Corticoïdes systémiques pour le traitement des exacerbations aiguës de la bronchopneumopathie chronique obstructive

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Les personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), également connue sous le nom d'emphysème ou de bronchite chronique (obstructive), présentent parfois des aggravations pouvant entraîner une hospitalisation. Ces exacerbations sont souvent dues à des infections. Le traitement aux corticoïdes, tels que la prednisolone, la prednisone ou la cortisone, s'est généralisé. Cette revue indique que les corticoïdes permettent d'améliorer des symptômes tels que la dyspnée, d'améliorer la fonction pulmonaire, de réduire la durée de séjour à l'hôpital et de limiter le recours à des soins médicaux supplémentaires. Ils présentent des effets secondaires de courte durée. Le régime de traitement optimal n'a pas encore été identifié.

Conclusions des auteurs: 

Le traitement d'une exacerbation de la BPCO aux corticoïdes par voie parentérale ou orale entraîne une réduction significative des échecs du traitement et du recours à un traitement médical supplémentaire et limite la durée de séjour à l'hôpital. Le taux d'amélioration de la fonction pulmonaire et de la dyspnée augmente et se maintient pendant le traitement, mais ces médicaments sont associés à un risque accru d'événements indésirables. Il est nécessaire de mieux définir la dose et la durée optimales de traitement.

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Contexte: 

La BPCO est une maladie courante qui est principalement liée au tabagisme. Les exacerbations aiguës de la BPCO, généralement liées à une infection concomitante, sont fréquentes ; les corticoïdes systémiques sont largement utilisés dans la prise en charge des exacerbations, combinés à d'autres traitements tels que des antibiotiques, une supplémentation en oxygène et des bronchodilatateurs.

Objectifs: 

Déterminer l'efficacité des corticoïdes administrés par voie parentérale ou orale pour les résultats des exacerbations aiguës de la BPCO.

La stratégie de recherche documentaire: 

Des recherches ont été menées dans le registre des ECR sur la BPCO du groupe Cochrane sur les voies respiratoires, et des études supplémentaires ont été recherchées dans les références bibliographiques des essais contrôlés randomisés et des articles de revue. Les auteurs des essais contrôlés randomisés identifiés ont été contactés afin d'obtenir d'autres études publiées et non publiées. La dernière recherche a été effectuée en août 2008.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés comparant des corticoïdes administrés par voie parentérale ou orale à un placebo approprié. D'autres interventions (ex. : bronchodilatateurs et antibiotiques) ont été standardisées. Les études cliniques de l'asthme aigu ont été exclues.

Recueil et analyse des données: 

Les données ont été extraites par deux évaluateurs de manière indépendante. Les données mesurées mais non rapportées ont été sollicitées aux auteurs des études incluses. Les essais ont été combinés à l'aide de Review Manager en vue de l'analyse.

Résultats principaux: 

Onze études (n = 1 081) remplissaient les critères d'inclusion et 10 études ont fourni des données pour l'analyse (n = 1 051). Une réduction significative des échecs de traitement dans les trente jours était rapportée chez les patients traités aux corticoïdes, rapport des cotes de 0,50 ; intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre 0,36 et 0,69, hazard ratio de 0,78 ; IC à 95 %, entre 0,63 et 0,97. Le nombre de sujets à traiter aux corticoïdes pour éviter un échec du traitement au cours de cette période était de 10 (IC à 95 %, entre 7 et 16). La durée d'hospitalisation diminuait significativement sous corticothérapie, différence moyenne de -1,22 jour ; IC à 95 %, entre -2,26 et -0,18. Pour le VEMS, le traitement apportait des bénéfices significatifs, avec des différences moyennes au premier point-temps (jusqu'à 72 heures) de 140 ml ; IC à 95 %, entre 90 et 190 ml, et de 80 ml à la fin du traitement (jusqu'à 15 jours) ; intervalle de confiance à 95 %, entre 10 et 160. Une amélioration significative de la dyspnée et des gaz du sang était observée à ces deux points-temps. Aucun effet significatif sur la mortalité n'était observé, mais la corticothérapie était associée à risque accru d'événements indésirables, rapport des cotes de 2,33 ; IC à 95 %, entre 1,60 et 3,40. Dans l'ensemble, un effet indésirable supplémentaire se produisait pour 5 personnes traitées (IC à 95 %, entre 4 et 9). Le risque d'hyperglycémie présentait une augmentation significative, rapport des cotes de 4,95 ; IC à 95 %, entre 2,47 et 9,91.

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