Inhibiteurs de la cyclo-oxygénase (COX) pour traiter le travail avant terme

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Absence de preuves suffisantes pour déterminer si l'administration d'inhibiteurs de la cyclo-oxygénase (COX) à des femmes présentant un risque de travail avant terme est susceptible de réduire le risque de naissance de prématurés.

Les bébés prématurés présentent un risque accru de maladie grave, et souvent ne survivent pas. Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase (COX) inhibent les contractions utérines, et sont donc susceptibles de différer la naissance afin de permettre d'administrer des corticoïdes à la mère pour contribuer à accélérer la maturation des poumons du bébé. Les inhibiteurs de la COX peuvent avoir des effets indésirables sur le cœur, les poumons et les reins du bébé mais aussi sur la mère. D'autres médicaments administrés en cas de travail avant terme peuvent aussi avoir des effets secondaires. Cette revue a constaté que les inhibiteurs de la COX peuvent être plus efficaces que l'absence de traitement ou que d'autres médicaments pour réduire le nombre de naissances prématurées, mais il n'existe pas suffisamment de données probantes sur leurs effets indésirables possibles.

Conclusions des auteurs: 

Les informations, sur lesquelles fonder des décisions quant au rOle de l'inhibition de la COX chez les femmes en travail avant terme, sont insuffisantes. D'autres essais correctement conçus sont nécessaires.

[Remarque : Les 11 références dans la section de classification en attente de la revue pourraient modifier les conclusions de la revue après avoir été évaluées.]

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Contexte: 

La naissance prématurée est une cause majeure de mortalité et de morbidité périnatales. Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase (COX) inhibent les contractions utérines, sont faciles à administrer et ont moins d'effets secondaires sur la mère comparativement aux tocolytiques classiques. Toutefois, des effets indésirables sur le foetus et le nouveau-né ont été rapportés suite à une exposition à des inhibiteurs de la COX.

Objectifs: 

Evaluer les effets sur la santé maternelle, fœtale et néonatale des inhibiteurs de la COX administrés en tant qu'agents tocolytiques à des femmes en travail avant terme comparativement à; (i) un placebo ou à l'absence d'intervention et (ii) d'autres agents tocolytiques. En outre, comparer les effets des inhibiteurs non sélectifs de la COX avec ceux des inhibiteurs sélectifs de la COX-2.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (août 2004). Nous avons également contacté des experts reconnus et croisé les références relatives aux documents pertinents. Nous avons mis à jour la recherche du registre d'essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance le 01 octobre 2009 et avons ajouté les résultats à la section de classification en attente.

Critères de sélection: 

Tous les essais randomisés publiés ou non dans lesquels des inhibiteurs de la COX ont été utilisés pour la tocolyse chez la femme en travail après 20 à 36 semaines de grossesse.

Recueil et analyse des données: 

Trois auteurs ont évalué la qualité méthodologique et extrait les données des essais indépendamment. Nous avons recherché des informations supplémentaires auprès des auteurs d'essais.

Résultats principaux: 

Cette revue comprend les données des résultats de 13 essais avec un total de 713 femmes. L'inhibiteur non sélectif de la COX, l'indométacine, a été utilisé dans 10 essais. Comparativement au placebo, l'inhibition de la COX (indométacine uniquement) s'est traduite par une réduction du nombre des naissances avant 37 semaines de grossesse (risque relatif (RR) 0,21 ; un essai, 36 femmes), une augmentation de l'Age gestationnel (différence moyenne pondérée (DMP) 3,53 semaines) et du poids de naissance (différence moyenne pondérée : 716,34 gm ; deux essais, 67 femmes). Comparativement à un quelconque autre médicament tocolytique, l'inhibition de la COX s'est traduite par une réduction du nombre des naissances avant 37 semaines de grossesse (RR : 0,53 ; trois essais, 168 femmes) et par une réduction du nombre de femmes nécessitant un arrêt du traitement pour cause de réactions indésirables au médicament (RR : 0,07 ; cinq essais et 355 femmes). Une comparaison des inhibiteurs non sélectifs de la COX versus tout inhibiteur de la COX-2 (deux essais, 54 femmes) n'a démontré aucune différence au niveau des résultats chez la mère ou le nouveau-né.

En raison des petits nombres, toutes les estimations de l'effet sont imprécises et doivent être interprétées avec prudence. Les effets indésirables potentiels de l'inhibition de la COX sur le fœtus, le nouveau-né ou la mère n'ont pu être évalués de manière adéquate faute de données suffisantes.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.