Stimulation du nerf vague pour le traitement des crises épileptiques partielles

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Le stimulateur du nerf vague est un appareil efficace en traitement d'appoint de l'épilepsie partielle résistante aux médicaments.

L'épilepsie est un trouble qui se caractérise par des convulsions récurrentes causées par des décharges électriques anormales dans le cerveau. La plupart des crises épileptiques sont contrôlées à l'aide d'un seul médicament antiépileptique, mais certaines crises sont résistantes aux médicaments. La revue des essais a observé que la stimulation du nerf vague combinée à un ou plusieurs antiépileptiques était efficace pour réduire le nombre de crises chez les patients atteints d'épilepsie partielle résistante aux médicaments. Les effets indésirables étaient un enrouement, de la toux et des douleurs cervicales. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de comparer ce traitement aux antiépileptiques actuellement disponibles.

Conclusions des auteurs: 

La SNV semble être un traitement efficace et bien toléré dans les crises épileptiques partielles. Des effets indésirables (enrouement, toux, douleurs, paresthésie et dyspnée) sont associés au traitement, mais semblent raisonnablement bien tolérés car les sorties d’étude étaient rares. Les effets indésirables des antiépileptiques affectant typiquement le système nerveux central, tels que l'ataxie, les étourdissements, la fatigue, les nausées et la somnolence, ne présentaient pas d'association statistiquement significative avec le traitement SNV.

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Contexte: 

Ceci est une version mise à jour de la revue Cochrane originale publiée dans le numéro 1 en 2002.

La stimulation du nerf vague (SNV) a été introduite en tant que traitement complémentaire chez les patients présentant des crises épileptiques. L'objectif de cette revue systématique était d'examiner les preuves actuellement disponibles concernant les effets de la stimulation du nerf vague en tant que traitement complémentaire chez les patients atteints d'épilepsie partielle résistante aux médicaments.

Objectifs: 

Déterminer les effets d'une stimulation SNV d'intensité élevée versus faible (dose sous-thérapeutique présumée).

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur l'épilepsie (janvier 2010), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (Bibliothèque Cochrane, numéro 1, 2010) et MEDLINE (1950 à janvier 2010). Aucune restriction de langue n'a été imposée.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés en double aveugle portant sur la SNV et comparant une stimulation d'intensité élevée à une stimulation de faible intensité. Les études portant sur des adultes ou des enfants présentant des crises épileptiques partielles résistantes aux médicaments.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs de la revue ont sélectionné les essais à inclure et extrait des données de façon indépendante. Les critères de jugement suivants ont été évalués: (a) réduction d'au moins 50 % de la fréquence totale des crises épileptiques ; (b) arrêt prématuré du traitement (n'importe quelle raison) ; (c) effets indésirables. Les analyses primaires ont été effectuées en intention de traiter. Des analyses de sensibilité basées sur la méthode du cas le plus défavorable/favorable ont également été effectuées. Les rapports des cotes résumés ont été estimés pour chaque critère de jugement.

Résultats principaux: 

Les résultats de l'analyse d'efficacité globale montrent que la stimulation SNV d'intensité élevée est significativement plus efficace que la stimulation de faible intensité. Le rapport des cotes global (intervalle de confiance (IC) à 95 %) pour un taux de réponse de 50 % dans toutes les études est de 1,93 (IC à 95 %, entre 1,1 et 3,4). Cet effet ne présentait pas de variation substantielle et demeurait statistiquement significatif dans l'analyse du cas le plus défavorable et le plus favorable. Les résultats pour le critère de jugement de l'arrêt prématuré du traitement assigné suggèrent que la SNV est bien tolérée, car aucune différence significative n'était observée entre les groupes de la stimulation d'intensité élevée et faible, et que les arrêts prématurés étaient rares. Les effets indésirables statistiquement significatifs associés à l'implantation (faible intensité versus conditions à l'inclusion) étaient un enrouement, de la toux, des douleurs et une paresthésie. Les effets indésirables statistiquement significatifs associés à la stimulation (élevée versus faible) étaient un enrouement et une dyspnée, ce qui suggérait que l'implantation était associée à un enrouement, mais que la stimulation entraînait une aggravation de cet effet indésirable.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.