Programmes pour groupes de soutien parental visant à atténuer les problèmes de comportement chez les enfants de 3 à 12 ans

Les programmes de soutien parental dispensés en groupes peuvent aider les parents à développer les compétences leur permettant d'améliorer le comportement de leurs jeunes enfants. Cette revue fournit des preuves que les programmes pour groupes de soutien parental atténuent les problèmes de comportement de l'enfant et développent à court terme des compétences parentales positives, tout en réduisant l'anxiété, le stress et l'inclinaison dépressive des parents. On ne dispose pas de preuves sur les effets à long terme de ces programmes. Ces programmes pour groupes de soutien parental obtiennent de bons résultats pour un coût d'environ 2 500 $ (1 712 £ ou 2 217 €) par famille. Ces coûts sont modestes en comparaison avec les coûts sociaux, éducatifs et juridiques à long terme associés aux problèmes comportementaux dans l'enfance.

Conclusions des auteurs: 

Les interventions comportementales et cognitivo-comportementales pour groupes de soutien parental sont efficaces et rentables pour atténuer les problèmes de comportement de l'enfant et améliorer à court terme la santé mentale et les compétences des parents. Le coût de mise en œuvre des programmes était modeste en comparaison avec les coûts sanitaires, sociaux, éducatifs et juridiques à long terme associés aux problèmes comportementaux dans l'enfance. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour évaluer les résultats à long terme.

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Contexte: 

Les problèmes précoces de comportement chez l'enfant sont fréquents et coûteux. Un grand nombre d'études et certaines revues antérieures ont porté sur des interventions comportementales et cognitivo-comportementales pour groupes de soutien parental, mais les limites méthodologiques sont monnaie courante et les preuves de l'efficacité et de la rentabilité de ces programmes sont restées incertaines.

Objectifs: 

Évaluer l'efficacité et la rentabilité des programmes comportementaux et cognitivo-comportementaux pour groupes de soutien parental qui visent à atténuer les problèmes de comportement des enfants et à améliorer la santé mentale et les compétences des parents.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons effectué une recherche dans les bases de données suivantes entre le 23 et le 31 janvier 2011 : CENTRAL (2011, numéro 1), MEDLINE (de 1950 à maintenant), EMBASE (de 1980 à maintenant), CINAHL (de 1982 à maintenant), PsycINFO (de 1872 à maintenant), Social Science Citation Index (de 1956 à maintenant), ASSIA (de 1987 à maintenant), ERIC (de 1966 à maintenant), Sociological Abstracts (de 1963 à maintenant), Academic Search Premier (de 1970 à maintenant), Econlit (de 1969 à maintenant), PEDE (de 1980 à maintenant), Dissertations and Theses Abstracts (de 1980 à maintenant), NHS EED (recherche effectuée le 31 janvier 2011), HEED (recherche effectuée le 31 janvier 2011), DARE (recherche effectuée le 31 janvier 2011), HTA (recherche effectuée le 31 janvier 2011), mRCT (recherche effectuée le 31 janvier 2011). Le 31 janvier 2011, nous avons cherché dans les sites Internet suivants de formation parentale : Triple P Library, Incredible Years Library et Parent Management Training. Nous avons également effectué des recherches dans les bibliographies d'études et de revues.

Critères de sélection: 

Les études étaient incluses si : (1) il s'agissait d'essais contrôlés randomisés (ECR) ou quasi-randomisés d'interventions comportementales et cognitivo-comportementales pour groupes de soutien parental destinées aux parents d'enfants âgés de 3 à 12 ans ayant des problèmes de comportement, et (2) qu'elles comparaient un groupe d'intervention à un groupe témoin en liste d'attente, sans traitement ou suivant un traitement standard. Nous n'avons inclus que les études ayant utilisé au moins une méthode standard pour mesurer les problèmes de comportement chez l'enfant.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont évalué le risque de biais des essais et la qualité méthodologique des études médico-économiques, de manière indépendante. Deux auteurs ont également extrait les données de façon indépendante. Nous avons contacté des auteurs d'études pour obtenir des informations supplémentaires.

Résultats principaux: 

Cette revue comprend 13 essais (10 ECR et trois essais quasi-randomisés), ainsi que deux évaluations économiques basées sur deux des essais. Il y avait au total 1 078 participants (646 dans le groupe d'intervention ; 432 dans le groupe témoin). Les résultats indiquent que la formation parentale a eu pour résultat une diminution statistiquement significative des problèmes de comportement chez l'enfant, que l'évaluation soit effectuée par les parents (différence moyenne standardisée (DMS) -0,53 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % -0,72 à -0,34) ou de manière indépendante (DMS -0,44 ; IC à 95 % -0,77 à -0,11). L'intervention a conduit à des améliorations statistiquement significatives de la santé mentale des parents (DMS -0,36 ; IC à 95 % -0,52 à -0,20) et des compétences parentales positives, que l'on se base sur les rapports des parents (DMS -0,53 ; IC à 95 % -0,90 à -0,16) et sur des rapports indépendants (DMS -0,47 ; IC à 95 % -0,65 à -0,29). La formation des parents a également entrainé une réduction statistiquement significative des pratiques parentales négatives ou dures, tant d'après les déclarations des parents (DMS -0,77 ; IC à 95 % -0,96 à -0,59) que selon les évaluations indépendantes (DMS -0,42 ; IC à 95 % -0,67 à -0,16). En outre, l'intervention a donné des preuves de rentabilité. Comparé à un groupe témoin en liste d'attente, il fallait compter environ 2 500 $ (1 712 £ ; 2 217 €) en moyenne par famille pour que les problèmes cliniques de comportement de l'enfant soient ramenés à un niveau non-clinique. Les coûts de mise en œuvre des programmes sont modestes en comparaison avec les coûts sanitaires, sociaux, éducatifs et juridiques à long terme associés aux problèmes comportementaux dans l'enfance.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.