Décanoate et énanthate de fluphénazine à effet retard dans la schizophrénie

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Pour la mise à jour de novembre 2004, nous avons élargi la portée de cette revue pour inclure toute comparaison pertinente concernant ces traitements à effet retard couramment utilisés. Nous avons ensuite recherché des essais contrôlés randomisés afin de déterminer les effets du décanoate et de l'énanthate de fluphénazine à effet retard dans la schizophrénie par rapport à un placebo, d'autres antipsychotiques oraux ou d'autres antipsychotiques à effet retard, ainsi que des études comparant des esters de fluphénazine à effet retard. Les résultats de 70 essais ont été inclus. Le décanoate de fluphénazine réduit le taux de rechute par rapport au placebo. Les résultats associés au décanoate et à l'énanthate de fluphénazine sont comparables à ceux d'autres neuroleptiques oraux et à effet retard.

Conclusions des auteurs: 

Davantage de données sont disponibles pour le décanoate de fluphénazine que pour l'ester d'énanthate. Tous deux sont des préparations antipsychotiques efficaces. Dans le contexte de ces essais, ces médicaments à effet retard présentent peu d'avantages par rapport aux médicaments oraux en termes d'observance, mais il est peu probable que cela s'applique à la pratique clinique quotidienne.

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Contexte: 

Les injections intramusculaires (préparations à effet retard) offrent un avantage par rapport au traitement oral de la schizophrénie en améliorant l'observance du traitement. Les effets bénéfiques des préparations à action prolongée pourraient cependant être compensés par une incidence supérieure des effets indésirables.

Objectifs: 

Étudier les effets cliniques du décanoate et de l'énanthate de fluphénazine.

La stratégie de recherche documentaire: 

Dans le cadre de cette mise à jour, nous avons consulté le registre du groupe Cochrane sur la schizophrénie (mai 2002).

Critères de sélection: 

Nous avons pris en compte tous les essais cliniques comparatifs randomisés pertinents portant sur des patients schizophrènes et comparant du décanoate ou de l'énanthate de fluphénazine à un placebo, à des antipsychotiques oraux ou à d'autres préparations à effet retard.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons sélectionné les études, évalué la qualité et extrait les données de manière fiable. Pour les données dichotomiques, nous avons estimé le risque relatif (RR) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % et, dans la mesure du possible, le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice/effet nuisible du traitement (NST/NNN). L'analyse a été effectuée sur la base de l'intention de traiter. Nous avons utilisé la différence moyenne pondérée (DMP) pour les données continues normales. Des tests d'hétérogénéité et de biais de publication ont été effectués.

Résultats principaux: 

Cette revue inclut désormais 70 études randomisées. Par rapport au placebo, le décanoate de fluphénazine ne réduisait pas les rechutes pendant 6 mois-1 an, mais une étude à plus long terme indiquait que les rechutes diminuaient significativement dans le bras de la fluphénazine (n = 54, RR de 0,35, IC entre 0,2 et 0,6, NST de 2, IC entre 2 et 4). Le décanoate de fluphénazine ne réduit pas davantage les rechutes que les neuroleptiques oraux (n = 419, 6 ECR, RR de rechute à 26-52 semaines de 1,46, IC entre 0,8 et 2,8) ou d'autres antipsychotiques à effet retard (n = 581, 11 ECR, RR de rechute à 26-52 semaines de 0,82, IC entre 0,6 et 1,2). Les taux de rechute pendant 6 mois-1 an ne présentaient pas de différence significative entre un groupe recevant une dose standard de décanoate de fluphénazine et un groupe recevant une faible dose (n = 523, 4 ECR, RR de 2,09, IC entre 0,6 et 7,1). Les troubles du mouvement étaient significativement inférieurs chez les patients recevant du décanoate de fluphénazine par rapport aux neuroleptiques oraux (n = 259, 3 ECR, RR de 0,47, IC entre 0,2 et 0,9, NST de 14, IC entre 10 et 82).

Pour l'énanthate de fluphénazine, les données étaient limitées mais aucune différence notable n'était observée en termes de changement global (0 à 5 semaines) par rapport aux neuroleptiques oraux (n = 31, 1 ECR, RR de 0,67, IC entre 0,3 et 1,7) et de taux de rechute pendant 6-26 semaines entre l'énanthate de fluphénazine et d'autres médicaments à effet retard. Par rapport au placebo, l'administration d'énanthate n'augmentait pas le nombre de patients exigeant des anticholinergiques (n = 25, 1 ECR, RR de 9,69, IC entre 0,6 et 163,0), et les troubles du mouvement, la dyskinésie tardive, les tremblements, la vision floue et la bouche sèche étaient aussi prévalents sous énanthate que sous d'autres neuroleptiques à effet retard.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.