séance unique, telles qu'un débriefing psychologique, étaient largement utilisées pour prévenir les difficultés psychologiques chroniques. Néanmoins, de précédentes revues ont observé que les interventions individuelles à séance unique n'étaient pas efficaces pour prévenir l'état de stress post-traumatique (ESPT). D'autres formes d'interventions ont été développées afin de tenter de prévenir le développement d'un ESPT chez les individus exposés à un traumatisme. Cette revue a évalué les résultats de 11 études examinant diverses interventions psychologiques visant à prévenir l'ESPT. Nous n'avons identifié aucune preuve favorable à l'utilisation d'une intervention générique. Certaines preuves indiquaient que les résultats des interventions à séances multiples pourraient être inférieurs à une absence d'intervention chez certains individus. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d'évaluer les méthodes les plus efficaces pour apporter une aide psychologique précoce après un événement traumatique.

Conclusions des auteurs: 

Les résultats suggèrent qu'aucune intervention psychologique ne peut être systématiquement recommandée après un événement traumatique, et que les interventions à séances multiples, tout comme les interventions à séance unique, pourraient avoir des effets indésirables chez certains individus. Dans la pratique, ces résultats indiquent qu'à l'heure actuelle, les interventions à séances multiples ciblant tous les individus exposés à des événements traumatiques ne devraient pas être utilisées. D'autres études mieux planifiées et examinant de nouvelles approches en matière d'intervention précoce sont désormais nécessaires.

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Contexte: 

La prévention de la détresse psychologique de longue durée revêt une importance majeure après un événement traumatique. Les revues systématiques ont suggéré que le débriefing psychologique individuel n'était pas efficace pour prévenir l'état de stress post-traumatique (ESPT). Récemment, d'autres formes d'interventions ont été développées dans le but de prévenir l'ESPT.

Objectifs: 

Examiner l'efficacité des interventions psychologiques précoces à séances multiples initiées dans les trois mois suivant un événement traumatique et visant à prévenir l'ESPT. Les interventions psychologiques individuelles/de groupe à séance unique ont été exclues.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les bases de données électroniques ont fait l'objet d'une recherche systématique, et la recherche la plus récente a été effectuée en août 2008. Les revues Journal of Traumatic Stress et Journal of Consulting and Clinical Psychology ont fait l'objet d'une recherche manuelle pour les deux dernières années. Des contacts personnels ont été établis avec les principaux experts de ce domaine.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés portant sur n'importe quel type d'intervention ou de traitement psychologique précoce à séances multiples (deux séances ou plus) conçu pour prévenir les symptômes d'ESPT.

Recueil et analyse des données: 

Les données ont été saisies à l'aide du logiciel Review Manager. La qualité méthodologique des études incluses a été évaluée individuellement par deux auteurs de revue. Les données ont été analysées à l'aide de Review Manager 4.2 afin de présenter les effets globaux. La différence moyenne a été utilisée pour la méta-analyse des résultats continus, et le risque relatif pour les résultats dichotomiques.

Résultats principaux: 

Onze études portant sur un total de 941 participants évaluaient des interventions psychologiques de courte durée visant à prévenir l'ESPT chez des individus exposés à un événement traumatique spécifique, et examinaient une gamme d'interventions hétérogènes. Huit études ont été utilisées dans la méta-analyse. Aucune différence notable n'était observée en termes de résultat initial entre le groupe expérimental et le groupe témoin pour les mesures de résultats principales de ces interventions (k = 5, n = 479 ; RR 0,84; IC à 95% entre 0,60 et 1,17). Une tendance à la hausse des symptômes d'ESPT rapportés par les patients était observée lors du suivi à 3-6 mois chez les patients ayant fait l'objet d'une intervention (k = 4, n = 292 ; DMS de 0,23 ; IC à 95% entre 0,00 et 0,46). Deux études comparaient une intervention de structuration de la mémoire à une écoute active. Aucune preuve ne venait étayer l'efficacité de cette intervention.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.