Interventions (autres que pharmacologiques, psychosociales ou psychologiques) pour le traitement de la dépression prénatale

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Les preuves sont insuffisantes pour déterminer si le massage maternel ou les interventions d'acupuncture spécifiques à la dépression étaient efficaces pour traiter la dépression prénatale.

Bien que la grossesse ait été considérée comme une période de bien-être émotionnel pour la plupart des femmes, environ 12 % souffrent de dépression prénatale. Les recherches suggèrent que les femmes à faible revenu, qui manquent de soutien social, exposées à un stress important ou à des événements négatifs et qui manquent de relations, présentent un risque accru de développer une dépression prénatale. Malheureusement, la dépression pendant la grossesse est associée à de mauvais comportements d'autosoins maternels qui peuvent avoir un impact sur la santé du bébé et expose la femme à un risque accru de dépression du post-partum. De nombreuses femmes refusent de prendre des médicaments pendant leur grossesse et préfèrent d'autres formes de traitement. Cette analyse documentaire n'a trouvé qu'un seul essai portant sur 61 américaines évaluant le massage maternel et l'acupuncture spécifique à la dépression (insertion d'aiguilles dans les tissus à des fins curatives) pour le traitement de la dépression prénatale. Cet essai n'a pas fourni suffisamment de preuves pour déterminer si ces traitements étaient efficaces contre la dépression prénatale. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Conclusions des auteurs: 

Les preuves ne sont pas suffisamment concluantes pour nous permettre de recommander le massage ou l'acupuncture spécifique à la dépression pour le traitement de la dépression prénatale. L'essai inclus était trop restreint et son échantillon trop spécifique pour donner lieu à des recommandations.

[Remarque : Les onze références dans la section de classification en attente de la revue pourraient modifier les conclusions de la revue après avoir été évaluées.]

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Contexte: 

Bien que la grossesse ait été longtemps considérée comme une période de bien-être émotionnel pour la plupart des femmes, les protégeant de tout trouble psychiatrique, une récente méta-analyse de 21 études suggère que la prévalence moyenne de la dépression sur la période prénatale est de 10,7 %, comprise entre 7,4 % au cours du premier trimestre et pas moins de 12,8 % au cours du deuxième trimestre. Compte tenu des préférences thérapeutiques maternelles et des problèmes potentiels sur la santé du fœtus et du nouveau-né, des options non pharmacologiques sont nécessaires.

Objectifs: 

Évaluer les effets, sur les mères et leurs familles, d'interventions non pharmacologiques/psychosociales/psychologiques par rapport aux soins antepartum habituels pour le traitement de la dépression prénatale.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre d'essais du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (août 2007), les registres d'essais du groupe Cochrane sur la dépression, l'anxiété et la névrose (CCDANCTR-Études et CCDANCTR-Références) (janvier 2007), le registre Cochrane des essais contrôlés (The Cochrane Library 2006, numéro 3), MEDLINE (de 1966 à janvier 2007), EMBASE (de 1980 à janvier 2007) et CINAHL (de 1982 à janvier 2007). Nous avons passé au crible les bibliographies et contacté des experts de ce domaine pour identifier d'autres essais publiés ou non publiés.

Nous avons mis à jour la recherche du registre d'essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance le 31 mars 2010 et avons ajouté les résultats à la section de classification en attente.

Critères de sélection: 

Tous les essais contrôlés randomisés publiés, non publiés et en cours d'interventions non pharmacologiques/psychosociales/psychologiques pour traiter la dépression anténatale.

Recueil et analyse des données: 

Tous les auteurs de l'analyse documentaire ont participé à l'évaluation de la qualité méthodologique et à l'extraction des données. .

Résultats principaux: 

Nous avons inclus un essai contrôlé randomisé américain à trois bras, portant sur 61 femmes consultant en soins prénataux répondant aux critères du DSM-IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) pour la dépression majeure. Le massage maternel, comparé à une acupuncture non spécifique (groupe témoin), n'a pas diminué de façon significative le nombre de femmes ayant un diagnostic de dépression clinique immédiatement après le traitement (un essai, n = 38 ; rapport de risque (RR) 0,80, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,25 à 2,53) ou lors de la dernière évaluation 10 semaines après l'accouchement (un essai, n = 32 ; RR 1,93, IC à 95 % 0,37 à 10,01). L'acupuncture traitant spécifiquement les symptômes de dépression, comparée à une acupuncture non spécifique, n'a pas diminué de façon significative le nombre de femmes ayant un diagnostic de dépression clinique immédiatement après le traitement (un essai, n = 35 ; RR 0,48, IC à 95 % 0,11 à 2,13) ou lors de la dernière évaluation 10 semaines après l'accouchement (un essai, n = 32 ; RR 0,64, IC à 95 % 0,06 à 6,39).

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