Le penfluridol dans la schizophrénie

Synopsis en attente.

Conclusions des auteurs: 

Malgré les lacunes et les limitations des données, la cohérence globale semble suffisante pour les différents critères de jugement. L'efficacité et le profil d'effets indésirables du penfluridol sont similaires à ceux d'autres antipsychotiques typiques, tant oraux et à effet retard.En outre, il est démontré que le penfluridol peut être une option de traitement adéquate pour les personnes atteintes de schizophrénie, en particulier ceux qui ne répondent pas au traitement oral quotidien et ne s'adaptent pas bien aux médicaments à effet retard.Un des résultats favorables au penfluridol était un taux de sortie d'étude inférieur à moyen terme par rapport aux médicaments à effet retard. Cest également une option pour les patients atteints de schizophrénie chronique avec des symptômes psychotiques résiduels qui ont cependant besoin d'un traitement antipsychotique continu. Un bénéfice supplémentaire du penfluridol est qu'il s'agit d'une intervention à faible coût.

Nota : Les huit références dans la section de classification en attente de la revue pourraient modifier les conclusions de la revue après avoir été évaluées.

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Contexte: 

Le penfluridol, disponible depuis 1970, est un agent antipsychotique inhabituel oral à action prolongée pour le traitement de la schizophrénie. Il peut être considéré comme un médicament à effet retard puisqu'il est administrée une fois par semaine.

Objectifs: 

Examiner les effets du penfluridol dans le traitement des patients atteints de schizophrénie et de troubles schizophréniformes par rapport à un placebo, d'autres médicaments antipsychotiques ou à l'absence d'intervention.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches électroniques dans le registre du groupe Cochrane de Schizophrénie (2005), le registre Cochrane des essais contrôlés (2003-5) et LILACS (1982-2005). Nous avons effectué une recherche manuelle des références bibliographiques de toutes les études identifiées et recherché des citations de ces études dans Science Citation Index. Nous avons contacté les auteurs des essais et le fabricant du penfluridol.

Nous avons mis à jour cette recherche en septembre 2012 et ajouté huit nouveaux essais dans la section en attente.

Critères de sélection: 

Nous avons sélectionné tous les essais cliniques randomisés comparant le penfluridol à un placebo, ou à des médicaments antipsychotiques typiques ou atypiques, dans la schizophrénie ou les troubles mentaux graves.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons indépendamment extrait et analysé les données en intention de traiter. Nous avons calculé le risque relatif (RR) et son intervalle de confiance à 95 % (IC), de données binaires homogènes par un modèle à effets aléatoires, et lorsque cela était possible calculé le nombre de sujets à traiter. Nous avons calculé les différences moyennes pondérées (DMP) pour les données continues.

Résultats principaux: 

Nous avons inclus 25 études portant sur un total de 1 024 participants.La plupart de ces études ont été effectuées dans les années 1970, lorsque le penfluridol a été lancé. Dix études portant sur 365 patients comparaient du penfluridol à un placebo. Dans la méta-analyse des études à moyen terme, le penfluridol était supérieur au placebo dans les principales mesures d'efficacité : amélioration de l'état global (n=159, 4 ECR, RR 0,69, IC entre 0,6 et 0,8, NST 3 IC entre 2 et 10) et le recours à un antipsychotique supplémentaire (n =138, 5 ECR, RR 0,43 IC entre 0,2 et 0,8, NST 3 IC entre 1,8 à 20).

Un total de 449 patients issus de onze études ont été randomisés pour du penfluridol ou des antipsychotiques typiques oraux. Il n'y avait pas de différences entre particulière du penfluridol versus la chlorpromazine, la fluphénazine, la trifluopérazine, la thioridazine, ou la thiothixène concernant les principales mesures de résultats dans les essais à moyen terme : Amélioration de l'état global (N =2 études), l'abandon précoce de l'étude (N =6), le recours à un antipsychotique supplémentaire (N =3), le recours à un médicament antiparkinsonien (N =2), et les effets secondaires.

Six études portant sur 274 patients comparaient du penfluridol à des antipsychotiques typiques à effet retard. En général, pour les mesures d'efficacité et d'innocuité, aucune différence n'a été établie, mais le penfluridol était supérieur dans le maintien du traitement ; abandon précoce de l'étude (n =218, 5 ECR, RR de 0,55, IC entre 0,3 et 0,97, NST de 6, IC entre 3,4 à 50).

Notes de traduction: 
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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.