Le dépistage par bandelettes urinaires pour réduire la morbidité et la mortalité

Les bandelettes urinaires sont parfois utilisées dans le dépistage des personnes en bonne santé et des patients qui ne présentent pas de symptômes de maladie urinaire. Ces bandelettes peuvent être utilisées pour dépister dans l'urine plusieurs substances différentes, comme le sang, le sucre, les protéines, les globules blancs et les nitrites, qui peuvent indiquer la présence d'une maladie. Les anomalies identifiées conduisent parfois à des examens supplémentaires, qui peuvent identifier une maladie grave, comme le cancer de la vessie et la maladie rénale chronique. La détection pourrait améliorer les résultats de santé en permettant de découvrir la maladie à un stade antérieur, mais elle pourrait aussi conduire à des tests de suivi inutiles, qui peuvent être envahissants, ainsi qu'à un traitement inutile.

Nous avons effectué des recherches dans la littérature jusqu'à septembre 2014 pour identifier des études ayant comparé le dépistage par bandelettes urinaires à l'absence de dépistage par bandelettes. Cependant, nous n'avons trouvé aucune étude répondant à nos critères d'inclusion. Nous n'avons donc pas pu déterminer les avantages et les inconvénients associés au dépistage par bandelettes urinaires.

Conclusions des auteurs: 

Nous n'avons trouvé aucun élément de preuve pour évaluer les avantages et les inconvénients du dépistage avec bandelettes urinaires, qui restent inconnus.

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Contexte: 

Les bandelettes urinaires sont parfois utilisées pour dépister des personnes asymptomatiques et pour la détection de cas parmi les patients hospitalisés ou ambulatoires sans symptômes génito-urinaires. Les anomalies détectées lors du dépistage conduisent parfois à des examens supplémentaires, qui peuvent identifier une maladie grave, comme le cancer de la vessie et l'insuffisance rénale chronique (IRC). Le dépistage par bandelettes urinaires pourrait améliorer le pronostic en raison de la détection précoce, mais pourrait aussi conduire à des tests de suivi inutiles et potentiellement envahissants ainsi qu'à un traitement inutile.

Objectifs: 

Notre objectif était de quantifier les avantages et les inconvénients du dépistage avec bandelettes urinaires dans les populations générales et chez les patients des hôpitaux.

Stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la néphrologie jusqu'au 8 septembre 2014, en prenant contact avec le coordinateur des recherches d'essais et en utilisant des termes de recherche pertinents pour cette revue.

Critères de sélection: 

Les essais contrôlés randomisés et d'autres types d'études comparant le dépistage par bandelettes urinaires à l'absence de dépistage par bandelettes étaient admissibles pour inclusion. Nous avons cherché des études ayant étudié l'utilisation de bandelettes urinaires pour la détection de l'hémoglobine, des protéines, de l'albumine, du rapport albumine-créatinine, des leucocytes, des nitrites ou du glucose, seuls ou en association quelconque, et dans n'importe quel contexte. Nous avions prévu d'exclure les études portant sur des patients souffrant de troubles urinaires.

Recueil et analyse des données: 

Il était prévu que deux auteurs travaillant de façon indépendante extrairaient des données des études incluses et évalueraient les risques de biais à l'aide de l'outil Cochrane de risque de biais. Cependant, aucune étude ne répondait à nos critères d'inclusion.

Résultats principaux: 

Les recherches dans la littérature jusqu'au 8 septembre 2014 ont donné 4 298 références, dont 4 249 ont été exclues après l'évaluation du titre et du résumé. Il y avait 49 références (44 études) admissibles à l'évaluation du texte intégral ; parmi celles-ci, 18 études n'étaient pas des ECR et 26 études comparaient des interventions ou des témoins sans pertinence pour cette revue. Ainsi, aucune étude n'était admissible pour inclusion.

Notes de traduction: 

Traduction réalisée par Cochrane France

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.