Comparaison entre la phénytoïne et le valproate en monothérapie pour traiter les crises d'épilepsie partielle et les crises toniques-cloniques généralisées

Cette traduction n'est pas à jour. Veuillez cliquer ici pour voir la dernière version de cette revue en anglais.

L'épilepsie est un trouble qui se caractérise par des convulsions récurrentes causées par des décharges électriques anormales dans le cerveau. Nous avons étudié deux types de crises dans cette revue : les crises d'épilepsie généralisées dans lesquelles les décharges électriques commencent dans une partie du cerveau et se déplacent dans l'ensemble du cerveau, et les crises d'épilepsie partielle dans lesquelles la crise est générée dans et affecte une partie du cerveau (l'hémisphère entier du cerveau ou une partie d'un lobe du cerveau). La plupart des crises peuvent être maîtrisées par un médicament antiépileptique unique. Dans le monde entier, la phénytoïne et le valproate sont des antiépileptiques couramment utilisés. Cette revue d'essais n'a trouvé aucune différence entre ces deux médicaments pour les types de crises étudiés.De même, la revue n'a pas trouvé de preuves pour confirmer ou récuser la stratégie d'utilisation du valproate pour les crises toniques-cloniques généralisées et de la phénytoïne pour les crises d'épilepsie partielle. Toutefois, il est possible que le type de crise diagnostiqué ait été incorrect chez jusqu'à 49 % des personnes incluses dans les essais et classées dans la catégorie des crises généralisées, et que cette erreur de classification puisse avoir influencé les résultats de cette revue. Nous n'avons pas été en mesure de trancher la question de la préférence du valproate pour les crises généralisées autres que les crises toniques-cloniques.

Conclusions des auteurs: 

Nous n'avons trouvé aucune preuve indiquant qu'il existe une différence significative entre la phénytoïne et le valproate pour les critères examinés dans cette revue. Toutefois, l'erreur de classification du type de crise a pu fausser les résultats de cette revue. Les résultats ne s'appliquent pas à l'absence de crise ou aux types de crises myocloniques. Aucune preuve irréfutable n'a été identifiée pour confirmer ou récuser les stratégies thérapeutiques actuelles.

Lire le résumé complet...
Contexte: 

Ceci est une version mise à jour de la revue Cochrane publiée dans le numéro 4 en 2009.

Dans le monde entier, la phénytoïne et le valproate sont des antiépileptiques couramment utilisés. On considère généralement que la phénytoïne est plus efficace pour les crises d'épilepsie partielle, et que le valproate est plus efficace pour les crises toniques-cloniques généralisées avec ou sans autres types de crises généralisées.

Objectifs: 

Évaluer les meilleures données comparant la phénytoïne et le valproate lorsqu'ils sont utilisés en monothérapie chez les participants souffrant de crises d'épilepsie partielle ou de crises toniques-cloniques généralisées, avec ou sans autres types de crises généralisées.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur l'épilepsie (mardi 19 février 2013), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL, numéro 1, The Cochrane Library janvier 2013), MEDLINE (de 1946 au 18 février 2013), SCOPUS (19.02.13), ClinicalTrials.gov (19.02.13), et le système d'enregistrement international des essais cliniques de l'OMS (ICTRP) (19.02.13). Nous avons effectué des recherches manuelles dans des journaux pertinents, contacté des laboratoires pharmaceutiques, les investigateurs des essais originaux et des experts du domaine.

Critères de sélection: 

Essais contrôlés randomisés chez les enfants ou les adultes souffrant de crises d'épilepsie partielle ou de crises toniques-cloniques généralisées utilisant une comparaison entre la monothérapie au valproate et la monothérapie à la phénytoïne.

Recueil et analyse des données: 

Il s'agissait d'une revue portant sur des données individuelles des participants (DIP). Les critères étaient le temps jusqu'à (a) l'arrêt du traitement (b) une rémission de 12 mois (c) une rémission de six mois et (d) la première crise après la randomisation. Des modèles de régression à risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour obtenir les estimations spécifiques aux études des hazard ratios (HR) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %, la méthode générique de l'inverse de la variance étant utilisée pour obtenir l'estimation regroupée globale des HR et des IC à 95 %.

Résultats principaux: 

Les données individuelles des participants étaient disponibles pour 669 patients sur les 1 119 personnes éligibles dans cinq essais sur les onze, soit 60 % des données potentielles. Les résultats s'appliquent aux crises toniques-cloniques généralisées, mais pas à l'absence de crise ou aux types de crises myocloniques. Pour les résultats de rémission, HR > 1 indique un avantage pour la phénytoïne, et pour les résultats de délai jusqu'à la première crise et jusqu'à l'arrêt du traitement, HR > 1 indique un avantage pour le valproate

Les principaux résultats globaux (HR regroupé ajusté pour le type de crise, IC à 95 %) étaient (a) le temps jusqu'à l'arrêt du traitement attribué 1,09 (0,76 à 1,55) ; (b) le temps jusqu'à l'obtention d'une rémission à 12 mois 0,98 (0,78 à 1,23) ; (c) le temps jusqu'à l'obtention d'une rémission à six mois 0,95 (0,78 à 1,15) et (d) le temps jusqu'à la première crise 0,93 (0,75 à 1,14). Les résultats suggèrent qu'il n'y a pas de différence globale entre les médicaments pour ces critères. Aucune interaction statistique n'a été détectée entre le traitement et le type de crises (partielle comparée à généralisée), mais des erreurs de classification dans le type de crise ont pu fausser les résultats de cette revue.

Share/Save

Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.