Méthodes permettant d'améliorer la communication avec les enfants et les adolescents atteints de cancer

La communication autour du cancer pourrait aider certains enfants et adolescents à comprendre leur maladie et son traitement et à mieux faire face à leur cancer.

Les enfants et les adolescents atteints de cancer sont confrontés à de nombreux problèmes, et la possibilité d'en discuter avec des professionnels de santé pourrait s'avérer bénéfique. Leurs inquiétudes concernant la maladie et son traitement peuvent entraîner des problèmes psychologiques, comportementaux et de développement. Différentes méthodes de communication ont été conçues pour permettre à ces enfants et adolescents d'accéder plus facilement aux connaissances et à la compréhension dont ils ont besoin. Cette revue des essais a observé que les programmes d'information spécifiques, le soutien avant et pendant des procédures particulières et les programmes de réinsertion scolaire pourraient être bénéfiques chez les enfants et les adolescents atteints de cancer lorsque des facteurs individuels tels que l'âge, le niveau de compréhension et l'état clinique sont pris en compte. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Conclusions des auteurs: 

Les interventions visant à améliorer la communication avec les enfants et les adolescents atteints de cancer n'ont pas été évaluées de manière exhaustive et rigoureuse. À l'heure actuelle, des preuves non concluantes suggèrent que des programmes d'information spécifiques, un soutien avant et pendant des procédures particulières et des interventions visant à faciliter la réinsertion scolaire et la reprise d'activités sociales pourraient être bénéfiques chez certains enfants et adolescents atteints de cancer. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin d'examiner les effets de ces interventions et d'autres interventions de même nature.

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Contexte: 

La communication avec les enfants et les adolescents atteints de cancer autour de la maladie, de son traitement et de ses implications constitue un aspect important des soins. Dans la pratique, cette communication est souvent déficiente. Plusieurs interventions ont été développées afin d'améliorer la communication avec les enfants ou les adolescents atteints de cancer.

Objectifs: 

Évaluer les effets des interventions visant à améliorer la communication avec les enfants et/ou adolescents autour de leur cancer, son traitement et ses implications dans le cadre de la mise à jour de la revue publiée en 2003.

La stratégie de recherche documentaire: 

En avril 2006, nous avons mis à jour les recherches en consultant les sources suivantes : CENTRAL (Bibliothèque Cochrane, numéro 1, 2006) ; MEDLINE (Ovid) (2003 à la 5ème semaine de mars 2006) ; EMBASE (Ovid) (2003 à la semaine 13 de 2006) ; PsycINFO (Ovid) (2003 à la 5ème semaine de mars 2006) ; CINAHL (Ovid) (2003 à la 5ème semaine de mars 2006) ; ERIC (CSA) (des premières dates disponibles jusqu'en 2006) ; Sociological Abstracts (CSA) (des premières dates disponibles jusqu'en 2006) ; Dissertation Abstracts: (2002 au 6 avril 2006).

En 2003, nous avions effectué des recherches dans CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, PsycINFO, CINAHL, ERIC, Sociological Abstracts et Dissertation Abstracts.

Dans le cadre de la première version de cette revue (2001), nous avions également consulté les bases de données suivantes : PsycLIT; CancerLIT ; Sociofile ; Health Management Information Consortium ; ASSIA ; LISA ; PAIS ; Information Science Abstracts ; JICST ; Pascal ; Linguistics and Language Behavior Abstracts ; Mental Health Abstracts ; AMED ; MANTIS.

Nous avons également examiné les références bibliographiques des études identifiées et contacté des experts de ce domaine.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés et non randomisés et les études avant-après évaluant les effets des interventions visant à améliorer la communication avec les enfants et/ou adolescents autour de leur cancer, son traitement et les questions connexes.

Recueil et analyse des données: 

Les données relatives aux interventions, populations et critères de jugement étudiés, ainsi qu'au plan d'étude et à la qualité méthodologique des études incluses, ont été extraites par un auteur de revue et vérifiées par un second auteur. Les résultats sont présentés sous forme de résumé narratif.

Résultats principaux: 

Une nouvelle étude remplissait les critères d'inclusion ; au total, dix études portant sur 438 participants ont été incluses. Les études présentaient des variations en termes d'interventions évaluées, de plans d'étude utilisés, de types de participants recrutés et de critères de jugement mesurés.

Une étude examinant un programme éducatif assisté par ordinateur rapportait une amélioration des connaissances et de la compréhension de l'hémogramme et des symptômes du cancer. Une étude examinant un CD-ROM sur la leucémie rapportait une amélioration de la sensation de contrôle des enfants sur leur propre santé. Une étude examinant l'art-thérapie en tant que soutien aux enfants pendant des procédures douloureuses rapportait une augmentation du comportement positif et collaboratif. Les deux études examinant des programmes de réinsertion scolaire rapportaient une amélioration de certains aspects du bien-être psychosocial (l'anxiété dans une étude et la dépression dans l'autre), du bien-être social (les compétences sociales dans deux études et le soutien social dans une étude) et des problèmes comportementaux ; et une étude rapportait une amélioration des compétences physiques. Une nouvelle étude examinant une intervention interactive multidimensionnelle rapportait une réduction du stress (mesuré sur la base du rythme cardiaque) associé à la radiothérapie.

Deux études examinant une thérapie de groupe, l'une consistant en un programme planifié utilisant des jeux et des histoires, et l'autre en une intervention visant à s'en sortir avec ses soins, ne rapportaient aucun effet significatif sur les résultats psychologique ou cliniques mesurés.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.