Services de médecine générale ouverts versus unités de psychiatrie spécialisées pour les psychoses aiguës

La psychose est une perturbation de la pensée qui entraîne de fausses perceptions sensorielles (hallucinations) et dans laquelle le patient voit le monde différemment des autres (idées délirantes). La psychose peut être une source de grande détresse pour les patients. La majorité des personnes hospitalisées pour cause de psychose sont prises en charge dans des services de psychiatrie spécialisés. Dans certains pays en voie de développement, notamment aux Caraïbes, un système a été mis en place pour que les patients atteints de psychose soient admis et traités dans des services de médecine générale avec d'autres patients atteints de maladies non psychiatriques, telles que du diabète et des cardiopathies. Ils reçoivent un traitement antipsychotique et l'on attend d'eux qu'ils participent aux soins des autres patients une fois rétablis.

L'objectif de cette revue était de comparer des essais randomisant un traitement dans un service de médecine générale par rapport à un traitement dans un service de psychiatrie, mais aucun essai ne remplissait les critères d'inclusion. Un article publié suggère que les patients admis dans un service général se rétablissent plus rapidement et sont davantage capables de reprendre leur travail ou leurs études, et il serait donc utile de mener un essai contrôlé randomisé comparant ces deux traitements afin de confirmer cette hypothèse.

(Résumé simplifié préparé pour cette revue par Janey Antoniou de RETHINK, UK www.rethink.org).

Conclusions des auteurs: 

Aux Caraïbes, la pratique consistant à traiter les patients atteints de troubles mentaux sévères dans des services de médecine générale s'explique par des facteurs socio-économiques plutôt que par des preuves issues d'essais randomisés. Cette pratique offre l'opportunité de mener un essai randomisé bien planifié, réalisé et documenté qui serait impossible à l'heure actuelle dans d'autres environnements.

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Contexte: 

À mesure que les politiques de santé du monde entier abandonnent l'approche consistant à traiter les patients atteints de troubles mentaux sévères dans de grands hôpitaux psychiatriques, des lits sont mis à leur disposition dans des unités de psychiatrie spécialisées au sein d'hôpitaux généraux. Dans les pays en voie de développement, cependant, les ressources limitées ne permettent pas toujours d'offrir des unités de psychiatrie dédiées dans des hôpitaux généraux ou un environnement de proximité. Un modèle d'admission alternatif utilisé aux Caraïbes consiste à traiter les patients atteints de psychose aiguë dans un service d'hospitalisation général.

Objectifs: 

Comparer les résultats des patients atteints de psychose aiguë hospitalisés dans des services médicaux ouverts par rapport aux patients hospitalisés dans des unités de psychiatrie traditionnelles.

La stratégie de recherche documentaire: 

Nous avons consulté le registre des essais du groupe Cochrane sur la schizophrénie (avril 2007). Ce registre est constitué de recherches effectuées dans BIOSIS, CINAHL, la Bibliothèque Cochrane, EMBASE, LILACS, MEDLINE, PsycINFO, PSYNDEX, Sociofile et de nombreux actes de conférence.

Critères de sélection: 

Notre intention était d'inclure tous les essais randomisés ou quasi-randomisés pertinents assignant toute personne considérée comme présentant un épisode psychotique aigu à des soins actifs dans un service de médecine générale ou dans une unité de psychiatrie spécialisée. Les critères de jugement principaux étaient la durée du séjour à l'hôpital et les rechutes.

Recueil et analyse des données: 

Les données ont été extraites de manière indépendante. Pour les données dichotomiques, nous aurions calculé les risques relatifs (RR) et leurs intervalles de confiance (IC) à 95 % sur la base de l'intention de traiter à partir d'un modèle à effets fixes.

Résultats principaux: 

Nous n'avons identifié aucun essai randomisé pertinent.

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Les traductions sur ce site ont été rendues possibles grâce à la contribution financière du Ministère français des affaires sociales et de la santé et des instituts publics de recherche canadiens.