La carbamazépine (un médicament antiépileptique) pour la douleur aiguë et chronique

La carbamazépine est efficace pour soulager la douleur chronique due à des lésions des nerfs suite à une blessure ou à une maladie, bien que les données disponibles pour soutenir cela sont limitées. Les antiépileptiques (également appelés anticonvulsants ou anticonvulsivants) sont un groupe de médicaments couramment utilisés pour traiter les crises d'épilepsie, mais qui sont également efficaces pour traiter la douleur. Le type de douleur qui répond bien est la douleur neuropathique, par ex. , l'algie post- zostérienne (douleur persistante ressentie dans une zone précédemment affectée par le zona), la névralgie faciale, et des complications douloureuses du diabète. A peu près deux tiers des patients sous carbamazépine pour une douleur neuropathique peuvent obtenir un bon soulagement de la douleur à court terme, et deux tiers peuvent s'attendre à éprouver au moins un événement indésirable.

Conclusions des auteurs: 

La carbamazépine est efficace pour la douleur neuropathique chronique, avec des réserves. Aucun essai ne durait plus de quatre semaines, n'était de bonne qualité de notification, n'utilisait des critères de jugements équivalents au moins à un bénéfice clinique modéré. Dans ces circonstances, la prudence est requise dans l'interprétation, et une comparaison pertinente avec d'autres interventions n'est pas possible.

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Contexte: 

La carbamazépine est utilisée pour traiter la douleur neuropathique chronique.

Objectifs: 

Evaluation de l'efficacité analgésique et des effets indésirables de la carbamazépine pour la prise en charge de la douleur aiguë et chronique (sauf les céphalées).

La stratégie de recherche documentaire: 

Les Essais contrôlés randomisés (ECR) de la carbamazépine dans la douleur aiguë ou chronique ou la douleur du cancer ont été identifiés par une recherche dans MEDLINE, EMBASE, SIGLE et Cochrane CENTRAL jusqu'en juin 2010, les références bibliographiques des articles trouvés, et des revues.

Critères de sélection: 

ECR rapportant les effets analgésiques de la carbamazépine.

Recueil et analyse des données: 

Deux auteurs ont indépendamment extrait les résultats et évalué la qualité. Les Nombres de sujets à traiter pour observer un bénéfice (NST) ou pour nuire (NNN) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été calculés à partir des données dichotomiques pour l'efficacité, les effets indésirables et les arrêts précoces dus aux événements indésirables. Les questions de la qualité, la taille, la durée, et les critères de jugement des études ont été examinées.

Résultats principaux: 

Quinze études incluses (12 plans en groupes croisés ; trois en groupes parallèles) avec 629 participants.

La carbamazépine était moins efficace que la prednisolone pour prévenir l'algie post- zostérienne après zona (1 étude, 40 participants). Aucune étude n'examinait la douleur postopératoire aiguë.

Quatorze études analysaient la douleur neuropathique chronique : Deux avaient une durée de huit semaines, les autres de quatre semaines ou moins (moyenne 3 semaines, médiane 2 semaines). Cinq présentaient une faible qualité de consignation. Dix études impliquaient moins de 50 participants ; la moyenne et la médiane maximum de la taille des groupes de traitement était de 34 et 29. Les notifications des résultats n'étaient pas cohérentes.

La plupart des études contrôlées contre placebo indiquaient que la carbamazépine était plus efficace que le placebo. Cinq études avec 298 participants fournissaient des résultats dichotomiques ; 70 % une amélioration avec la carbamazépine et 12 % avec le placebo. La carbamazépine à n'importe quelle dose, quelle que soit la définition de l'amélioration utilisée était significativement plus efficace que le placebo (70 % versus 12 % ont ressenti une amélioration ; 5 études, 298 participants) ; le bénéfice relatif 6,1 (3,9 à 9,7), NST 1,7 (1,5 à 2,0). Quatre études (188 participants) rapportant des résultats équivalent à une réduction de la douleur de 50 % ou plus par rapport à l'inclusion avaient un NST similaire.

Avec la carbamazépine, 66 % des participants ont présenté au moins un événement indésirable, et 27 % avec le placebo ; risque relatif 2,4 (1,9 à 3,1), NNN 2,6 (2,1 à 3,5). Les abandons en raison d'événements indésirables sont survenus pour 12 sur 323 participants (4 %) avec la carbamazépine et 0 sur 310 avec le placebo. Les événements indésirables graves n'étaient pas rapportés de manière cohérente ; des éruptions ont été associées à la carbamazépine. Cinq décès sont survenus chez des patients sous carbamazépine, sans association médicamenteuse évidente.

Notes de traduction: 

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.