Dose d'halopéridol dans la phase aiguë de la schizophrénie

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L'halopéridol est un antipsychotique de référence largement accessible qui est utilisé pour évaluer les effets des traitements plus récents. Cette revue a sélectionné des études qui comparaient directement plusieurs doses d'halopéridol. Malgré plus de trente ans d'investigation, les données relatives aux effets des différentes doses d'halopéridol sont rares et mal documentées, et cela s'applique particulièrement aux plages de faibles doses généralement utilisées de nos jours. Les faibles doses pourraient cependant être aussi efficaces que les doses élevées et entraîner moins d'effets indésirables. Cette revue suggère également qu'il pourrait exister un important biais défavorable à l'halopéridol dans les essais récents qui le comparent à de nouveaux médicaments.

Conclusions des auteurs: 

Les résultats ne sont pas concluants et sont tous issus de petites études de courte durée. Il serait néanmoins compréhensible que les cliniciens fassent preuve de prudence lors de la prescription d'halopéridol à des doses supérieures à 7,5 mg/jour chez des patients atteints de schizophrénie aiguë non compliquée, et que les patients schizophrènes soient réticents à l'idée de prendre des doses plus élevées. D'autres recherches sont nécessaires concernant l'efficacité et la tolérabilité de la plage de doses > 1,5-3,0 mg/jour.

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Contexte: 

L'halopéridol est un antipsychotique de référence accessible qui est utilisé pour évaluer les effets des traitements plus récents.

Objectifs: 

Le principal objectif de cette revue est de déterminer la plage de doses d'halopéridol la plus efficace dans le traitement des patients atteints de schizophrénie aiguë.

La stratégie de recherche documentaire: 

Les évaluateurs ont consulté Biological Abstracts (1980-1999), CINAHL (1982-1999), la Bibliothèque Cochrane (1999, numéro 2), le registre du groupe Cochrane sur la schizophrénie (décembre 1999), EMBASE (1980-1999), MEDLINE (1966-1999) et PsycLIT (1887-1999). Ils ont également examiné toutes les références bibliographiques des essais identifiés et inclus les études recherchées sous forme de référence dans la base de données SCISEARCH (1980-1999). Les auteurs des études identifiées ont également été contactés, ainsi que des sociétés pharmaceutiques.

Critères de sélection: 

Les études ont été sélectionnées lorsqu'elles portaient sur des patients traités pour une schizophrénie aiguë et randomisés pour au moins deux plages de doses d'halopéridol sans effet retard, et rapportaient des critères de jugement cliniquement pertinents.

Recueil et analyse des données: 

Les évaluateurs ont examiné les références bibliographiques indépendamment et en aveugle (contrôle de fiabilité de 10 %), obtenu les articles, réinspecté l'intégralité des rapports et évalué leur qualité. Les évaluateurs ont également extrait les données de manière indépendante. Pour les données dichotomiques homogènes, le risque relatif (RR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été calculés sur la base de l'intention de traiter. Les évaluateurs ont considéré que les patients qui abandonnaient les études de manière prématurée ou étaient perdus de vue présentaient un résultat négatif. Les différences moyennes pondérées (DMP) ont été calculées pour les résultats continus lorsque des données de l'analyse en intention de traiter (ITT) et de l'analyse LOCF (last observation carried forward) étaient rapportées. Les données ont été exclues lorsque la perte de suivi était supérieure à 50 %.

Résultats principaux: 

Seize essais présentant dix-neuf comparaisons de doses randomisées ont été inclus. Aucune étude ne rapportait de données concernant les taux de rechute et la qualité de vie, et aucune ne comparait > 1,5-3,0 mg/jour d'halopéridol à des plages de doses supérieures. L'utilisation de faibles doses (> 3-7,5 mg/jour) n'entraînait pas de perte d'efficacité notable (absence d'amélioration cliniquement importante de l'état global par rapport à > 7,5-15 mg/jour, n = 48, 1 ECR, RR de 1,09, IC entre 0,7 et 1,8 ; par rapport à > 15-35 mg/jour, n = 81, 2 ECR, RR de 0,95, IC entre 0,8 et 1,2). Les doses d'halopéridol de la plage > 3-7,5 mg/jour entraînaient un taux inférieur de développement d'effets indésirables extrapyramidaux cliniquement significatifs par rapport aux doses plus élevées (effets indésirables extrapyramidaux cliniquement significatifs, par rapport à > 7,5-15 mg/jour, n = 64, 2 ECR, RR de 0,12, IC entre 0,01 et 2,1 ; par rapport à > 15-35 mg/jour, n = 144, 3 ECR, RR de 0,59, IC entre 0,5 et 0,8, NNN de 3, IC entre 2 et 6 ; par rapport à > 35 mg/jour, n = 86, 2 ECR, RR de 0,70, IC entre 0,5 et 1,1). Toutes les autres comparaisons entre différentes plages de doses ne révélaient aucune différence statistiquement significative, mais plusieurs, en particulier pour les plages de faibles doses, ne présentaient pas la puissance statistique nécessaire pour détecter des différences cliniquement importantes.

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