Interventions psychologiques et éducatives pour la prévention de la dépression chez les enfants et les adolescents

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Les troubles dépressifs sont courants et ont un impact important sur le comportement des jeunes personnes. L’objectif de cette revue était d’évaluer l’efficacité des programmes conçus pour prévenir leur apparition.

Nous avons trouvé que, comparés à l’absence d’intervention, les programmes psychologiques de prévention de la dépression se révélaient efficaces dans plusieurs études et entraînaient une baisse des épisodes dépressifs sur une période d’un an. Il y avait des problèmes dans la réalisation de ces études, mais malgré cela, les résultats sont encourageants. Nous avons trouvé des données pour appuyer les programmes ciblés et universels, ce qui est d’autant plus important car les programmes universels sont généralement plus faciles à implémenter. Nous recommandons la réalisation d’études supplémentaires afin d’identifier les programmes les plus efficaces et de les tester en conditions réelles.

Conclusions des auteurs: 

There is some evidence from this review that targeted and universal depression prevention programmes may prevent the onset of depressive disorders compared with no intervention. However, allocation concealment is unclear in most studies, and there is heterogeneity in the findings. The persistence of findings suggests that this is real and not a placebo effect. 

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Contexte: 

La dépression est un trouble courant chez les jeunes personnes. Elle est associée à l’automutilation et au suicide, et son impact négatif est considérable. La prévention de son apparition pourrait constituer une avancée importante en termes de santé publique.  

Objectifs: 

Déterminer l’efficacité des interventions psychosociales et/ou éducatives pour la prévention de l’apparition de troubles dépressifs chez les enfants et les adolescents

La stratégie de recherche documentaire: 

En juillet 2010, les registres d’essais du groupe Cochrane sur la dépression, l’anxiété et la névrose (CCDANCTR) ont fait l’objet de recherches au niveau de la base éditoriale. En septembre 2009, les auteurs ont effectué des recherches de mises à jour dans MEDLINE, EMBASE, PsycINFO et ERIC. Les actes de conférence, les listes bibliographiques des études et revues incluses ont également été consultés et les experts du domaine contactés.

Critères de sélection: 

Des essais contrôlés randomisés portant sur des programmes de prévention psychologiques et/ou éducatifs comparés à un placebo, une intervention de comparaison ou l’absence d’intervention chez des enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans, qui ne répondaient pas aux critères de diagnostic de la dépression et/ou qui se trouvaient en dessous de la fourchette clinique des échelles d’évaluation de la dépression standardisées, validées et fiables, ont été inclus..

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont évalué de façon indépendante les études à inclure et ont noté leur qualité. Les tailles des échantillons ont été adaptées afin de prendre en compte les plans d’étude en cluster et des comparaisons multiples. Lorsque cela était nécessaire, nous avons contacté les auteurs des études pour obtenir des informations supplémentaires 

Résultats principaux: 

Cinquante-trois études, totalisant 14 406 participants, ont été incluses dans l’analyse. Seules six études présentaient une assignation secrète clairement définie, les participants et évaluateurs n’étaient pas en aveugle au cours de l’intervention ou la mise en aveugle était approximative. Par conséquent, les risques de biais globaux étaient modérément élevés. Seize études, totalisant 3 240 participants, ont signalé des résultats portant sur le diagnostic d’un état dépressif. Les risques liés à un trouble dépressif après l’intervention accusaient une baisse immédiate par rapport à l’absence d’intervention (15 études ; 3 115 participants ; différence de risques (DR) -0,09 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % -0,14 à -0,05 ; P<0.0003), au bout de trois à neuf mois (14 études ; 1 842 participants ; DR -0,11 ; IC à 95 % -0,16 à -0,06) et au bout de 12 mois (10 études ; 1 750 participants ; DR -0,06 ; IC à 95 % -0,11 à -0,01). Il n’existait aucune preuve attestant d’une efficacité continue au bout de 24 mois (huit études ; 2 084 participants ; DR -0,01 ; IC à 95 % -0,04 à 0,03), mais des preuves limitées ont révélé une efficacité au bout de 36 mois (deux études ; 464 participants ; DR -0,10 ; IC à 95 % -0,19 à -0,02). Il existait une hétérogénéité significative dans toutes ces données. Aucune efficacité n’a été démontrée dans les quelques études comparant l’intervention à un placebo ou à des groupes témoin d’intérêt.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.