L'acupuncture pour le déclenchement du travail

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

Il n'existe pas suffisamment de données décrivant l'efficacité de l'acupuncture pour déclencher le travail.

parfois il est nécessaire de déclencher artificiellement le travail en raison d'inquiétudes relatives à la mère ou au bébé. Le déclenchement du travail (le déclenchement du travail par des moyens artificiels) est chose courante lorsque la grossesse présente des risques. Diverses méthodes de préparation du col de l'utérus et de déclenchement du travail sont disponibles pour la femme enceinte ou son enfant à naître. Certaines femmes se tournent vers des thérapies complémentaires pendant la grossesse et l'accouchement pour être utilisées en association avec la pratique médicale conventionnelle.

L'acupuncture consiste à insérer de fines aiguilles dans des points spécifiques du corps et a été utilisée pour aider à la maturation du col de l'utérus, au déclenchement du travail et à la réduction des douleurs ressenties pendant le travail. La revue a inclus 14 essais avec des comptes-rendus de données sur 2 220 femmes randomisées pour recevoir l'acupuncture par rapport à une acupuncture simulée ou à des soins habituels. La plupart des essais provenaient de pays occidentaux, avec seulement deux en Asie. Les preuves concernant l'efficacité clinique de cette technique étaient limitées. Aucun essai ne documentait d'accouchement non conclus par voie basse dans les 24 heures, l'hyperstimulation utérine avec des modifications du rythme cardiaque fœtal, et les maladies graves ou les décès de la mère. Les Accouchements par césarienne et les convulsions néonatales n'étaient pas différents. Les essais différaient sur les points d'acupuncture, le nombre de traitements et les méthodes d'acupuncture, (manuelle ou électro-acupuncture). Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Conclusions des auteurs: 

globalement, il y a eu peu d'études évaluant le rôle de l'acupuncture dans le déclenchement du travail. avant que des implications pour la pratique clinique puissent être émises il est nécessaire de réaliser des essais contrôlés randomisés bien conçus pour évaluer le rôle de l'acupuncture pour déclencher le travail et d'essais pour évaluer les critères de résultat cliniquement significatifs.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Cette revue fait partie d'une série de revues des méthodes de maturation cervicale et de déclenchement du travail à l'aide d'une méthodologie standardisée. L'utilisation de traitements complémentaires est en augmentation et certaines femmes se tournent vers des thérapies complémentaires pendant la grossesse et l'accouchement pour être utilisées en association avec la pratique médicale conventionnelle. L'acupuncture consiste à l'insertion d'aiguilles très fines dans des points spécifiques du corps. Les études observationnelles limitées réalisées à ce jour indiquent que l'acupuncture pour le déclenchement du travail semble sûre, n'a pas d'effets indésirables connus pour le fœtus, et pourrait être efficace. Cependant, les preuves concernant l'efficacité clinique de cette technique sont limitées.

Objectifs: 

Déterminer l'efficacité et l'innocuité de l'acupuncture pour la maturation cervicale pendant le troisième trimestre ou le déclenchement du travail.

Stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (23 novembre 2012), PubMed (de 1966 jusqu'au 23 novembre 2012), Embase (de 1980 jusqu'au 23 novembre 2012), Dissertation Abstracts (de 1861 au 23 novembre 2012), CINAHL (de 1982 jusqu'au 23 novembre 2012), WHO International Clinical Trials Registry Portal (ICTRP) (23 novembre 2012) et les bibliographies des articles pertinents.

Critères de sélection: 

Des essais cliniques comparant l'acupuncture utilisée pour la maturation cervicale pendant le troisième trimestre ou le déclenchement du travail à un placebo/ une absence de traitement ou à d'autres méthodes mentionnées dans une liste prédéfinie de méthodes de déclenchement du travail.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué les essais à inclure, évalué la qualité méthodologique et extrait les données de manière indépendante.

Résultats principaux: 

La revue initiale avait inclus trois essais et sept essais avaient été exclus. Cette revue mise à jour inclut 14 essais, et exclut huit essais. Trois essais précédemment exclus en raison de l'absence de critères de jugement cliniquement pertinents sont désormais inclus. Huit nouveaux essais ont été inclus, et quatre nouveaux essais ont été exclus. Nous avons inclus 14 essais avec des comptes-rendus de données sur 2 220 femmes.

Les essais n'ont rendu compte que seulement de trois critères de jugement principaux que sont la césarienne, la morbidité néonatale grave et la mortalité maternelle. Aucun essai ne documentait d'accouchement non conclus par voie basse dans les 24 heures et d'hyperstimulation utérine avec des modifications de la fréquence cardiaque fœtale (FCF) . Il n'y avait aucune différence en termes d'accouchements par césarienne entre l'acupuncture et le groupe témoin sous acupuncture fantôme (risque relatif moyen (RR) 0,95, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,69 à 1,30 ; six essais, 654 femmes), et l'acupuncture par rapport à des soins habituels (RR moyen 0,69, IC à 95 % de 0,40 à 1,20, six essais, 361 femmes). Il n'y avait aucune différence dans les convulsions néonatales entre l'acupuncture et le groupe sous acupuncture fantôme (RR 1,01, IC à 95 % 0,06 à 16.04, un essai, 364 femmes).

Il y avait certaines preuves d'un changement dans la maturation cervicale pour les femmes recevant de l'acupuncture par rapport au groupe témoin sous acupuncture fantôme (différence moyenne (DM) 0.40. IC à 95 % 0,11 à 0,69, un essai, 125 femmes), et par rapport aux soins habituels (DM de 1,30, IC à 95 % 0,11 à 2,49, un essai, 67 femmes). La durée du travail était plus courte dans le groupe de soins habituels par rapport à l'acupuncture (moyenne de la différence moyenne standardisée (DMS) 0,67, IC à 95 % 0,18 à 1,17, un essai 68 femmes). Il n'y avait aucune autre différence statistiquement significative entre les groupes. Peu d'études avaient rendu compte de nombreux critères de jugement cliniquement pertinents. Un essai présentait un faible risque de biais pour tous les domaines.

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.