Inhibiteurs calciques dans la dyskinésie tardive induite par les neuroleptiques

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Les médicaments antipsychotiques sont associés à des effets indésirables, dont la dyskinésie tardive qui se caractérise par des mouvements anormaux, répétitifs et involontaires du visage. Les inhibiteurs calciques, initialement développés pour une utilisation dans les troubles cardiovasculaires, ont été expérimentés comme traitement de la dyskinésie tardive. Il n'existe actuellement aucune preuve de bonne qualité pour soutenir leur utilisation.

Conclusions des auteurs: 

Les effets des inhibiteurs calciques dans la dyskinésie tardive induite par les antipsychotiques sont inconnus. Leur utilisation est expérimentale et doit être limitée au cadre d'essais cliniques randomisés bien conçus.

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Contexte: 

La schizophrénie et les troubles connexes touchent une proportion assez importante de toute population. Les médicaments neuroleptiques (antipsychotiques) constituent le traitement primaire de ces troubles. Les médicaments neuroleptiques sont associés à une variété d'effets secondaires, dont la dyskinésie tardive. La dyskinésie est un trouble défigurant du mouvement de la région orofaciale qui peut être tardif (ayant un démarrage lent ou tardif). La dyskinésie tardive est difficile à traiter, malgré l'expérimentation de plusieurs traitements. Les inhibiteurs calciques (diltiazem, nifédipine, nimodipine, vérapamil) ont été au nombre de ces traitements expérimentaux.

Objectifs: 

Déterminer les effets de médicaments inhibiteurs calciques (diltiazem, nifédipine, nimodipine, vérapamil) dans le traitement de la dyskinésie tardive induite par les neuroleptiques chez les personnes atteintes de schizophrénie, de troubles schizo-affectifs ou d'autres maladies mentales chroniques

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons actualisé les recherches précédentes en mai 2010 en effectuant une recherche dans le registre du Groupe Cochrane sur la schizophrénie, au moyen de la stratégie de recherche du Groupe Cochrane sur la schizophrénie.

Critères de sélection: 

Des essais cliniques randomisés comparant les inhibiteurs calciques avec un placebo, l'absence d'intervention ou toute autre intervention chez des personnes souffrant à la fois de dyskinésie tardive et de schizophrénie ou autre maladie mentale grave.

Recueil et analyse des données: 

Nous avons planifié d'extraire les données et d'effectuer leur analyse en intention de traiter (ITT). Nous avons projeté de calculer le risque relatif (RR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 % des données dichotomiques homogènes au moyen d'un modèle à effets aléatoires et, si possible, de calculer le nombre de sujets à traiter. Nous avons prévu de calculer les différences moyennes (DM) pour les données continues.

Résultats principaux: 

Nous n'avons inclus aucun essai dans cette revue. Nous avons exclu 15 études : huit n'étaient pas randomisées, une ne concernait pas les inhibiteurs calciques, cinq petites études randomisées n'avaient rendu compte d'aucune donnée utilisable et une ne portait pas sur des personnes souffrant simultanément de dyskinésie tardive et de schizophrénie.

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