Il y a peu de preuves à l'appui de l'utilisation de médicaments en vue d'améliorer les résultats chez les adultes présentant une lésion pulmonaire

Chez les adultes, une atteinte directe des poumons ou une atteinte indirecte causée par un traumatisme, une infection ou d'autres facteurs peut entraîner des lésions pulmonaires aiguës, y compris un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Les patients atteints de ce syndrome nécessitent une ventilation mécanique. Environ la moitié des patients meurent, et les survivants doivent rester en séjour prolongé en soins intensifs et subissent des limitations physiques ensuite. De nombreux médicaments ont été étudiés pour améliorer la fonction pulmonaire et réduire l'inflammation chez ces patients. Les preuves à ce jour ne montrent pas de façon convaincante qu'un quelconque médicament permette de sauver des vies, bien que certaines petites études aient montré un bénéfice potentiel.

Conclusions des auteurs: 

La pharmacothérapie efficace pour une lésion pulmonaire aiguë (ALI) et le SDRA est extrêmement limitée, avec des preuves insuffisantes pour soutenir une quelconque intervention précise.

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Contexte: 

Plusieurs traitements pharmacologiques ont été étudiés pour la lésion pulmonaire aiguë (ALI) et le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA).

Objectifs: 

Notre objectif était de déterminer les effets des traitements pharmacologiques sur les résultats cliniques chez des adultes atteints d'ALI ou de SDRA.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans les versions OVID des bases de données CENTRAL (The Cochrane Library Numéro 3, 2003), MEDLINE (de 1966 à la semaine 2, janvier 2004), EMBASE (de 1980 à la semaine 4, 2004), CINAHL (de 1982 à la semaine 2, janvier 2004) et HEALTHSTAR (de 1995 à décembre 2003), les actes de quatre congrès (1994 à 2003), et les bibliographies des articles de revue et des études incluses.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés de traitements pharmacologiques comparés à l'absence de traitement ou à un placebo pour une lésion pulmonaire aiguë (ALI) ou un SDRA établis chez des adultes admis dans une unité de soins intensifs, avec mesure de la mortalité précoce (critère principal), mortalité tardive, durée de la ventilation mécanique, jours sans ventilateur jusqu'au jour 28, ou événements indésirables. Nous avons exclu les essais relatifs à l'oxyde nitrique, la ventilation liquide partielle, aux interventions de remplissage vasculaire et d'alimentation artificielle, à l'oxygène, et les essais dans d'autres populations présentant les résultats dans les sous-groupes de patients atteints de SDRA ou de lésion pulmonaire aiguë (ALI).

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont de manière indépendante analysé les titres et résumés, noté les études en vue de leur inclusion, extrait les données et évalué la qualité méthodologique des études incluses. Les désaccords ont été résolus par la consultation d'un troisième auteur de la revue. Pour chaque traitement pharmacologique, nous avons regroupé quantitativement les résultats des études en utilisant des modèles à effets aléatoires lorsque les données disponibles le permettaient. Nous avons contacté les auteurs de l'étude en cas de nécessité de clarification du critère de jugement principal.

Résultats principaux: 

Trente-trois essais randomisant 3 272 patients répondaient à nos critères d'inclusion. Le regroupement des résultats n'a montré aucun effet sur la mortalité précoce de la prostaglandine E1 (sept essais randomisant 697 patients ; risque relatif [RR] = 0,95, intervalle de confiance [IC] à 95 % de 0,77 à 1,17), de la N-acétylcystéine (cinq essais randomisant 239 patients ; RR = 0,89 ; IC à 95 % de 0,65 à 1,21), de la corticothérapie précoce à dose élevée (deux essais randomisant 187 patients ; RR = 1,12 ; IC à 95 % de 0,72 à 1,74), ou du surfactant (neuf essais randomisant 1 441 patients, RR = 0,93 ; IC à 95 % de 0,77 à 1,12). Deux interventions ont été bénéfiques dans de petits essais simples ; les corticoïdes administrés pour le SDRA en phase tardive ont réduit la mortalité hospitalière (24 patients ; RR = 0,20 ; IC à 95 % de 0,05 à 0,81), et la pentoxifylline a réduit la mortalité à un mois (RR = 0,67, IC à 95 % de 0,47 à 0,95 ) chez 30 patients atteints de cancer métastatique et de SDRA. Les essais individuels de neuf interventions supplémentaires n'ont pas montré un effet bénéfique sur les critères de jugement prédéterminés.

Notes de traduction: 

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.