Traitements pour les ongles incarnés

Les ongles incarnés sont un problème courant qui survient lorsque le bord de l'ongle pousse dans la chair à côté de l'ongle, provoquant une lésion douloureuse. Cette peau perforée peut s'enflammer et s'infecter.

Ceci est une mise à jour de la revue Cochrane « Traitements chirurgicaux pour les ongles incarnés ». Nous avons élargi la portée de cette revue pour inclure tous les types de traitement pour les ongles incarnés. Outre les traitements non chirurgicaux des ongles incarnés, nous avons également examiné les interventions chirurgicales avec interventions pré- et postopératoires pour réduire les complications postopératoires.

Nous avons inclus 24 essais contrôlés randomisés, portant sur un total de 2 826 participants, et notre objectif était de déterminer le traitement le plus efficace.

Comparé aux interventions non chirurgicales, les interventions chirurgicales sont plus efficaces pour prévenir la récurrence d'un ongle incarné.

Nous avons découvert qu'aucun des traitements postopératoires utilisés, tels que les antibiotiques ou le miel de manuka, la povidone iodée avec paraffine, l'hydrogel avec paraffine ou la gaze imprégnée de paraffine, ne réduisait le risque d'infection postopératoire ou de douleur postopératoire, ou n'entraînait un temps de guérison plus court.

Différentes interventions non chirurgicales et chirurgicales pour les ongles incarnés sont disponibles, mais aucun traitement standard de premier choix ne fait l'objet d'un consensus.

Conclusions des auteurs: 

Les interventions chirurgicales sont plus efficaces que les interventions non chirurgicales pour prévenir la récurrence d'un ongle incarné.

Dans les études comparant une intervention chirurgicale à une intervention chirurgicale avec application de phénol, l'addition du phénol est probablement plus efficace pour prévenir la récurrence et la repousse de l'ongle incarné. Du fait qu'il n'existe qu'une seule une étude dans laquelle les interventions chirurgicales dans les deux bras d'étude étaient identiques, d'autres études doivent être réalisées pour confirmer ces résultats.

Les interventions postopératoires ne réduisent pas le risque d'infection postopératoires, de douleur postopératoire, ou le temps de guérison.

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Contexte: 

Les ongles incarnés sont un problème courant qui se caractérise par la pénétration de l'ongle dans le pli cutané le long de l'ongle, créant une zone douloureuse. Différentes interventions non chirurgicales et chirurgicales pour les ongles incarnés sont disponibles, mais aucun traitement standard de premier choix ne fait l'objet d'un consensus.

Objectifs: 

Évaluer les effets d'interventions non chirurgicales et chirurgicales dans un contexte médical pour les ongles incarnés avec comme objectif de soulager les symptômes et de prévenir la repousse du bord de l'ongle ou la récurrence de l'ongle incarné.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons mis à jour nos recherches portant sur les bases de données suivantes jusqu'à janvier 2010 : le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la peau, CENTRAL dans The Cochrane Library, MEDLINE et EMBASE. Nous avons également mis à jour nos recherches dans CINAHL, WEB of SCIENCE, les bases de données d'essais en cours et les bibliographies des articles.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés portant sur des interventions non chirurgicales et chirurgicales pour les ongles incarnés, également connus sous les termes de « unguis incarnatus » et « onychocryptose », et ceux comparant des options de traitement postopératoire. Les études doivent avoir eu une période de suivi d'au moins un mois.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont sélectionné les études, évalué la qualité méthodologique et extrait les données des études sélectionnées de manière indépendante. Nous avons analysé les critères de jugement sous la forme de risques relatifs (RR) avec intervalle de confiance (IC) à 95 %.

Résultats principaux: 

Ceci est une mise à jour de la revue Cochrane « Traitements chirurgicaux pour les ongles incarnés ». Dans cette mise à jour, nous avons inclus 24 études, portant sur un total de 2 826 participants (dont 7 étaient également incluses dans la revue précédente). Cinq études portaient sur des interventions non chirurgicales et 19 portaient sur des interventions chirurgicales.

Le risque de biais de chaque étude incluse a été évalué ; il s'agit d'une mesure de la qualité méthodologique de plusieurs caractéristiques dans ces études. Il s'est révélé incertain pour plusieurs éléments en raison d'un compte-rendu incomplet. Les participants n'étaient pas en aveugle du traitement qu'ils recevaient en raison de la nature des interventions, par ex. une chirurgie ou le port d'une agrafe sur l'orteil. Il a été indiqué que les évaluateurs de résultats étaient en aveugle dans seulement 9 des 24 études.

Aucune des études incluses n'a examiné nos critères de jugement principaux de « soulagement des symptômes » ou de « repousse », mais 16 ont examiné la « récurrence ». Toutes les études incluses n'ont pas examiné l'ensemble de nos critères de jugement secondaires (temps de guérison, complication postopératoires (infection et hémorragie), douleur de l'opération/douleur postopératoire, satisfaction des participants) et deux études n'ont examiné aucun des critères de jugement secondaires.

Les interventions chirurgicales ont été plus efficaces pour prévenir la récurrence que les interventions non chirurgicales avec traitement de la gouttière (ou ablation de la gouttière) et elles ont été probablement plus efficaces que les traitements non chirurgicaux avec orthonyxie (traitement par agrafe).

Dans 4 des 12 études dans lesquelles une intervention chirurgicale avec ablation chimique (par ex. au phénol) était comparée à une intervention chirurgicale sans ablation chimique, une réduction significative de la récurrence a été constatée. Les interventions chirurgicales des deux côtés dans ces comparaisons n'étaient pas identiques, on ignore donc si la réduction était provoquée par l'addition de l'ablation chimique.

Dans une seule étude, une intervention chirurgicale appelée avulsion partielle de l'ongle avec excision de la matrice a été comparée à la même intervention chirurgicale avec du phénol. Dans cette étude portant sur 117 participants, l'intervention chirurgicale au phénol a été significativement plus efficace pour prévenir la récurrence que l'intervention chirurgicale seule (14 % comparé à 41 % respectivement, RR 0,34, IC à 95 % 0,17 à 0,69).

Aucune des interventions postopératoires décrites, telles que l'utilisation d'antibiotiques ou de miel de manuka, de povidone iodée avec paraffine, d'hydrogel avec paraffine ou de gaze imprégnée de paraffine, n'a démontré de différence significative concernant les taux d'infection, la douleur ou le temps de guérison.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.